La vie après la mort

Ce forum est consacré à la question de la vie après la mort. Lire à ce sujet les pages dédiées à cette question sur le site : emmanelswedenborg.info. N'hésitez pas à poster vos questions, et à partager vos reflexions et vos expériences dans ce domaine.

La vie après la mort

Messagepar Patrick » 09 Sep 2017 15:04


Sujet : Une conscience indépendante du corps‬‬‬


« Chaque fois que quelqu’un regarde les choses d’une façon un peu nouvelle, les quatre quarts des gens ne voient goutte à ce qu’il leur montre. » (Marcel Proust)

« Si quelqu’un avance quelque chose de nouveau, les gens résistent de toutes leurs forces; ils parlent avec mépris de l’idée nouvelle, comme si elle ne méritait même pas d’être creusée et considérée ; voilà pourquoi il faut attendre longtemps avant de la voir faire son chemin. » (Goethe)

Chers amis

Un grand nombre d’entre vous m’ont exprimé leur désir d’en savoir plus, le moment est donc venu d’ouvrir de front le sujet immensément vaste de la vie après la mort. Je l’avais abordé il y a quelques années à travers les enseignements de Swedenborg, que j’avais mis aussi en lien avec le livre des morts tibétain et le livre culte de Raymond Moody : « La vie après la vie », 1975. Nous l’avons encore indirectement évoqué dans les différents sous-forums sur : le jugement dernier, les suicidés dans l’autre vie, les textes pour accompagner les morts, etc.

( Voir forum : http://forumswedenborg.com/viewforum.php?f=4 )

Lorsque j’ai dû réaliser pour le site Swedenborg cette synthèse sur le sujet, je n’avais lu sur la question des « NDE », des « Near Death experiences », « Expériences proches de la mort » que l’ouvrage initial du Dr Raymond Moody, qui avait fait à l’époque, dans les années 70, l’effet d’un véritable big-bang, malheureusement vite oublié. J’en étais resté là, jusqu’à ce que cette étude sur Swedenborg me fasse reprendre le livre de Moody dont la relecture attentive me donna envie d’approfondir l’enquête !

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une abondante littérature, relativement récente, sur le sujet ! Je me mis donc en quête d’un certain nombre de ces ouvrages pour les lire avec un intérêt croissant. Car chacun de ces auteurs et chacun de leurs ouvrages dévoilent des aspects sans cesse nouveaux de cette vaste dimension de conscience et d’existence, jusqu’alors encore totalement insoupçonnée.

( Voir sur le site la bibliographie commentée sur la vie après la mort : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lavieapreslamort/viepostmortembiblio.html )

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Que sont ces NDE racontées par tant de gens différents ? Il s’agit de témoignages rapportés par de très nombreuses personnes ayant été ramenées à la vie in extremis, grâce aux techniques de réanimation moderne. Ils reviennent d’un état de mort clinique (arrêt cardiaque et/ou électro-encéphalogramme plat) avec des récits d’une extraordinaire diversité, mais qui présentent en même temps une surprenante cohérence d’ensemble.

Du fait de certains épisodes récurrents parmi ces récits de voyage dans une autre dimension de conscience et de vie, une sorte de scénario global en a été tiré. Les études de référence en donnent d’ailleurs des versions très diverses, et c’est un sujet que nous développerons plus loin. La version populaire n’en a retenu que quelques aspects : sortie du corps, traversée d’un tunnel, rencontre avec l’être de Lumière, revue complète de sa vie, etc.

Scénario stéréotypé, souvent réduit à sa plus simple expression et caricaturé que ne manque jamais d’évoquer, non sans une certaine ironie, ceux qui pensent encore que la conscience n’est qu’un produit de l’activité neuronale, évidemment appelé à disparaître au moment de la mort biologique. « Ah oui, le tunnel et le grand flash de lumière ! Mais tout le monde sait maintenant que ce n’est qu’un ultime “ shoot ” de sérotonines et d’endomorphines hallucinogènes sécrétées par le cerveau afin d’échapper à l’effrayante imminence de sa propre mort ! » ne manquent jamais de rétorquer ceux-ci, avec un sourire condescendant, l’air de dire : « mon pauvre ami, comment peux-tu croire encore à ce genre de délires !? »

Je peux comprendre ce genre de réaction, très commune et compréhensible face à la puissance de la façon unique de penser de notre culture matérialiste. Mais je dois souligner que seule l’ignorance est capable d’une telle certitude, car ces personnes n’ont pas lu la littérature spécialisée sur le sujet et n’y connaissent donc absolument rien, tout en étant convaincues par avance de déjà tout savoir.

Je suis toujours surpris, lorsque je dis que je prépare un livre sur la vie après la mort, de voir se décliner toute une palette de réactions, allant de la plus vive curiosité (plutôt rare), au rejet gêné (très commun), parfois paniqué et même agressif.

« Je ne veux surtout pas savoir, cela ne m’intéresse pas ! » Ou encore : « S’il y a quelque chose après la mort on le verra bien quand on y sera. Et s’il n’y a rien et bien nous ne serons plus là pour le savoir ! », sont des réflexions très fréquentes.

Il y a aussi la réaction de certains croyants, quelle que soit d’ailleurs leur religion, du type : « Il ne faut surtout pas chercher à usurper les mystères de Dieu, et ne s’en tenir strictement qu’à ce que notre foi nous enseigne ! ». Dieu n’a-t-il jamais dit qu’il fallait se mettre des œillères ? Et lorsque l’on approfondit la question on obtient, dans le meilleur des cas, l’image autant archaïque que médiévale d’une vie après la mort soit, mais avec un jugement unilatéralement obsédé par la part de bien ou de mal, du bon ou du mauvais karma, qui conditionne ensuite paradis ou enfer, bonne ou mauvaise réincarnation. C’est la récompense ou la punition niveau école maternelle : si tu es gentil, tu auras un bonbon, si tu es méchant tu iras au coin. Comme si tout le phénomène humain et l’alchimie infiniment complexe de l’incroyable transformation que représente cette existence terrestre n’étaient réductibles qu’à ces deux seuls dénominateurs.

( Voir sur le site « la vie, un chemin initiatique » :
http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/pagesmenu/laregeneration.html )

Je ne prétends pas que nos actes, et surtout les intentions qui les animent, soient sans conséquence sur notre devenir, terrestre comme post mortem, mais ramener constamment tout à ces deux composantes a quelque chose de terriblement réducteur et de stérilisant. Nous avons affaire à des plans d’existence supérieurs et à une pédagogie existentielle d’un niveau que nous ne pouvons même pas imaginer. Par ailleurs, comme nous le verrons plus tard, il n’y a là ni procès, ni jugement, ni condamnation, le scénario y est complètement différent.

Nous ne reprochons à aucun de ces tenants leurs réactions, sachant combien nous sommes tous, bien plus souvent que nous ne le pensons, victimes de ce genre de préjugés. Lorsque nous manquons de connaissance dans un domaine, notre cerveau plutôt paresseux s’en remet volontiers aux réponses toutes faites du modèle dominant, n’ayant dans la majorité des cas aucune envie d’approfondir la question avant d’en juger. Dans un tel cas, si la porte reste encore entrouverte, et dans la mesure de l’intérêt que la personne est prête à lui porter, il nous importera d’informer au mieux. Il serait certainement aussi parlant de connaître les raisons, nécessairement complexes, qui motivent chacune de ces attitudes qui, bien qu'en apparence stéréotypées, doivent en réalité être très diverses selon chacun.

J’aimerais commencer par dire à ces personnes : « N’ayez pas peur ! La mort n’est pas ce que l’on croit qu’elle est. Elle n’est pas un anéantissement de soi, et encore moins jugement, culpabilité et condamnation, bien au contraire ! Rassurez-vous, il y a même beaucoup de raisons de s’en réjouir. Il y a une aussi une grande sagesse dans les messages qu’elle nous livre, capable de nous aider à vivre plus pleinement et à nous réaliser au mieux ».

C’est ce qui rend ces enseignements si précieux, et dont ce dénie de réalité caractérisé se prive d’emblée, c’est dommage et dommageable, comme toujours dans de tels cas. Car il ne faudra jamais oublier que la mort est au cœur même de la vie, et de ce fait la question la plus centrale de cette existence, puisqu’elle la conditionne entièrement ! En effet, du fait qu’elle en représente la fin, elle détermine le tout de cette vie, le fait que nous commençons par naître pour passer par les quatre âges que sont l’enfance, la jeunesse, la maturité, et la vieillesse. Le sens que nous donnons à la mort conditionne aussi pour une grande part notre façon de voir la vie, de nous percevoir nous-mêmes, ainsi que ceux qui nous entourent. C’est dire combien elle est tout sauf anodine, et c’est une des raisons pour laquelle elle soulève aussi tant de peurs et d’a priori.

« La première preuve scientifique d’une existence de la conscience totalement indépendante du corps est à présent largement acquise ! »

Les choses ont donc considérablement évolué depuis la première étude de Moody. Celle-ci faisait état d’un phénomène nouveau, ou presque, qui se basait sur une centaine de récits de NDE. Découverte stupéfiante qui posait alors plus de questions qu’elle n’apportait de réponses. Questions que Moody avait su alors formuler avec brio, lançant tout un mouvement de recherche médicale et scientifique dans le sillage de ses travaux précurseurs. (De ce point de vue voir aussi : « Lumières nouvelles sur la vie après la vie », Dr Raymond Moody, Robert Laffont, Paris, 1977.)

La recherche se fonde à présent sur la base de plusieurs dizaines de milliers de témoignages. Ils émanent de gens de tous âges, de toutes conditions, de toutes nationalités et de toutes religions, dont de nombreuses personnes tout à fait athées et matérialistes, si ce n’est cartésiennes et scientistes convaincus. (Lire par exemple à ce sujet : « La vie après la mort, les preuves. La plus grande enquête jamais réalisée sur les expériences de mort imminente », Dr Jeffrey Long et Paul Perry, Harper-Collins Publishers, 2010.)

Le résultat est que pendant le coma vécu par toutes ces personnes, la conscience se dégage clairement du corps physique. Elle le voit alors bien souvent de l’extérieur ainsi que toute la scène qui se déroule autour de lui : la séance de réanimation, les interactions entre les membres de l’équipe médicale, mais aussi les proches dans la salle d’attente, ou en route vers l’hôpital, ou chez eux parfois à des milliers de kilomètres de là. Tous les détails souvent très précis de ces visions ont été - dans le cadre de ces études et pour des centaines de cas - scrupuleusement enregistrés et rigoureusement vérifiés, pour s’avérer après enquête absolument exacts. Un des premiers récits de ce type, qui est devenu une référence dans ce domaine, est celui d’un soldat grièvement blessé pendant un entrainement en 1949 et qui ayant quitté son corps lors de son intervention chirurgicale, n’avait pas seulement rapporté tous les détails de la scène, mais aussi la marque de la table d’opération inscrite sur une plaque de métal inaccessible au regard. Quelle ne fut pas la stupeur du chirurgien lorsque celui-ci trouva, à l’endroit indiqué par son patient, ladite plaque avec la marque en question ! Ce genre d’expérience est devenu un classique dans les récits de NDE. (Voir : « Tout commence après », Jean Morzelle, CLC, 2007.)

Le fait est là, la conscience a une existence indépendante du corps physique. Elle n’est donc pas seulement le fruit de la complexe alchimie de nos cerveaux. Placée dans certaines conditions, elle est capable d’exister, de voir, d’entendre, de penser et de ressentir, de se déplacer, de communiquer et d’agir même, en dehors du corps physique. Tout cela avec un degré de clarté, d’acuité et de précision jamais atteint auparavant. Ce qui rend d’emblée impossible, aux yeux de ceux qui ont eu de telles expériences, que leur vécu puisse être assimilé à une quelconque activité onirique.

Un des autres éléments de preuve qui accrédite la thèse d’une existence de la conscience indépendante du corps, est que de très nombreuses NDE ont eu lieu au cours de comas profonds pendant lesquels l’électro-encéphalogramme était totalement plat, ce qui veut dire qu’il n’y a plus aucune activité cérébrale et mentale enregistrable. Constat qui invalide définitivement la thèse à présent caduque d’un «shoot» final d’endomorphines. Dans le cas célèbre du neurologue de renom le Dr Eben Alexander, la partie consciente du cerveau, la matière grise, fut totalement détruite par une forme très rare et très grave de méningite infectieuse qui l’avait plongé dans un coma irréversible de sept jours. Miraculeusement ramené à la vie alors qu’il était définitivement condamné par tous ses collègues, il revient à lui avec le souvenir d’une extraordinaire NDE qui a donné lieu à trois livres passionnants.

( Voir entre autres : « La preuve du paradis », Dr Eben Alexender, Guy Trépaniez, 2012. Pour les deux autres voir la bibliographie : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lavieapreslamort/viepostmortembiblio.html )

Dans les récits de NDE, cette « seconde conscience » est souvent dotée d’un autre corps, et les esprits qu’elle vient à rencontrer dans cette autre réalité le sont également. Mais il faut prendre garde à nuancer cette notion de corps, car il ne s’agit plus du corps que nous avions ici-bas, mais d’une enveloppe corporelle d’une tout autre nature. En effet dans certains cas, le sentiment de notre identité, et de l’individualité de chacun se suffit en soi, et peut tout à fait se passer de prendre une forme. Dans d’autres exemples, le corps est perçu comme une enveloppe transparente, sans forme bien définie. Dans d’autres récits, la majorité, il a au contraire une apparence très nettement définie, parfois jusqu’au moindre détail. Il est aussi souvent décrit comme étant lumineux, rayonnant. Dans tous ces exemples une chose prédomine toujours, la qualité indicible et unique de chaque individualité, rayonnant une présence qui n’a besoin d’aucun mot pour s’identifier.

Soulignons qu’à la différence de Swedenborg qui nous dit que toute âme possède nécessairement un corps spirituel, un certain nombre de NDE décrivent des états de supra-conscience qui se passent de toute forme extérieure. La conscience a une existence en soi qui n’a plus besoin d’aucune forme de manifestation extérieure. Ces niveaux d’expériences rejoignent les notions de Tao et de non-manifestation des spiritualités taoïstes. Notons toutefois que ces expériences transcendantes sont vécues au cours du grand «flash» qui suit immédiatement la mort et l’expérience de décorporation. Les NDE ne donnent que peu de perspectives sur le plus long terme, là où les enseignements de Swedenborg les relaient pour nous projeter bien plus loin dans notre futur devenir. Il est donc probable qu’après ces expériences transcendantes, la conscience finisse pas s’incorporer dans son nouveau corps spirituel ou subtil.

Swedenborg dit : « qu’il n'y a point d'âme sans son corps ni de corps sans son âme, et que toute âme humaine, après avoir déposé le corps matériel qu'elle avait endossé dans ce monde, est dans un corps spirituel ». (DA 14)

( Voir sur le site « Le corps spirituel » : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lavieapreslamort/corpsspirituel.html ; et « L’âme, l’esprit et le corps » : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lhomme/amespritcorps.html )

Il y a une autre grande et bonne nouvelle. Dans tous les cas, les handicaps, et les mutilations, les maladies, les petits et grands maux du corps physique disparaissent immédiatement, comme un mirage qui se dissipe tout à coup. Les aveugles peuvent voir, et les sourds entendre, les paralysés retrouvent leur liberté de mouvement, et les amputés leurs membres. Fait spectaculaire, les aveugles et les sourds de naissance peuvent voir et entendre pour la première fois. Preuve que ce que leurs organes sensoriels ne pouvaient percevoir ni leur cerveau concevoir devient tout à coup possible pour la conscience momentanément affranchie de son corps physique. Nous voici donc tout à coup libérés du poids de ce corps terrestre, de sa lourdeur, et de toute la torpeur qu’il fait peser sur nos esprits et sur nos sens.

Autre chose encore, les esprits de ceux qui sont passés dans l’autre monde ont l’apparence qu’ils avaient sur Terre, mais une apparence affranchie des aléas de l’âge. « C’était comme si, racontent certains, tous les défauts étaient gommés, et que la personne apparaissait dans sa perfection. » Certains se trouvent même dans la plus belle fleur de leur jeunesse, rayonnants de paix et de bonheur. C’est un des points sur lequel j’avais buté chez Swedenborg. « Tout cela est bien trop beau pour y croire, me disais-je en mon for intérieur, cela fait vraiment trop conte de fées ! » À ma plus grande surprise, ce point s’est pourtant constamment trouvé vérifié par des milliers de récits de NDE. Soulignons ici que le fait de vouloir mettre fin à ses jours n’est pas sans conséquence sur notre destin dans l’autre monde.

( Voir le forum toujours en cours « Le suicide et les suicidés dans l’autre vie » : http://forumswedenborg.com/viewtopic.php?f=10&t=2253 )

Tous les médecins, anesthésistes, cardiologues, neurologues, psychiatres et psychologues, etc. qui ont étudié et publié le fruit de leurs longues années d’enquête sont unanimes pour affirmer aujourd’hui que : « La vie après la mort n’est plus à présent une question de croyance religieuse ou de conviction personnelle, mais de faits avérés et scientifiquement prouvés ».

Je crois que cette nouvelle donnée - comme toute nouvelle découverte défiant le modèle dominant - mettra bien des décennies avant de s’intégrer dans la culture et la société. D’autant que les implications de cette connaissance sont, comme nous le verrons, absolument considérables dans bien des domaines de la vie et de la société humaine. Une révolution est à l’œuvre et nous avons l’immense privilège d’en être les premiers témoins. Ce qui suivra défie tout ce que vous aurez pu concevoir jusqu’à présent, car la sortie hors du corps n’est que la toute première étape de ce qui nous attend bientôt, la toute première petite levée du voile, sur une dimension de réalité jusqu’à présent presque complètement ignorée.

« Êtes-vous prêt pour le grand voyage ? » Si oui, sachez que vous n’en reviendrez pas les mêmes, car les visions et les enseignements qui découlent de cette nouvelle connaissance vont tout transformer : la perception que vous avez de vous-mêmes, des autres, de cette vie terrestre, de ce monde, du temps, de l’espace, d’une fleur et de l’univers entier.

En attendant le prochain épisode, n’hésitez pas à partager vos questions, vos réactions, et surtout vos expériences dans ce domaine, afin de faire croître et fructifier cet arbre de beauté et de sagesse.

Tout avec vous.

Patrick

PS. La confrontation entre les enseignements de Swedenborg et ce qui ressort de l’ensemble de cette science sur les NDE s’est révélée pour moi extraordinairement féconde. Dans un premier temps, un grand nombre des descriptions de Swedenborg se sont vues parfaitement confirmées, et parfois jusqu’aux plus infimes détails, là même où il m’était parfois arrivé de douter de la crédibilité de certaines de ses visions. Dans un second temps, elle a fait apparaître un certain nombre de disparités et de contradictions flagrantes entre les deux visions. Je m’exprimerais au fur et à mesure de cet étude sur ces deux points : les éléments communs qui ont une valeur de confirmation ; les éléments de dissemblances qui rendent caduques certaines de ses thèses, ou qui nous engagent à les nuancer quelque peu. Rien de plus utile pour une lecture critique de ses écrits, ce qui est une des raisons de ce site et de ce forum sur Swedenborg.

Pour ce qui est de ce chapitre sur la première phase, dite de décoloration, tous les éléments qui suivent, parfaitement édictés par Swedenborg, sont largement confirmés par un très grand nombre de NDE : que la conscience (qu’il nomme âme ou esprit) ait une existence en soi indépendante de celle du corps physique et qu’elle se perpétue au-delà la mort de ce corps ; qu’au moment de rendre notre dernier soupir nous sortons de notre corps et que nous pouvons alors le voir de l’extérieur, ainsi que tous ceux qui l’entourent, et potentiellement n’importe quelle personne vers laquelle notre pensée pourrait nous porter ; que notre conscience y est dotée d’un corps spirituel avec toutes les fonctions dont nous jouissons en ce monde, qui plus est affranchi de tout handicap, de toute maladie, et de toute souffrance physique ; que l’on y retrouve tout d’abord notre apparence terrestre pour être peu à peu restauré dans notre jeunesse ; que nous y jouissons d’une clarté et d’une acuité de conscience sans pareille et que nos sens et nos perceptions y sont comme décuplés et magnifiés.

Par contre, les points suivants n’ont pour l’instant trouvé aucune confirmation du côté des NDE : que le corps spirituel mette trois jours avant de se dégager complètement du corps physique ; que nous assistons bien souvent, de l’invisible, à nos propres funérailles ; que la plupart des gens n’ont généralement aucune conscience d’être passés d’un monde dans un autre tant les deux sont semblables dans les apparences, tout spécialement ceux qui ne croient pas dans une vie après la mort. Soulignons qu’il insiste beaucoup sur ce dernier point qu’aucun récit de NDE n’est venu confirmer jusqu'à présent.

Au contraire dès que nous perdons conscience ou que nous plongeons dans le coma, nous sommes immédiatement projetés hors de notre enveloppe terrestre. Très peu de témoins s’attardent bien longtemps sur ce plan terrestre. Je n’ai trouvé qu’une personne qui raconte avoir assisté par anticipation à son inhumation, en percevant les sentiments qui auraient animé à ce moment plusieurs de ses proches. La conscience est le plus souvent très vite « aspirée » ailleurs, et tous les témoins sont unanimes pour dire qu’ils sont alors pleinement conscients du fait qu’ils viennent de mourir et de passer de ce monde dans une autre dimension d’existence, et cela même pour les plus athées et les plus cartésiens. Ce qui ne semble d’ailleurs faire aucune différence avec ceux qui ont une foi ou la conviction d’une survivance de l’esprit par-delà ce monde.

Nous constatons qu’il y a bien plus d’éléments de confirmations que de contradictions entre Swedenborg et la science des NDE. Pour autant nous pouvons voir à quel point il est nécessaire de faire un certain tri dans les enseignements de Swedenborg, comme dans celui des NDE d’ailleurs, et combien il importe également de nuancer certains points. Il ne faut jamais tout prendre pour argent comptant, et il importe dans tous les cas d’exercer notre discernement, la connaissance ne tombe pas du ciel toute cuite dans le bec, nous sommes invités à la jardiner.

Il y a aussi de nombreux éléments d’informations complémentaires entre ces deux visions. C’est de la somme de ces trois niveaux de traitement de l’information - ce qui est confirmé, ce qui est au contraire infirmé, et ce qui est propre à chacun et donc potentiellement complémentaire - que pourra se dégager la vision d’ensemble la plus complète et cohérente possible.

( Pour les enseignements de Swedenborg sur la vie après la mort voir : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/pagesmenu/lavieapresmort.html )

(Pour les NDE voir par exemple : « Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les EMI », Dr Pim Van Lommel, InterEditions, collection Nouvelles Évidences, Paris, 2012. Avec le livre précédemment mentionné de Jeffrey Long, ces deux études, uniquement consacrées au domaine des NDE, sont à ma connaissance parmi les meilleures références de synthèse dans le domaine de la recherche scientifique et médicale. Il existe évidemment de nombreux autres chercheurs dédiés, et beaucoup d’autres publications de cet ordre dans le monde.)
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Re: La vie après la mort

Messagepar Patrick » 07 Nov 2017 16:32

par Morganto » 13 Sept 2017 17:03

Bonjour à tous, j'inaugure avec le témoignage d'un neurochirurgien et son expérience.

mes amitiés

Bertrand

Voici le récit du docteur neurochirurgien américain Eben Alexander. Lorsqu'un neurochirurgien s’est retrouvé dans le coma, il a vécu des choses qu'il n'avait jamais crues possibles : un voyage dans l’après-vie :

« En tant que neurochirurgien, je ne crois pas au phénomène des expériences de mort imminente. Fils d'un neurochirurgien, j'ai grandi dans un monde scientifique. J'ai suivi le chemin de mon père et suis devenu neurochirurgien universitaire, enseignant à la Harvard Medical School et dans d'autres universités. Je comprends ce qui se passe dans le cerveau lorsque les gens sont près de la mort, et j'avais toujours cru qu'il y avait de bonnes explications scientifiques pour les merveilleux voyages hors du corps décrits par ceux qui ont frôlé la mort.

Le cerveau est un mécanisme étonnamment sophistiqué, mais extrêmement délicat. Réduisez si peu que ce soit la quantité d'oxygène qu'il reçoit et il va réagir. Ce n'était pas une grande surprise que les gens qui avaient subi un traumatisme grave reviennent de leurs expériences avec des histoires étranges. Mais cela ne signifiait pas qu'ils avaient voyagé dans un endroit réel. Bien que me considérant comme un chrétien fidèle, je l'étais beaucoup plus de nom que de croyance réelle. Je n’en voulais pas à ceux qui voulaient croire que Jésus était davantage qu’un homme simplement bon qui avait souffert aux mains du monde. J'ai sympathisé profondément avec ceux qui voulaient croire qu'il y avait quelque part ailleurs un Dieu qui nous aimait inconditionnellement. En fait, j'enviais la sécurité que ces croyances fournissaient sans aucun doute à ces personnes. Mais en tant que scientifique, j’en savais simplement trop pour les croire moi- même.

À l'automne 2008, cependant, au bout de sept jours de coma durant lesquels la partie humaine de mon cerveau, le néocortex, était inactif, j'ai vécu quelque chose de si profond que ça m'a donné une raison scientifique de croire à la conscience après la mort.

Je connais l’effet de déclarations comme la mienne sur les sceptiques, c’est pourquoi je vais raconter mon histoire avec la logique et le langage du scientifique que je suis.

Il y a quatre ans, je me suis réveillé très tôt un matin avec un mal de tête extrêmement intense. Quelques heures plus tard, mon cortex tout entier - la partie du cerveau qui contrôle la pensée et l'émotion et qui essentiellement nous rend humain - s’était arrêté. Les médecins de l'Hôpital Général de Lynchburg en Virginie, un hôpital où j'ai moi-même travaillé en tant que neurochirurgien, ont déterminé que j'avais pour une raison ou une autre contracté une méningite bactérienne très rare qui attaque principalement les nouveau-nés. La bactérie E. coli avait pénétré mon liquide céphalo- rachidien et était en train de manger mon cerveau.

Quand je suis entré dans la salle des urgences ce matin-là, mes chances de survivre dans un état dépassant le végétatif étaient déjà faibles. Elles ont rapidement chuté jusqu’à devenir presque inexistantes. Pendant sept jours, je suis resté étendu dans un coma profond, mon corps sans réactions, mes fonctions cérébrales d’ordre supérieur totalement déconnectées.

Puis, le matin de mon septième jour à l'hôpital, alors que mes médecins se demandaient s'il fallait arrêter le traitement, mes yeux se sont ouverts tout grands.

Il n'y a pas d'explications scientifiques du fait que, alors que tout mon corps était dans le coma, mon esprit - ma conscience, mon soi intérieur - était bel et bien vivant. Alors que les neurones de mon cortex étaient étourdis dans une inactivité complète par les bactéries qui les avaient attaqués, mon cerveau sans conscience voyageait vers une autre dimension de l'univers, plus vaste : une dimension dont je n'avais jamais rêvé qu’elle existât et dont l'ancien moi d’avant le coma aurait été plus qu'heureux d'expliquer qu’elle était simplement impossible.

Mais cette dimension est là - en gros, la même que celle qui a été décrite par d’innombrables sujets d’expériences de mort imminente et autres états mystiques. Elle existe, et ce que j'y ai vu et appris m'a littéralement introduit dans un monde nouveau - un monde où nous sommes beaucoup plus que nos cerveaux et nos corps, et où la mort n'est pas la fin de la conscience, mais plutôt un chapitre dans un voyage infini, et infiniment positif.

Je ne suis pas la première personne à avoir découvert la preuve que la conscience existe au-delà du corps. De brefs aperçus merveilleux de ce royaume sont aussi vieux que l'histoire humaine. Mais pour autant que je sache, personne avant moi n'a jamais voyagé dans cette dimension tandis que leur cortex était complètement arrêté, et alors que leur corps était sous observation médicale minutieuse, comme l’était le mien pendant les sept jours pleins de mon coma.

Tous les principaux arguments contre les expériences de mort imminente suggèrent que ces expériences résultent de dysfonctionnements minimes, transitoires ou partiels du cortex.

Mon expérience cependant, s’est produite non pas alors que mon cortex était défaillant, mais alors qu'il était simplement déconnecté. Cela ressort clairement de la gravité et de la durée de ma méningite, et du rôle cortical global consigné dans la tomodensitométrie et les examens neurologiques. Selon la compréhension médicale actuelle du cerveau et de l'esprit, il n'existe absolument aucun moyen qui ait pu me permettre d’avoir une conscience même vague et limitée pendant mon coma, et encore moins d’avoir conscience de l'odyssée hyper saisissante et complètement cohérente que j'ai vécue.

Il m'a fallu des mois pour me réconcilier avec ce qui m'était arrivé. Non seulement l'impossibilité médicale d’avoir été conscient durant mon coma, mais - plus important encore - les choses qui se sont passées pendant cette période. (...)

Je sais parfaitement à quel point tout cela semble extraordinaire et même franchement incroyable. Si quelqu'un - même un médecin - m'avait autrefois raconté une histoire comme celle-là, j'aurais été tout à fait certain qu'il était sous le charme de quelque illusion. Mais ce qui m’est arrivé était loin d'être délirant, c’était aussi vrai ou plus vrai que n'importe quel événement de ma vie. (...)

J'ai passé des décennies en tant que neurochirurgien dans quelques-unes des plus prestigieuses institutions médicales de notre pays. Je sais que beaucoup de mes pairs tiennent - comme je l'ai fait moi-même - à la théorie selon laquelle le cerveau, et en particulier le cortex, génère la conscience. Mais cette croyance, cette théorie, git désormais en miettes à nos pieds. Ce qui m'est arrivé l’a détruite, et j'ai l'intention de passer le reste de ma vie à enquêter sur la véritable nature de la conscience et à rendre aussi clair que je le peux, à la fois à mes collègues scientifiques et aux gens en général, le fait que nous sommes plus, beaucoup plus, que nos cerveaux physiques.

Je ne m'attends pas que ce soit une tâche facile, pour les raisons que j'ai décrites ci-dessus. Quand le château d'une vieille théorie scientifique commence à montrer des failles, au début personne ne veut y faire attention, car il a fallu trop de travail au début pour construire le vieux château, et s’il s’écroulait il faudrait en reconstruire un tout nouveau à sa place. »

Ce texte est extrait d’une interview du Dr Eben Alexander paru dans le journal Newsweek aux États-Unis le 7 octobre 2012, en lien avec la publication de son livre qui développe le récit de son extraordinaire NDE. Paru initialement sous le titre « Proof of Heaven: A neurosurgeon's journey into the afterlife », Dr Eben Alexander, Simon & Schuster, États-Unis, 2012, il a été traduit en français sous le titre : « La preuve du paradis. Voyage d'un neurochirurgien dans l'après-vie... », Dr Eben Alexander, Guy Trépaniez Éditeur, Paris, 2013, 2014.

( Lien vers l'article en question : http://www.infinitude.asso.fr/Le_Messager/82/Im82_21-25.pdf )
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Re: La vie après la mort

Messagepar Patrick » 08 Nov 2017 15:18

par Nicolas » 23 Oct 2017 11:31

Merci Patrick pour cette très riche synthèse.

Baha’u’llah nous dit que l’âme conserve son individualité et sa conscience après la mort, et qu'elle est capable de communier avec d'autres âmes. Cette communion, cependant, est de caractère purement spirituel, et conditionnée par l'amour désintéressé des individus les uns pour les autres.

Il nous indique aussi que les rêves, "le plus mystérieux des signes de Dieu parmi les hommes", sont des preuves d'immortalité. Le monde des rêves est à la fois « en toi-même et enveloppé en toi » et un royaume qui « se cache dans la réalité la plus intime de ce monde » traversé par l'esprit qui a « transcendé les limites du sommeil et qui s'est dépouillé lui-même de tous les attachements terrestres ».

Dans l'attente du prochain épisode !

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Re: Le sentiment de réalité

Messagepar Patrick » 08 Nov 2017 15:19

Chers amis

Un grand merci à Bertrand qui vient de parfaitement illustrer, avec ce bel extrait d’une interview de Eben Alexander, quelques-uns des points abordés lors de notre précédente introduction. Le fait entre autre que la conscience ait une existence indépendante du corps physique. Il y a un autre point qui frappe dans son récit, c’est le sentiment de réalité qui accompagne son vécu. J’aimerais souligner ici que c’est une des grandes constantes des NDE.

Voilà un témoignage très prosaïque rapporté par Archie Matson :

« J’étais obsédé par le fait d’être bien moi-même, mon réel moi physique, et non un spectre, un fantôme ou une ombre, qui aurait rendu son tablier. Je me raisonnais moi-même : je peux marcher, je peux voir, je peux entendre, je peux sentir, et je peux ressentir, plus encore je peux parler ! »

Voici ce qu’en dit Swedenborg :

« L'homme-esprit jouit aussi de tous les sens externes et internes dont il jouissait dans le monde. Il voit comme auparavant, possède également l'ouïe, le goût, l'odorat, et il sent aussi par le toucher comme avant. Il jouit de tous ses sens, mais d'une façon beaucoup plus parfaite que dans le monde. Il souhaite, il désire, il convoite, il pense, il réfléchit, il est affecté, il aime, et il veut comme auparavant. Il jouit de toutes ses facultés telles qu'il les avait dans le monde, mais à un degré beaucoup plus élevé. Il converse aussi avec les autres, en un mot il est là comme il était dans le monde, au point que s'il ne pense pas qu'il est dans l'autre vie, il ne pourrait que croire qu'il est encore dans le monde. En effet, la vie après la mort s’inscrit en parfaite continuité avec la vie dans ce monde. »

Revenons à notre précédent témoignage :

« Par contre, je n’arrivais pas à m’expliquer pourquoi les gens ne me répondaient pas lorsque je m’adressais à eux. Leur indifférence ne me contrariait pas, car j’avais malgré tout le sentiment qu’ils m’entendaient. Je pouvais voir à travers les gens comme si j’étais un rayon X. L’obscurité ne représentait rien pour moi. Je pouvais traverser les portes sans les ouvrir, et les murs, lorsque je souhaitais les franchir, étaient comme du papier de soie, intangibles, sans consistance. »

(« Afterlife. Reports from the Threshold of Death », Archie Matson, Harper & Row Publishers, 1975. Page 54.)

De nouveau Swedenborg :

« En effet, quand l'homme entre dans le monde spirituel, ou dans la vie après la mort, il est comme dans le monde dans un corps, mais son corps est spirituel. Lorsque le spirituel touche et voit le spirituel, c'est absolument comme lorsque le naturel touche et voit le naturel. Cependant, il ne peut en aucune manière être vu par les yeux du corps, mais seulement par ceux de l'esprit, et devant les yeux de l'esprit il apparaît comme un homme dans le monde. » (AC 6054 ; CE 461, 462.)

Il est toujours surprenant de constater à quel point les enseignements de notre philosophe corroborent de nombreux récits de NDE. Pour en revenir au sentiment de réalité, évoquons ici le témoignage du père de la psychologie des profondeurs, C.G. Jung, au sujet de sa NDE :

« Il est impossible d’exprimer la beauté et l’intensité des émotions durant ces visions. Elles furent les choses les plus extraordinaires qu’il m’ait été donné de vivre. Je n’aurais jamais pu concevoir que de telles expériences soient possibles. Elles n’étaient pas le produit de mon imagination, ces visions et ces expériences étaient puissamment réelles. Elles n’avaient rien de subjectif, mais revêtaient au contraire une qualité d’objectivité absolue ! »

(« Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées », C.G. Jung, 1961.)

Voici encore quelques citations de NDE glanées dans le livre très documenté de Jeffrey Long :

« C’est impossible à décrire, il n’existe aucune expérience pareille sur Terre. Cela semblait tellement plus réel que tout ce que j’avais pu vivre jusque-là. » (Page 16.)

« C’était comme si je vivais beaucoup plus de choses en un temps bien plus court. Mon âme avait sillonné un autre espace temps où tout était différent, beaucoup plus réel et vivant ! » (Page 20.)

« La mort a été l’expérience la plus puissante et la plus physique de toute ma vie ; en comparaison, le monde d’ici-bas me semble froid, irréel et dénué de sens. » (Page 62.)

« Même maintenant, lorsque je me rappelle mon expérience, j’ai le sentiment d’avoir côtoyé une réalité plus grande que tout. Ce n’est pas qu’un simple souvenir, parfois je ressens encore les émotions de ce jour-là. Cela m’incite à continuer de poser des questions, d’interroger. » (Page 154.)

(« La vie après la mort : les preuves », Jeffrey Long avec Paul Perry, en anglais 2010, en français 2013.)

Continuons avec l’extraordinnaire NDE de Eben Alexander précédemment évoquée :

« L’endroit où je me suis rendu était réel. Réel d’une façon qui fait ressembler la vie que nous vivons ici et maintenant à un simple rêve. Cela ne veut pas dire toutefois que je n’accorde pas de valeur à la vie que je vis maintenant. En fait, je lui accorde plus de valeur que jamais. Et ce, parce que je la vois à présent dans son véritable contexte. La vie n’est pas sans signification. » (Page 18.)

« Pendant que j’étais dans le coma, mon cerveau ne fonctionnait plus du tout. Et pourtant, en dépit de cela, j’avais été vivant et conscient, dans un univers caractérisé par l’amour, la conscience et la réalité. Pour moi il n’y avait tout simplement pas de discussion possible. Je le savais tellement que cela me faisait mal au ventre. Ce que j’avais éprouvé était plus réel que la maison dans laquelle je me trouvais, plus réel que les bûches qui brûlaient dans la cheminée. Et cependant, il n’y avait pas de place pour cette réalité dans la vision du monde scientifique formatée par la médecine que j’avais mis tant d’années à acquérir. Comment allais-je faire de la place pour que ces deux réalités coexistent ? » (Page 178)

(« La preuve du paradis », Dr Eben Alexander, Guy Trédaniel 2014.)

Citons encore quelques extraits de NDE, EMI (Expérience de Mort Imminente) en français, glanés sur la site de la NDERF. Ce site créé par Jeffrey Long rassemble des milliers de NDE traduits en plusieurs langues, dont le français. Fruit d’un travail collectif considérable c’est l’un des meilleurs site de référence mondial dans ce domaine. Je ne saurais que trop vous recommander de le visiter afin de lire ces étonnants témoignages, souvent très édifiants.

( Lien vers le site de la NDERF : http://www.nderf.org/French/index.htm )

EMI partagée de Tisha G. 2450 : « J’ai compris que je ne perdais pas la boule et que cette expérience avait vraiment eu lieu. Davantage, ça semblait bien plus réel que tout ce que j’avais pu vivre jusqu’à présent. Tout y semblait plus réel que la réalité ! Le message que j’ai reçu parlait du lien indestructible qui unit chaque chose vivante dans l’univers. Depuis ce moment, je ne suis plus la même personne, je suis plus compréhensive, et j’ai beaucoup plus d’empathie. »

EMI de Kent M. 2788 : « J'ai clairement quitté mon corps et j'existai en dehors, bien plus conscient et lucide que d’habitude. Il n’y avait pas de vision, mais un sentiment qui combinait toutes les perceptions sensorielles, l'ouïe, la vue, l'odorat, le toucher, etc. En fait, il n'y avait pas de différence entre la vue, le son, le toucher et la perception émotionnelle. Ils étaient tous un seul sens combiné avec beaucoup, beaucoup plus. Cette réalité était profonde et indéniable, je me sentais uni au monde et ne faisait qu'un avec lui, et j’ai vu au-delà de l'illusion. Ce que vous apprenez après la mort est tout ce que vous ne pouvez pas savoir ici. La croyance dans une société de consommation est une illusion complète et la foi dans cette illusion est totalement déplacée. Je me suis rendu compte aussi que pratiquement toutes les normes acceptées de religion sont soit entièrement fausses, soit des vérités partielles assombries par des masses de superstitions et de dogmes inutiles hors de propos. La seule chose qui compte est de comprendre l'impact de nos actes et de nos paroles sur les autres. L'expérience était définitivement réelle et aujourd'hui je ne crains plus la mort. »

EMI de Christine E. 2569 : « J’étais plus consciente et lucide que d'habitude, et l’expérience était tout à fait réelle, plus réelle que la réalité - super réelle en fait. Quand mon heure viendra, je m'attends maintenant à me lever de ma chaise pour passer dans l'autre dimension, en laissant mon corps de côté comme lorsque l’on replie un manteau pour le laisser derrière. »

EMI de Lavette H. 945 : « Je ne savais pas nager et l’on m’a poussée du côté profond d’une piscine. J’ai coulé comme une pierre. Quand j’ai touché le fond, mon moi (ainsi que je l’appelle) est sorti de mon corps. Je me suis instantanément retrouvée au-dessus de mon corps. Je savais parfaitement que le corps qui se noyait était le mien, mais je n’avais pourtant aucune empathie à son égard tandis que je le regardais se noyer et lutter pour survivre, j’en étais totalement détachée. J’ai mis les mains devant moi et je les ai jointes, j’ai senti leur contact, et je les ai identifiées comme étant mes mains. Je ne parvenais pas à comprendre comment c’était possible. J’ai pris une profonde inspiration et je me suis dit : “ Ça alors ! Je peux respirer sous l’eau ! ” J’ai été distraite par les voix de ceux qui parlaient du sort de mon corps tandis qu’il se noyait et j’entendais nettement leurs paroles. J’avais conscience de leurs émotions, mais je ne m’en préoccupais pas. J’étais stupéfaite de voir à quel point les couleurs et la lumière étaient beaucoup plus réelles et vibrantes autour de moi. J’ai recentré mon attention sur le fait que mourir ne fait pas mal du tout. Voilà la réalité, ce corps n’était qu’un manteau que j’avais porté. Cela faisait du bien d’en être sorti. Je me sentais libéré de la douleur, de la confusion et toute la lourdeur du poids de la vie sur les épaules. Toute ma vision de la vie changeait au rythme de mes pensées. Tandis que je baignais dans l’émerveillement de tout cela, celle qui m’avait poussée a plongé pour aller me chercher. Je l’observais tandis qu’elle remontait mon corps à la surface. Aussi vite qu’il était sorti de mon corps, mon moi l’a réintégré. J’étais furieuse d’être de retour dans ce terrible endroit de douleur et de chagrin. Je suppose que j’aurais dit non si j’avais eu le choix, on ne me l’a donc pas laissé. J’ai alors pu ressentir l’expérience que le corps avait vécue pendant que j’en étais séparée. Il avait été terrifié, en colère, angoissé, effrayé. Je n’avais pourtant rien vécu de tel, et j’étais maintenant forcée de ressentir l’état que mon corps physique avait éprouvé, même si je n’avais pas été avec lui quand c’était arrivé. L'expérience était définitivement réelle, c’était plus réel que maintenant tandis que j’écris ceci. C’était comme si je m’étais trouvée dans une lumière tamisée toute ma vie et que quelqu’un aurait allumé la lumière. Comme après un film quand toutes les lumières reviennent dans la salle. La vie n’est pas ce qu’on nous enseigne ni ce que nous pensons, et la mort telle que nous l’envisageons n’existe pas. Nous vivons dans un monde multidimensionnel, toutefois quand nous sommes dans le corps physique nous ne pouvons pas le voir avec nos yeux réels, nous ne percevons que l’ici et maintenant. Depuis cette expérience, je peux sentir, sans même les voir, si les gens sont positifs ou négatifs (bons ou mauvais). Les pratiques religieuses ne sont que des traditions, pour moi la véritable religion c’est de vivre et de donner vie à plein, en honnêteté et pureté. La meilleure partie de l’expérience a été d’être là-bas, la pire, de revenir. La raison pour laquelle je n’avais pas été autorisée à mourir portait sur le fait de pouvoir porter des fruits dans ma vie. »

Cette NDE est tout à fait remarquable en cela qu’il met parfaitement en lumière l’existence simultanée de ces deux niveaux de réalité, celui de notre corps physique en phase avec ce monde terrestre, et celui de notre corps spirituel en lien avec une autre dimension de conscience. Il semble bien que cette réalité soit à l’image des poupées gigogne, sauf qu’au lieu de passer de dimensions imbriquées qui iraient de la plus grande à la plus petite, celles-ci vont de la plus physique à la plus subtile, de la plus externe à la plus interne. Au moins trois dimensions de réalité imbriquées semblent bien coexister simultanément en nous : celle du corps physique, celle du corps spirituel, et celle de ce que notre témoin nomme ici « le moi », et que la tradition nomme l’âme.

Étonnante récurrence que celle de ces témoignages provenants : d’un philosophe mystique du 18e siècle, d’un des pères de la psychologue moderne, d’un neurochirurgien contemporain de renom, et de personnes tout à fait ordinaires, au retour de leur NDE. On pourrait d’ailleurs continuer à égrener presque indéfiniment les témoignages, mais je crois que l’on peut d’ores et déjà constater l’incroyable constance du sentiment de réalité qui accompagne les expériences de NDE en général.

Nous sommes en droit de nous interroger ici sur ce qui fonde notre expérience de la réalité. Nous l’avons vu avec le premier récit : « j’étais mon moi réel, physique ». C’est le sentiment de notre propre moi associé à son corps, à ses sens et à toutes ses facultés psychiques : ressentir, penser, parler, etc. qui constitue en premier lieu notre réalité. C’est donc la conscience que nous avons de nous-mêmes, des autres et des choses qui nous environnent qui fonde le réel.

Si cette conscience, en se dégageant du corps physique, entre dans une forme de supra-conscience dans laquelle toutes nos facultés mentales et nos sens sont comme sublimés, il est logique qu’elle ait le sentiment de faire l’expérience d’une réalité bien plus réelle que celle conditionnée par la conscience normale. Une réalité tellement plus réelle que celle à laquelle nous sommes habitués, au point que notre réalité terrestre semble n’être en comparaison qu’une sorte de rêve ou d’illusion. On rejoint ici la notion de « Maya » propre au védisme et au bouddhisme, qui nous dit que cette existence n’est qu’une sorte d’illusion transitoire en regard du domaine de « l’Atman », de la réalité ultime.

Voici un témoignage qui corrobore parfaitement cet état de fait :

EMI de Jérôme : « J’essaie maintenant de travailler assidûment à distinguer le “ moi ” de l’EMI, du “ moi ” qui est le produit de mes propres processus biochimiques, de mon environnement et de mon éducation. Ce dernier “ moi ”, je le crois, n’est qu’un masque temporaire que le “ moi ” réel utilise actuellement, mais qui disparaîtra (un peu comme le “ moi ” qui fut un enfant de deux ans et dont je ne me rappelle plus consciemment). Je dois donc apprendre à connaître le “ moi réel ” qui utilise ce masque pour apprendre et grandir, et qui est différent. Selon le bouddhisme, j’essaie de distinguer le “ moi ” authentique, des attributs (perception, pensées, etc.) qui “ semblent ” être “ moi ” dans ce corps, et que d’une certaine manière j’utilise afin représenter mon “ identité ” dans cette vie. »

C’est une parfaite illustration de ce que Swedenborg nous dit lorsqu’il écrit :

« L'homme a été créé pour vivre à la fois dans le monde spirituel et dans le monde naturel. Le monde spirituel est le lieu où sont les esprits, et le monde naturel celui où sont les hommes. C'est pour cela qu'il lui a été donné un interne, par lequel il est dans le monde spirituel, et un externe par lequel il est dans le monde naturel. Tant que l'homme vit dans le monde, il ne perçoit ni la pensée ni l'affection qui sont dans l'interne, mais il perçoit celles qui sont dans l'externe. L'homme interne est dans un degré supérieur, en lui existent des milliers de choses qui apparaissent comme une seule chose commune dans l'homme externe. C’est pourquoi l’homme ne vaut que pour sa valeur et sa qualité interne, ce dont tout sage dans le monde peut ainsi juger. » (DC 36-53 ; VRC 401, 595)

Si la réalité qui nous environne est, comme en témoignent les précédentes NDE, bien plus que ce que nous croyons qu’elle est, nous sommes à l’évidence nous-mêmes bien davantage que ce que nous croyons actuellement être !

Notre culture matérialiste nous a donc fait croire que mourir consistait à nous anéantir définitivement, de réel à devenir en quelque sorte irréel. Elle nous a puissamment formatés dans l’idée qu’en nous dématérialisant notre conscience allait se désintégrer. Or tout au contraire, la science des NDE vient nous apprendre qu’en abandonnant notre corps de matière, notre conscience ne fait que se décorporer, et qu’en mourant nous ne faisons que passer d’une réalité relativement illusoire à une réalité bien plus réelle que notre réalité présente.

Cette inversion est stupéfiante, puisque d’un mourir = s’anéantir, nous passons à un mourir = entrer dans la réalité !

« Il n’y a pas de mort, seulement une vie plus grande ! »

C’est une bonne nouvelle, car il y a là de quoi être rassuré sur notre sort, de quoi aussi nous réconcilier avec la vie, la mort, l’univers... Méditons sur toutes les implications que cet incroyable retournement de situation peut avoir sur notre « believe system », notre « système de croyances », qui n’est rien d’autre que le programme avec lequel nous sommes chargés. Programme qui conditionne entièrement notre façon d’être et de fonctionner.

Il est très difficile de changer d’opinion surtout lorsque celle-ci va à l’encontre de tout ce que nous croyons savoir, et cela en vertu même des faits. « Il y a deux façons de se tromper, disait Kierkegaard, l’une est de croire ce qui n’est pas, l’autre de refuser de croire ce qui est ». N’avons-nous pas longtemps cru que la Terre était plate pour réaliser en fait qu’elle était ronde ? Au lieu de croire qu’en nous éloignant trop loin sur les océans nous risquions d’atteindre le bord du monde et de chuter dans l’abîme, nous sommes partis faire le tour du globe ce qui a permis de découvrir les Indes, les deux Amériques et l’océan pacifique.

Je vous avais promis un voyage inattendu, ce préambule en constitue le billet d’embarquement. La prochaine fois nous larguerons les amarres vers d’autres continents, bien plus réels que les rivages de ce monde présent.

Patrick

P.S.

Bien cher Nicolas, je viens juste de trouver votre message sur le forum. Vous dites : « Baha’u’llah nous dit que l’âme conserve son individualité et sa conscience après la mort, et qu'elle est capable de communier avec d'autres âmes. » C’est un fait qui est largement confirmé par Swedenborg ainsi que par les NDE.

Vous écrivez encore : « Cette communion, cependant, est de caractère purement spirituel, et conditionnée par l'amour désintéressé des individus les uns pour les autres ». Amour désintéressé ! Comme il est bon d’entendre cela, dans un monde si largement dominé par l’égoïsme et l’opportunisme à tout crin. Par contre je ne suis pas certain de saisir ce qui est entendu par « communication purement spirituelle ». Que la communication entre individus soit de nature spirituelle, au sens que Swedenborg lui donne, ou qu’elle ne puisse être charnelle ou sexuelle ? C’est une grande question. Je n’ai trouvé, dans les très nombreux récits de NDE qui m’ont été donné de lire, presque aucune référence à la question de la sexualité dans l’autre vie, sinon que tout récemment dans l’ouvrage de Archie Matson qui cite également à ce sujet une étude de R. DeWitt Miller basée semble-t-il sur plusieurs centaines de témoignages, à voir ! Swedenborg est sans ambiguïté à ce sujet, et c’est un chapitre que nous aborderons, compte tenu de l’importance de la sexualité sur ce plan terrestre.

Je ne suis pas non plus certain de bien comprendre ce que vous entendez par : « Le monde des rêves... traversé par l'esprit qui a transcendé les limites du sommeil et qui s'est dépouillé lui-même de tous les attachements terrestres ? ». J’ai récemment découvert, à travers le passionnant ouvrage de Matson, un auteur qui a consacré une grande partie de sa vie à étudier la question des expériences de sortie hors du corps, souvent surnommé « voyage astral ». Il s’agit du Dr Robert Crookall (1890-1981) qui a écrit : « The Study and Practice of Astral Projection », London, 1960 ; « The Techniques of Astral Projection », London, 1964 ; « During Sleep: The Possibility of 'Co-operation' Between the Living and the Dead », 1974. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire ces livres qui semblent tout à fait précurseurs dans ce domaine à présent très largement étudié. Mais je suppose qu’il y a là des techniques intéressantes qui permettent d’utiliser le monde du sommeil et des rêves pour transcender justement le seul règne de nos préoccupations et de nos attachements terrestres. Y aurait-il un volontaire pour explorer ces ouvrages en anglais pour nous en faire un compte rendu ?

Notons que c’est le troisième auteur, à ma connaissance, qui s’étant tout d’abord consacré à la question de la vie après la mort, a ultérieurement développé des techniques de communication avec les esprits de défunts. Voir sur le site Swedenborg, dans la bibliographie critique sur les NDE
( http://emmanuelswedenborg.info/enseigne ... iblio.html ) : « Rencontres », du Dr Raymond Moody, et dans « La conscience intuitive extraneuronale » de J.-J. Charbonnier, le chapitre : « Le principe de l’hypnose utilisé dans mes ateliers de THC (TransCommunication Hypnotique) », pages 174-198.

Bien que cela puisse avoir une certaine logique, à partir du moment où l’on en vient à assumer la pérennité de la conscience par delà cette vie, il importe à mes yeux de rester très prudent à l’égard de ce genre d’expériences lorsqu’elles ne se présentent pas de façon spontanée. Swedenborg, qui avait ce don comme nul autre, soulignait d’ailleurs régulièrement le danger qu’il peut y avoir à rechercher ce type de communications. Celui par exemple d’attirer des esprits encore très proches du plan terrestre, peu évolués ou en proie à toute sorte de fantaisies. Il ne concédait d’ailleurs qu’exceptionnellement à cette demande lorsqu’elle lui était adressée, expliquant que ce genre de communications n’étaient que très rarement accordées dans le monde spirituel, et seulement sous condition d’avoir de bonnes raisons de le faire.
Patrick
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Re: La vie après la mort

Messagepar morganto » 13 Nov 2017 21:38

bonjour,

en Chine:

Que veut dire la souffrance dans la souffrance? Dans le bouddhisme, on dit que la condition
humaine est souffrance; tant que vous êtes un être humain, vous devez souffrir. Selon son point
de vue, aucune des entités vivantes dans tous les autres espaces n’a un corps humain ordinaire
comme nous, c’est pourquoi elles ne tombent pas malades, c’est pourquoi aussi il n’est pas
question de naissance, de vieillesse, de maladie et de mort– donc elles n’ont pas ce genre de
souffrances. Les gens des autres espaces peuvent flotter dans les airs, ils sont sans poids, c’est
vraiment merveilleux. C’est justement parce que l’homme ordinaire a un tel corps qu’il a ces
problèmes: il ne supporte ni le froid, ni le chaud, ni la soif, ni la faim, ni la fatigue, et en plus il
y a la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort; de toute façon, ça n’est pas confortable.

J’ai lu dans un journal que lors du séisme de Tangshan, le tremblement de terre avait fait beaucoup de morts, mais que certains ont été ramenés à la vie grâce aux secours. On a fait une enquête spéciale sur ces gens: on leur a demandé ce qu’ils avaient ressenti au moment de mourir. À la surprise générale, chacune de ces personnes a décrit quelque chose de très particulier :

toutes étaient unanimes: à l’instant de la mort, elles ne se sont pas du tout senties effrayées, au contraire elles ont eu une sensation de délivrance avec au fond d’elles-mêmes une sourde excitation; certaines se sont senties soudain libérées des entraves du corps, flottant avec légèreté et émerveillement dans l’air, elles ont même vu leur propre corps; certaines ont aussi vu des entités vivantes d’autres espaces; d’autres sont allées à tel ou tel endroit. Toutes ont raconté qu’à cet instant même elles ont éprouvé une sensation de délivrance et une sourde excitation, sans la moindre souffrance.
Ceci veut dire que le fait d’avoir un corps charnel humain est en soi une souffrance, mais comme chacun est né de la même façon du ventre d’une mère, on ne se rend plus compte que c’est une souffrance.

Maître LI HONGZHI, « Zhuan Falun »
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Re: La vie après la mort

Messagepar morganto » 03 Déc 2017 22:38

bonsoir à tous
après la mort, où êtes vous allé?

Les cellules moléculaires de l’homme sont composées de molécules, les molécules sont composées d’atomes et les atomes sont composés de particules encore plus microscopiques, plus les particules deviennent microscopiques plus leur énergie est grande. Nous savons que lorsqu’un corps humain est enfoui sous la terre, les cellules en surface composées de molécules, ces cellules peuvent pourrir. Mais les molécules ne peuvent pas pourrir, n’est-ce pas ? Encore moins les atomes, n’est-ce pas ? Alors où est allée cette partie de vous ? Les pensées de l’homme ne sont pas toutes issues de votre vous superficiel, alors d’où viennent les phrases prononcées de façon inattendue par certaines personnes ? Ce n’est pas que chaque phrase prononcée a été mûrement réfléchie par vous ; ce sont les différents vous composés de particules superficielles allant jusqu’à un niveau très microscopique qui jouent ce rôle. La totalité de votre être est simultanément composé des particules les plus microscopiques jusqu’aux particules de surface, c’est pour cela que votre être n’est pas seulement simplement cette couche de cellules superficielles. Pour une vie humaine, la perte de ce peu de choses en surface ne signifie que la perte d’une couche de peau superficielle, au moment de la réincarnation, on change pour une nouvelle enveloppe superficielle, le vrai vous ne peut pas pourrir en étant enfoui sous la terre. Cette terre ne peut pas désintégrer les atomes, ni même les molécules. Si les atomes d’une personne étaient désintégrés, ce serait une énorme explosion. La force d’une explosion nucléaire au niveau d’un corps humain serait suffisante pour détruire une ville, n’en est-il pas ainsi ? Alors où êtes-vous allés ? »

LI HONGZHI -"Zhuan Falun"
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Re: La vie après la mort

Messagepar morganto » 11 Déc 2017 11:49

bonjour à tous,
reprise du texte précédent dans une version plus détaillée bien que restant un extrait très infime d'une vision bien plus profonde aux immenses connotations)

En parlant de réincarnation,
je veux vous dire que les religions parlent d'hommes allant dans d'autres espaces après la mort, en particulier les religions orientales parlent de la réincarnation dans le cycle des six voies.

Les hommes peuvent effectivement se réincarner, c'est la réalité.

Il n'y a pas de doute à ce sujet dans le milieu du xiulian, (cultivation et pratique), tous peuvent le voir clairement.
Pourquoi ya-t-il la réincarnation ? Il y a des gens qui disent, quand les gens meurent, c'est fini, n'est-ce pas ?

Ce qui meurt est la partie qui vient d'avoir mangé de la nourriture humaine après la naissance, la vie de la personne elle-même n'est pas morte.

Pour le dire d'une façon que les gens modernes comprennent, réfléchissez tous, le corps humain est composé de matières de la couche superficielle composées de particules moléculaires, tout le monde sait cela.
L'air enveloppant la planète Terre, le bois, le ciment, le fer et l'acier des bâtiments sont tous des matières superficielles qui sont constituées de différentes particules moléculaires.
Puis les molécules sont composées d'atomes, et les atomes sont composés de neutrons, électrons et du noyau, et en descendant plus loin que le noyau, les quarks constituent les noyaux, et les noyaux sont composés de neutrinos, si on poursuit encore plus loin, pour l'homme c'est l'inconnu.
Quand les hommes meurent, seul le corps charnel de l'espace matériel superficiel composé de particules moléculaires est ôté, c'est comme si on enlevait un vêtement.
Les parties du corps constituées d'atomes, noyaux et de matières plus petites que les quarks ne sont pas du tout mortes, elles ne peuvent pas mourir avec le corps superficiel de l'homme.

Réfléchissez, quand il y a la fission d'un noyau atomique, il s'agit là d'une explosion nucléaire.
Quand un homme meurt, comment peut-il y avoir une force assez puissante pour qu'il y ait la fission nucléaire ?

Quand la science actuelle essaie de produire la fission nucléaire, une grande chaleur et un impact puissant sont nécessaires pour que la fission nucléaire ait lieu.
Comment le corps d'un homme ordinaire pourrait-il avoir assez d'énergie pour produire cette fission ?

La température dans un crématorium n'est absolument pas assez élevée pour que la fission nucléaire ait lieu.
Autrement dit, les matières plus microscopiques qui constituent le corps humain ne peuvent être détruites par le feu d'un crématorium.

Si celui-ci pouvait réellement provoquer la fission nucléaire dans ton corps, il y aurait une explosion nucléaire, si les matières nucléaires dans le corps d'une personne explosaient, cela provoquerait la destruction d'une grande ville.
Il s'agit d'atomes et leur énergie est immense. Alors pourquoi cela n'est-il jamais arrivé ? Ceci nous dit que les éléments atomiques dans le corps humain n'ont pas été détruits.

Je viens d'expliquer que la vie humaine ne meurt pas avec le corps physique, donc le Yuanshen ( peut se traduire par esprit originel) d'un homme sera libéré quand le corps de chair dans cet espace meurt. Il était dans un espace différent au départ et il n'a fusionné avec le corps humain dans cet espace qu'au moment de la naissance.

Li Hongzhi
Enseignement du Fa : [loi, principe divin, Terme désignant les principes fondamentaux dans l’école des bouddhas. Dans son sens plus large, il dépasse le cadre de l’école des bouddhas et peut en particulier être compris dans le sens de la Voie (Tao),à la cérémonie de fondation de l’Association Dafa (grande loi de l’univers) de Singapour.
morganto
 
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Re: La vie après la mort

Messagepar morganto » 13 Déc 2017 09:16

bonjour,

toujours sur la vie après la mort,

En fait, quand les gens vivent dans ce monde, ils peuvent seulement savoir ce peu de choses de ces dernières décennies qui se passent dans l'espace actuel qui est la surface de l'être humain, mais la vie de l'homme ne s’éteint pas avec la mort de cette personne, même si elle va en enfer – même au dix-huitième niveau de l’enfer – ce n’est pas encore la fin, un être qui a commis de graves péchés tombera même jusqu’aux endroits les
plus bas, où il doit être éliminé et détruit. Quand un être humain décède, seul son corps physique composé de couches de molécules sera enlevé, alors que la vraie vie quittera son corps à l'instant précis où son enveloppe humaine rend son dernier souffle. Les gens ont très peur avant de mourir, mais je vous dis qu’il n’y a rien à craindre. Les gens sont terrifiés par la mort tant qu’ils ont un penser humain, le penser humain est constitué par des cellules de chair, une fois qu’elle repose en paix, la personne peut soudain sentir qu’elle est née à nouveau, comme si elle avait été libérée, c’est une sensation d’excitation, ainsi le corps se sent léger, sans être restreint par le corps de chair, et alors la pensée de la personne est totalement ouverte. Tout ce que la personne a fait dans sa vie lui semblera comme si cela s’était passé dans la minute précédente, chaque détail sera juste devant ses yeux et pas une seule petite chose ne sera oubliée, parce que la pensée de cet être est complètement libérée.
Seulement à ce moment-là, l'homme sait ce qu'il est véritablement, il sait aussi clairement si ce qu’il a fait dans sa vie était bien ou mal, c’est comme s'il s’était réveillé du sommeil.
Bien sûr, vous n’avez probablement jamais entendu parler de ce que je viens de dire, mais c’est ainsi. Je connais dans ce domaine beaucoup de choses, j’ai aussi observé beaucoup de choses. Surtout lorsque je voyais parfois les médecins à l’hôpital en train de vouloir sauver des patients, ceux-ci étaient déjà morts et ils étaient quand même en train d’essayer de les sauver, alors que l'esprit originel de la personne était déjà sorti du corps et parti. Parce que les notions des deux espace-temps sont différentes. De l’autre côté, la vitesse du temps et la structure des dimensions sont différentes de celles du côté humain, une fois qu’il est libéré du
corps humain, ce qui a eu lieu dans sa vie semble tout juste venir de se produire, il a l’impression qu’il vient juste de finir une petite sieste. Lorsque les bouddhas voient les êtres humains, ils les regardent aussi ainsi, l'homme dans l'illusion ne voit justement pas clairement.
La vie d'un être humain est courte et brève.

Premier enseignement du Fa donné aux États-Unis
Li Hongzhi
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