La vie après la mort

Ce forum est consacré à la question de la vie après la mort. Lire à ce sujet les pages dédiées à cette question sur le site : emmanelswedenborg.info. N'hésitez pas à poster vos questions, et à partager vos reflexions et vos expériences dans ce domaine.

Re: Réponses à Bertrand et Nicolas

Messagepar Patrick » 25 Fév 2018 16:52

Cher Bertrand,

Un grand merci pour votre message au sujet des récits de NDE vécus par ces nombreux réanimé à la suite d’un séisme en Chine. C'est tout à fait intéressant et j’aimerais beaucoup avoir les références de cet article.

Vous écrivez encore : « La condition humaine est souffrance ; tant que vous êtes un être humain, vous devez souffrir, du froid, du chaud, de la soif, de la faim, de la fatigue, et en plus il y a celle de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. »

- Souffrir ! Je préfèrerais dire : « grandir ! », à travers le jeu des éléments, et celui des quatre âges de l'existence humaine que sont, entre naissance et mort : l'enfance, la jeunesse, la maturité, et la vieillesse. Quatre matrices fondamentales par lesquelles nous avons besoin de passer afin d'accomplir pleinement notre destin terrestre qu'il faut plutôt voir je crois comme une sorte de stage de formation intensif, que comme une condamnation à la souffrance.

Vous dites aussi : « Les gens des autres espaces peuvent flotter dans les airs, ils sont sans poids, c’est vraiment merveilleux. »

- Heureusement que l'on ne fait pas, dans l'autre monde, que voler dans les airs ! On y jardine aussi, les deux pieds bien enfoncés dans la terre. Rien ne nous y dispense non plus de faire la vaisselle ! Le paradis n'est pas une partie de montgolfière, mais l'accomplissement, à un plus haut niveau, de tout ce que nous aimions faire sur Terre.

Concernant vos messages évoquant un texte de Li Hongzhi, je ne vois pas en quoi le fait que les atomes de notre corps physique survivent à sa décomposition puisse être le garant d'une quelconque survie de nos consciences, sinon peut-être que d'en être une sorte de parabole, ce n'est pas très clair. Il me semble aussi qu'il y a un peu de confusion au sujet des cellules, molécules, atomes, quarks et neutrinos. Les quarks et les neutrinos ne sont que deux parmi les nombreux composants qui constituent électrons et noyaux atomiques.

Cher Nicolas,

Vous soulevez trois points importants dans votre message :

« Les mondes Divins étant multiples il y a bien un jugement puisque les esprits sont “ triés ” en fonction de la vie qu’ils ont menée ? »

- Ce n'est pas exactement cela, les esprits ne sont pas triés, ils se trient eux-mêmes, en s'associant les uns aux autres, par voie d'affinité et de complémentarité. C'est ainsi que se créent spontanément les sociétés d'esprits, et que sont formées les innombrables sphères de vie qui constituent le monde spirituel. Ce processus de différenciation ne s'exerce pas tant en fonction de la vie que nous avons eue sur Terre, qu'en fonction des valeurs, des rêves et des plaisirs de vie qui nous animent. Il n'y a donc ici aucun jugement qui s'exercerait de l'extérieur sur nous. Chaque personne se « juge » elle-même par les choix qu'elle fait en toute liberté et responsabilité. On ne peut récolter que ce que l'on a semé, rien d'autre ! Et le Bon Dieu ne pourra rien y faire.

« Les esprits peuvent-ils revenir à une vie terrestre dans un nouveau corps ? »

- C'est une grande question que celle de la réincarnation, qui hante l'inconscient collectif de l'humanité depuis toujours. Swedenborg disait une réincarnation terrestre impossible pour la simple raison que l'âme est formée conjointement avec le corps, que celui-ci en est en quelque sorte la matrice, le moule. À l'instant de la mort l’âme s’en dégage, exactement comme le papillon de sa chrysalide. Comment pourrait-elle dans ses conditions reprendre un corps de chair sur Terre ? C'est littéralement impossible ! Le bouddhisme tibétain assume une forme de réincarnation, mais partielle, parfaitement illustrée par l'excellent film « Little Buddha » (de Bernardo Bertolucci, 1993) où l'on voit un lama se réincarner simultanément à travers trois enfants différents. À chaque fois, c'est un aspect différent de son esprit qui trouve en chacun d'eux une forme d'expression particulière. Cette vision de la réincarnation rejoint l'idée qu'en guise de réincarnation, il n'y a qu'un phénomène de « conjonction » avec certains esprits avec lesquels nous partageons certaines affinités. Notons encore que pour Socrate et Platon il y aurait une préexistence de la conscience avant cette incarnation terrestre. Conscience supraterrestre que nous retrouverions après notre mort. Il est de ce point de vue intéressant de constater qu'un certain nombre de NDE font effectivement état d'une possible réincarnation terrestre, et même de plusieurs, en amont et en aval de cette vie, rejoignant en cela le bouddhisme et l'hindouisme. J'ai été très surpris de trouver parmi certains lamas tibétains une croyance en la métempsychose (migration des âmes après la mort vers d'autres corps, éventuellement minérale, végétale ou animale) probablement héritée de la tradition pythagoricienne qui a eu une forte influence sur le bouddhisme primitif. Le débat est ouvert !

« Quant à la religion, je pense qu’elle est nécessaire afin de donner un cadre de vie à l'humanité et nourrir son âme. Elle doit être renouvelée au cours des âges afin d'être adaptée aux différentes époques. Mais il est vrai que certains hommes détournent la religion à but de pouvoir. Si la religion porte préjudice à quiconque, alors il ne s'agit plus de religion, car tel n'est pas la volonté de Dieu. Lire Swedenborg contribuerait grandement à assagir les passions. »

- Swedenborg disait, il y a plus de 250 ans, les grandes religions révolues, et qu'une nouvelle forme de conscience et de spiritualité allait émerger, où chacun serait appelé à s'instruire, à penser, et à croire par lui-même, en pleine liberté. Je crois que c'est une question d'étape sur le chemin, de maturité et d'indépendance spirituelle. Quant aux nombreuses déviations dont l'histoire des religions fait constamment état, elles en sont bien souvent de brutales et grotesques contre thèses, qui n'ont souvent plus grand-chose à voir avec leurs fondements originels. Le regard de Swedenborg sur la religion ouvre aux fondements universels de toutes les religions, et renvoie à la responsabilité de chaque personne. Ce ne sont ni l'appartenance à une religion, ni ses croyances qui font l'homme pour lui, mais son lien intime et secret avec le Divin, les valeurs qui l'animent intérieurement, la qualité de ses relations avec tous ceux qui l’entourent. Ses enseignements ont, de ce fait aussi, une dimension universelle en cela qu'ils nous affranchissent de toutes différences extérieures, pour renvoyer aux seuls véritables fondements de la personne.

Nicolas, un grand merci pour vos liens vers ces deux livres qui résument l'œuvre de Swedenborg concernant la question de la vie après la mort et de notre destinée supraterrestre. Elles n’existent malheureusement qu'en anglais. Mais pour ceux qui ne le parle pas, il est aisé d'en obtenir une traduction suffisante à l'aide des traducteurs disponibles sur le web.

J'en profite pour traduire les notes d'éditeur qui figurent au début de ces deux livres.

« Our Life After Death. A firsthand Account from an 18th-Century Scientist and Seer Emanuel Swedenborg. » Translated by George F. Dole. Introduction by Kenneth Ring. Swedenborg Foundation. 2014.

« Notre Vie après la Mort. Un témoignage de première main d'un scientifique visionnaire du XVIIIe siècle, Emanuel Swedenborg. » Traduit par George F. Dole. Introduction de Kenneth Ring. »

Ce volume propose un résumé du classique et intemporel « Ciel et Enfer » d'Emanuel Swedenborg, écrit plus de 200 ans avant que le livre « La vie après la vie » de Raymond Moody n'ouvre le domaine de l'étude des expériences de mort imminente. « Ciel et Enfer » décrit, du point de vue d'un témoin de première main, notre passage dans le monde spirituel après la mort, et notre vie dans l'au-delà. Depuis sa publication initiale en 1758, cet ouvrage a inspiré d'innombrables penseurs, écrivains et artistes, et certains érudits y voient un des liens majeurs entre les Lumières et le romantisme. Cette traduction a pour objectif d'actualiser la terminologie de Swedenborg, souvent ardue pour les lecteurs non-initiés, tout en restituant la clarté initiale de la pensée de Swedenborg, plutôt que d'en rester à une traduction trop strictement littérale de ses écrits. Pour autant, la présente traduction a été à chaque étape revérifiée à partir du latin, afin de s'assurer qu'elle ne s'écarte jamais du sens originel de Swedenborg. Certaines parties des chapitres originaux y ont été omises ou réarrangées. Dans un très petit nombre de cas, le contenu de certaines phrases a été condensé. Ces omissions et réarrangements ne sont pas indiqués dans le texte. Les lecteurs qui auront trouvé ces enseignements de Swedenborg intéressants sont encouragés à en lire la version complète.

La traduction complète de « Ciel et Enfer » par George Dole est également disponible sur le site de la Swedenborg Foundation : https://swedenborg.com/product/heaven-hell-nce/

Elle s'y trouve également gratuitement disponible au format PDF.

« The Lives of Angels. » Emanuel Swedenborg. Translated by George F. Dole and Lisa Hya Cooper Introduction by Grant Schnarr. The Swedenborg Foundation. 2013.

« La Vie des Anges. » Complément presque obligé du précédent ouvrage, il s'agit d’un recueil d'extraits et de résumés sur le sujet, empruntés à trois ouvrages majeurs de Swedenborg : « Ciel et Enfer » ; « Arcanes Célestes » et « Amour Conjugal ».

Une synthèse des enseignements de Swedenborg sur la question est également disponible en français sur le site Swedenborg :

http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/pagesmenu/lavieapresmort.html

La très rare et précieuse traduction française de référence de « Ciel et Enfer » par Le Boys des Guays y est également disponible à la vente :

http://emmanuelswedenborg.info/livresenvente.html

Votre découverte, très synchronique pour moi, m'a fait réaliser l'intérêt qu'il y aura à compléter notre bibliographie commentée sur les NDE sur le site Swedenborg avec une bibliographie des ouvrages de Swedenborg consacrés aux enseignements sur la vie après la mort, en anglais et en français, à suivre...

Bibliographie commentée sur les NDE :
http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lavieapreslamort/viepostmortembiblio.html
Patrick
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Re: La vie après la mort

Messagepar nicolas » 28 Fév 2018 12:36

Un grand merci Patrick pour ces derniers posts. Comme il est dit dans l’un des témoignages, cela permet de relativiser les choses de la vie. A la lecture des écrits de Swedenborg sur l’au-delà, qui sont extrêmement précis et vivaces, on pourrait croire à des fables. Les témoignages de NDE viennent soutenir les enseignements de Swedenborg. La découverte de ma foi m’avait donné le sentiment de passer d’un état d’aveugle à celui de voyant. Les descriptions de Swedenborg sur la vie après la mort et la vie des anges me font pénétrer dans une dimension tout à fait nouvelle.

Comme vous le dites Patrick, ces enseignements ont le pouvoir de nous rendre plus libres, plus responsables, plus créatifs, plus légers et plus joyeux aussi. La joie est tellement importante. Elle attire à nous tant d’expériences positives !
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Re: La vie après la mort

Messagepar nicolas » 04 Avr 2018 11:59

Chers amis,

Pour compléter les récits sur les NDE et les mettre en perspective d'un point de vue de la religion, voici une traduction libre d'un extrait d’une étude réalisée par la chaire des études baha’ies à l’université de Jérusalem : Death and dying in the baha’i faith, à laquelle j'ai rajouté des écrits Baha'is.
http://www.hum.huji.ac.il/english/units ... 479&page=0


La foi baha’ie considère la vie humaine comme un mouvement entre les deux pôles du physique et du spirituel, et les deux mondes ne sont pas séparés les uns des autres, ils sont plutôt entremêlés les uns avec les autres. La seule différence est que le monde de l'existence physique a une dimension de temporalité alors que le monde de l'existence spirituelle est éternel. La vie dans ce monde influence celle qui continue dans le monde spirituel. La mort ne signifie pas le mouvement dans une autre vie, mais plutôt la continuation de cette vie. C'est simplement une autre étape de l'existence.

La mort est uniquement considérée comme la disparition de la forme physique. La réalité essentielle de chaque être humain est son âme rationnelle et immortelle. L'homme n'est pas homme par son corps mais par son âme. Bahá’u’lláh emploie la métaphore du soleil pour expliquer la relation qui existe entre l’âme et le corps : « L’âme de l’homme est le soleil, son corps en est illuminé et il en tire sa subsistance. C’est ainsi qu’il faut la regarder. ». L'âme est indestructible (1). Lorsque survient la mort dans ce monde, l’âme séparée du corps continue à progresser en un voyage éternel vers la perfection.

Bien que la mort cause détresse et souffrance aux proches et aux amis du défunt, elle ne devrait être considérée que comme une étape de la vie. Elle arrive soudainement, comme la naissance, et elle est comparable à la naissance, parce que comme la naissance c'est une porte ouverte à une vie nouvelle et plus riche. Notre vie terrestre, a encore dit Bahá’u’lláh, est comparable à la vie du foetus dans le ventre de Sa mère : ignorant presque tout du monde extérieur, le foetus acquiert cependant des aptitudes qui lui permettront de s'adapter à ce monde et d'y parfaire son développement. De même, au cours de cette vie, la seule qui nous soit accordée sur terre, l'âme acquiert les outils nécessaires pour affronter la vie dans l'autre monde où son développement se poursuivra...

Bahá'ulláh révèle que: « Si l'homme savait ce qui est réservé à son âme dans les mondes de Dieu, le Seigneur des cieux et de la terre, il se consumerait du désir d'atteindre un si sublime et si resplendissant état… ». « De la mort j'ai fait pour toi une messagère de joie. Alors, pourquoi t'affliges-tu ? J'ai fait la lumière pour qu'elle t'illumine de sa splendeur. Pourquoi te voiles-tu devant elle ? »

A un ami qui lui demandait comment il fallait regarder la mort, 'Abdù-l-Bahà répondit : " Comment doit-on voir approcher le but de tout voyage ? N'est-ce pas avec espoir et confiance ? Eh bien, il en va de même pour ce voyage terrestre. Dans l'autre monde, l'homme se retrouvera libéré de la plupart des incapacités qui le diminuent actuellement ; ceux qui sont passés par la mort ont un monde à eux, mais ce monde n'est pas éloigné du nôtre. Leur tâche dans le Royaume est la nôtre, mais elle est sanctifiée de ce que nous appelons ici temps et espace. Ici, notre temps est fonction du soleil, mais s'il n'y avait plus ses levers et ses couchers, cette espèce de temps n'existerait plus pour l'homme. Ceux qui sont montés là-haut ont des attributs différents de ceux qui sont encore sur la terre, mais en fait il n'y a pas de réelle séparation.
Dans la prière, Il y a interpénétration d'états, mélange des conditions. Priez donc pour eux, ils prient pour vous. "
(L'art divin de vivre, 1970, p.215

O vous deux, âmes patientes ! J'ai bien reçu votre lettre. La mort de ce jeune homme bien-aimé et sa séparation de vous ont suscité le chagrin le plus cruel... L'inscrutable sagesse de Dieu est à la base de tels événements douloureux. C'est comme si un jardinier bienveillant transférait un jeune et tendre arbrisseau d'un lieu confiné à une vaste zone aérée. Or ce transfert n'est pas la cause du dépérissement, de l'amoindrissement ou de la destruction de cet arbrisseau ; non, il lui permet au contraire de croître et de prospérer, d'acquérir sa fraîcheur et sa délicatesse, de verdir et de porter des fruits. Ce fait caché est bien connu du jardinier, mais les êtres qui n'ont pas conscience de ce bienfait supposent que le jardinier, dans la colère, a déraciné l'arbrisseau. Cependant, pour ceux qui sont au courant, ce fait dissimulé est manifeste et ce décret prédestiné est considéré comme une générosité. C'est pourquoi ne soyez pas tristes et inconsolables.
(Sélection des écrits d'Abdu'l-Bahà, 1983, N°169, p.197 )

O toi, bien-aimée servante de Dieu ! Bien que la perte d'un fils nous brise le coeur et excède les limites de l'endurance humaine, pourtant celle qui sait et comprend est assurée que son fils n'a pas été perdu, mais plutôt qu'il est passé de ce monde dans un autre et qu'elle le retrouvera dans le royaume divin. Cette réunion durera à jamais tandis qu'en ce bas monde, la séparation est inévitable, apportant avec elle une douleur cruelle. Dieu soit loué, tu as la foi, tu tournes ton visage vers le royaume éternel et tu crois en l'existence d'un monde céleste. Ainsi ne sois pas inconsolable, ne languis pas, ne soupire pas, ne gémis pas et ne pleure pas, car l'agitation et le deuil affectent profondément son âme dans le royaume divin.
Cet enfant bien-aimé s'adresse à toi du monde caché :
" O toi, mère de bonté, remercie la divine providence de m 'avoir libéré d'une cage réduite et obscure et de m 'avoir permis, comme les oiseaux des prairies, de m 'envoler vers le monde divin - un monde vaste, illuminé, toujours gai et jubilant. Donc, ne te lamente pas, ô mère, et ne t'afflige pas ; je ne suis pas parmi les disparus ; je n 'ai été ni effacé ni détruit. J'ai quitté ma forme mortelle et levé ma bannière en ce monde spirituel. A cette séparation succède une compagnie éternelle. Tu me trouveras dans le ciel du Seigneur, plongé dans un océan de lumière ".
(Sélection des écrits d'Abdu'l-Bahà, 1983, N°171, p.198 )


Bien à vous.
Nicolas

(1) Toute la création est périssable ; la matière est composée d'atomes ; quand ces atomes commencent à se séparer, c'est le début de la décomposition qui conduit à ce que nous appelons la mort. Cette combinaison d'atomes qui constitue le corps - ou principe mortel - de tout être créé est temporaire. Quand disparaît la force d'attraction qui maintient ces atomes ensemble, le corps comme tel cesse d'exister.
Pour l'âme, il en va différemment. L'âme n'est pas une combinaison d'éléments; elle n'est pas composée d'une multitude d'atomes, mais d'une substance unique et indivisible ; c'est pourquoi elle est éternelle. Elle est d'un tout autre rang que les créatures du monde physique : elle est immortelle. La science a démontré qu'un corps simple, - simple voulant dire non-composé - est indestructible, éternel. L'âme n'étant pas composée de plusieurs éléments joue le rôle d'un corps simple et, par conséquent, ne peut cesser d'exister. Formée de cette substance une et indivisible, elle ne peut subir ni désintégration ni destruction ; aussi n'y a-t-il aucune raison pour qu'elle meure.
(causeries d'Abdu'l-Bahà à Paris, 1980, p.76, 77 et 78)
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Re: La vie après la mort

Messagepar nicolas » 11 Avr 2018 09:33

Selon Elisabeth Kübler-Ross, pionnière de l'approche des soins palliatifs pour les personnes en fin de vie, la mort est la dernière étape de la croissance dans cette vie. Il n'y a pas de mort totale. Seul le corps meurt. Le soi ou l'esprit est éternel ... La mort, dans ce contexte, peut être vue comme le rideau entre l'existence dont nous avons conscience et celle qui nous est cachée jusqu'à ce que nous levions ce rideau.

La foi baha’ie nous en dit peu sur l’existence dans l’autre monde. Baha'u'llah a dit explicitement qu'un des buts en cachant la réalité de l'au-delà est de nous protéger. Il explique que si nous étions suffisamment informés sur la vie à venir, nous la trouverions tellement attrayante que nous ne serions pas capables de nous retenir d'atteindre cette prochaine étape de notre existence. Nous deviendrions si distraits et si désireux d'abandonner cette vie que nous ne pourrions plus nous concentrer sur le développement spirituel que nous devons acquérir pour préparer le passage de cette vie à l'autre.

« Et sache avec certitude que dans les mondes divins les bien-aimés spirituels se reconnaîtront mutuellement, et rechercheront l'union les uns avec les autres, mais une union spirituelle. De même, un amour que l'on a pu avoir pour quelqu'un ne sera pas oublié dans le monde du Royaume, et tu n'oublieras pas là la vie que tu avais dans le monde matériel. »
Abdu’l Baha
Dernière édition par nicolas le 13 Avr 2018 09:44, édité 1 fois.
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Re: La vie après la mort

Messagepar nicolas » 13 Avr 2018 09:13

John Hatcher, un universitaire américain et auteur baha’i, vient de publier une série d’articles sur la vie après la mort, les NDE et la relation de l’âme au corps. Voici une traduction libre de sa dernière publication : http://bahaiteachings.org/die-dissociation-soul-body

Dans la première partie de l'expérience de mort imminente, ceux qui sont morts et reviennent à la vie décrivent la dissociation de l'esprit ou du soi conscient du corps.

Beaucoup parlent objectivement de la façon dont ils se sentaient détachés en regardant leur propre corps sans vie :

"J'étais hors de mon corps à le regarder à une dizaine de mètres, mais je continuais à penser comme dans la vie physique. Et ce à quoi je pensais, c'était à ma taille corporelle normale. Je n'étais pas dans un corps, en tant que tel".
- Raymond Moody, Life After Life, p. 50

"Je continuais à me mouvoir de haut en bas, et tout à coup, j'avais l'impression d'être loin de mon corps, loin de tout le monde, seul dans l'espace. Bien que j’étais stable et immobile, je voyais mon corps à quelques mètres transporté par l'eau. "- Ibid., P. 35

Alors que rien dans les écrits bahá'ís ne décrit spécifiquement la sensation de dissociation du corps, plusieurs passages décrivent une relation similaire entre le mental conscient (qui est une propriété de l'âme) et le corps physique. Ces passages indiquent que, puisque l'âme n'est pas attachée ou dépendante du corps physique, la conscience de soi après la mort ne cesse pas :

" Sache que l'âme humaine est exaltée au-dessus des infirmités du corps et de l'intelligence, et en est indépendante. Le fait qu'une personne malade donne des signes de faiblesse est dû aux obstacles que la maladie interpose entre son âme et son corps, car les indispositions de celui-ci ne sauraient aucunement affecter celle-là... Elle n'en montrera pas moins, lorsqu'elle quittera le corps, une puissance et une influence qu'aucune force terrestre ne saurait égaler... Considère le soleil qu'obscurcissent les nuages. Vois comme sa splendeur paraît avoir diminué, alors qu'en réalité la source de cette lumière n'a rien perdu de sa force. L'âme de l'homme devrait être comparée à ce soleil, et toutes choses sur la terre considérées comme son corps. Tant que ne s'interpose entre eux aucun obstacle extérieur, le corps reflète dans son intégralité, la lumière de l'âme dont la puissance le maintien en vie. Mais, aussitôt qu'un voile les sépare, l'éclat de la lumière semble diminuer... L'âme de l'homme est le soleil dont son corps est illuminé et duquel il tire sa subsistance, et c'est ainsi qu'elle devrait être considérée."
- Extraits des Ecrits de Baha'u'llah , p. 102

"Quant à la raison, c'est la faculté de l'esprit humain. Si l'on compare l'esprit à une lampe, la raison est la lumière qui y brille. Si l'on compare l'esprit à un arbre, la raison en est le fruit."
- Les leçons de Saint Jean d’Acre - Abdu'l-Bahá

"Jamais l'âme douée de raison, c'est-à-dire l'esprit humain, ne s'est incarnée dans ce corps, et n'a
existé par ce corps ; ainsi, après la décomposition de cet assemblage corporel, comment aurait-elle
besoin d'un autre principe substantiel par lequel elle puisse exister ? Au contraire, l'âme douée de
raison est le principe essentiel par lequel existe le corps. L'individualité de l'âme douée de raison
date de l'origine, elle n'est pas due au corps."
- Les leçons de Saint Jean d’Acre - Abdu'l-Bahá

Ces descriptions de la relation du corps à l'âme et de la continuité de la conscience après la mort du corps ne font pas allusion à considérer son corps comme une partie inévitable de la dissociation de l'âme du corps ; mais, étant donné la nature de la relation telle qu'elle est décrite ici, nous pouvons facilement accepter la faisabilité d'une telle expérience :

"Il est tout à fait évident à l'intelligence lucide que l'esprit de l'homme est très différent de son corps physique. L'esprit est inaltérable et indestructible.
Les progrès et le développement de l'âme, sa joie et sa tristesse sont indépendants du corps. Si un ami nous cause du plaisir ou de la peine, si une affection est sincère ou feinte, c'est l'âme qui en est affectée. Si ceux que nous aimons sont loin de nous, c'est l'âme qui souffre, et les peines et les afflictions de l'âme peuvent agir sur le corps.
Donc, lorsque l'esprit est nourri par de saintes vertus, le corps est satisfait; si l'âme succombe au péché, le corps vit dans les affres du tourment.
Quand nous rencontrons la vérité, la constance, la fidélité et l'amour, nous sommes heureux; mais si nous sommes aux prises avec le mensonge, l'infidélité et la fausseté, nous sommes malheureux. Toutes ces considérations sont du domaine de l'âme et ne sont pas des maux corporels.
Il est donc évident que l'âme, comme le corps, possède sa propre individualité. Mais si le corps subit une transformation, l'esprit n'en est pas nécessairement atteint. Si vous brisez une glace sur laquelle se reflète le soleil, la glace est cassée mais le soleil brille toujours.
Si la cage qui contient un oiseau est détruite, le petit oiseau reste indemne. Si une lampe est fêlée, la flamme peut continuer à brûler d'un vif éclat. Le même raisonnement s'applique à l'esprit de l'homme. Bien que la mort détruise son corps, elle n'a aucun pouvoir sur son esprit. Celui-ci est éternel, impérissable, à la fois sans commencement et sans fin."
- Les causeries d'Abdu'l-Baha à Paris
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