Textes pour accompagner les morts

Ce forum est consacré à la question de la vie après la mort. Lire à ce sujet les pages dédiées à cette question sur le site : emmanelswedenborg.info. N'hésitez pas à poster vos questions, et à partager vos reflexions et vos expériences dans ce domaine.

Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 26 Mar 2016 16:50

Cher Nicolas

Je suis heureux que vous ayez été le premier à inaugurer ce forum sur la vie après la mort, qui plus est avec un si beau texte. J’ai tout de suite pensé que ce pourrait être un excellent petit texte-prière pour accompagner les défunts au moment de leur inhumation, raison pour laquelle je me suis permis de nommer votre sujet : “Textes pour accompagner les morts”. Si ce titre ne vous convenait pas n’hésitez pas à me le faire savoir, je pourrai ainsi le modifier. Je serai curieux de connaître l’auteur et l’époque de ce texte.

Votre message ouvre une grande question, celle de la façon dont nous accompagnons nos défunts aujourd’hui, et des ressources qui sont à notre disposition pour se faire.

Bien que 30% de la population française soit d’obédience catholique, il n’y a plus que 9% d’entre eux qui sont pratiquant. La plus grande partie de la population est donc ou d’une autre religion, ou agnostique, ou athée. Beaucoup ne veulent plus, au moment de leur inhumation, de prêtre, de messe ni de bénédiction. Devons-nous pour autant laisser nos proches et nos amis partir sans rien ? Il y a souvent, bien sûr, le silence et le recueillement, les fleurs, les petits gestes et les offrandes, ainsi que les témoignages personnels. Tout cela est évidemment important, mais rien, comment dire, d’intemporel !? Rien qui ne fasse référence à la tradition, au sacré, au puissant mystère que représente cette mort ?

C’est dans ces moments que de pouvoir disposer de quelques textes qui fassent référence à cette dimension peut s’avérer précieux. Il importe qu’ils ne soient pas trop longs et qu’ils ne fassent trop implicitement référence à une religion ou à une autre. Il faut qu’ils aient une portée universelle, de façon à respecter la sensibilité et la liberté de chacun, à commencer par celle du défunt.

Toutes ces conditions font que ces textes sont plutôt rares et difficiles à trouver. Je propose donc à tous ceux qui liront ce message et qui dispose d’un tel texte, de le déposer ici sur ce forum, pour le partager avec tous ceux qui pourraient en avoir besoin, pour le bien de tous.

En attendant en voici donc un autre inspiré du livre des morts tibétains :

« Oh noble fils (ou fille), écoute ! Ce qu'on appelle la mort est arrivée sur toi. Cela n’arrive pas qu'à toi, c'est le destin de tous, ne t'accroche donc pas à cette vie, même si tu y es attaché. Car tu n'as pas le pouvoir de demeurer ici, et tu dois t'en aller au-delà de ce monde. »

« Oh noble fils, écoute ! Même si l'apparition de l'état intermédiaire t'effraie ou te terrorise, n'oublie pas ces paroles. La véritable apparence de la Vérité en Soi va se montrer à toi. Va de l'avant, et imprègne-toi de la haute signification de cette vision. »

« Oh noble fils, écoute ! Maintenant que ton corps et ton esprit se séparent, ne crains rien, ne t'effraie pas, n'aie pas peur. La luminosité fondamentale, la claire lumière, éclatante, parfaite, pure, va se lever pour toi. Reconnais l'essence de l'Esprit, car elle est la nature même de la réalité ! »


Celui-ci est intéressant en cela qu’il est parfaitement conforme aux enseignements de Swedenborg et aux récits de “NDE”. Voir sur le site Swedenborg au chapitre : Y-a-t-il une vie après la mort ? la page : La Lumière.

"La mort tend à chaque homme sincère la coupe de la vraie vie. Elle dispense joie et bonheur car elle confère le don de la vie éternelle."

C’est tellement vrai ! La coupe de la vraie vie, c’est celle de cette vision que les rescapés de la mort nomment universellement, quelles que soient leur culture et leur religion, ou pas : “l’être de lumière”. C’est lui, le “Christ cosmique”, qui s’est incarné dans le “Christ historique”, mais aussi dans tous les “révélateurs” dignes de ce nom de toute l’histoire de l’humanité.

Tout avec vous, Nicolas, dans votre quête de cette coupe de la vraie vie.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 04 Avr 2016 14:30

Cher Nicolas

Un grand merci pour ce nouveau texte-prière de Baha’u’llah. Ils ont une résonance très coranique et font un peu penser à l’esprit des Psaumes de David. Je suis tout à fait d’accord avec vous avec le fait que toutes les religions viennent d’une même source, Divine dans son essence. Que les religions puissent représenter les étapes successives d’un scénario de “révélations” plus global qui se développerait dans le temps est une idée intéressante. Swedenborg, comme nous l’avons vu, développe lui aussi un tel scénario, qui se base sur l’histoire biblique. Il y a aussi un développement des religions (celles ici de son temps) non plus temporel et chronologique, mais spatial, dans le monde des esprits, tel qu’en témoigne le jugement de 1757*. Les religions y sont disposées selon “les plages” (les directions cardinales), en fonction d’un espace-temps qui est avant tout état ! Dans le monde spirituel l’espace-temps ne nous est plus extérieur, car il est l’expression de notre état intérieur.

Je pense que toutes ces “grilles d’interprétation” sont intéressantes et valent d’être considérées. Il faut malgré tout souligner que du point de vue des sciences, les différentes “Églises” de Swedenborg, ou les différentes religions de Baha’u’llah, ne sont que l’expression infiniment diverse de la culture et de l’histoire des peuples, et que l’idée d’une évolution globale et linéaire de l’humanité ne s’avère, dans cette perspective que très relative. Adaptation, compétition et créativité tout azimut sont les principaux mobiles de l’évolution humaine autant que naturelle. On notera en tous les cas que la question de la relation au Sacré est depuis la nuit des temps un des éléments omniprésents de notre histoire. De nos jours d’ailleurs, dans nos sociétés dites “athées”, l’adhésion à la modernité, à la science, ou à une idéologie éthique ou politique quelconque, est souvent loin d’être dénuée de “religiosité”.

Dieu a toujours fait partie de l’homme, pour la simple raison qu’il est le principe créateur et animateur de tout l’univers. L’homme a toujours eu besoin de lui, pour la simple raison que nous naissons, inaccompli, non-transformé, et que nous ne pouvons pleinement nous accomplir que par lui. L’homme a toujours aspiré à lui, pour la simple raison qu’il n’y a de véritable bonheur qu’en lui. Tout le reste n’est qu’illusoire, ou disons, transitoire.

Voici, pour revenir à notre sujet, un nouveau texte-prière d’accompagnement des morts, inspiré cette fois de la tradition amérindienne :

« Grand Esprit dont j’entends la voix dans les vents,
et dont le souffle donne vie au monde entier.
Écoute-moi !

Je suis petit et fragile,
j’ai besoin de ta force et de ta sagesse.

Permets que je chemine dans la beauté.

Donne à mes oreilles une plus grande sensibilité au son de ta voix.
Donne à mes mains le respect des choses que tu as créées.

Permets que j’apprenne les leçons que tu as cachées,
dans chaque feuille et dans chaque pierre.

J’aspire à être fort, non pour surpasser mon frère et ma sœur,
mais pour lutter contre mon pire ennemi, moi-même.

Permets que je sois toujours prêt à venir à toi,
les mains propres et la conscience claire.

De manière qu’au moment où ma vie déclinera,
mon esprit puisse partir, libre de tout regret

Grand Esprit,
viens à moi avec la puissance du Nord.

Donne-moi d’affronter les vents froids de la vie,
lorsqu’ils s’abattent sur moi.

Donne-moi la force et l’endurance nécessaires
pour combattre tout ce qui est dur,
tout ce qui blesse et qui fait mal.

Esprit qui se lève à l’Est,
viens à moi dans la splendeur du soleil levant

Permets que la lumière soit sur la voie que j’ai empruntée,
permets que la lumière soit dans mes paroles.

Permets que je me souvienne toujours
que tu nous fait don d’un jour nouveau.

Grand Esprit,
envoie-moi la chaleur apaisante des vents du Sud

Traverse-moi comme ta douce brise,
traverse le feuillage des arbres pour les faire chanter.

Donne-moi ton souffle chaud
afin de réconforter mon cœur lorsqu’il est seul.

Ô Esprit qui donne la vie
Je me tiens face à l’Ouest

Permets que je me souvienne chaque jour
que le moment viendra où mon soleil se couchera

Donne-moi une belle couleur
et ne me permets jamais d’oublier
que je suis appelé à me fondre en toi.

Je te remercie de m’avoir fait don de la Terre,
et de m’avoir donné d’y cheminer,
sans avoir porté préjudice au monde.

Je te remercie de m’avoir donné
de le remettre aux miens tel que tu me l’avais confié,
dans la beauté, dans la pureté et dans la force
du premier matin du monde.
»

J’aime beaucoup cette prière que j’ai utilisée plusieurs fois pour des inhumations car elle fait référence à ce que la tradition amérindienne nomme le Cercle de Vie, ou la Roue-Médecine, celle ici des quatre saisons, des quatre âges de la vie. Elle a aussi l’avantage de n’engager personne dans une foi, une religion ou une autre, ce qui est souvent utile lorsque l’on veut rassembler tout le monde autour d’une intention.

« Ô mon Seigneur, permets à ceux qui montent vers toi de trouver refuge en toi qui es le compagnon suprême ! »

Nicolas, un grand merci pour ces belles prières, si vous en avez d’autres n’hésitez pas à partager, et si quelqu’un d'autre lit ces lignes qu’il n’hésite pas non plus à nous chercher un de ces joyaux que l’on aime tant déposer sur la tombe d’un ami qui part pour le grand voyage.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 07 Mai 2016 16:15

Cher Nicolas, chers tous.

J’aimerais d’abord évoquer un petit texte de Baha’u’llah, cité par Nicolas dans un récent mail et qu’il m’autorise à reproduire ici :

« Ô fils de l'existence ! Mentionne-moi sur ma terre afin que je me souvienne de toi dans mon Ciel, et tous deux nous en concevrons de la joie.
Ô fils du Suprême ! De la mort, j'ai fait pour toi une messagère de joie. Pourquoi t'affliges-tu ? J'ai fait que la lumière t'éclaire de sa splendeur, pourquoi restes-tu dans les ténèbres ?
Ô fils de l'existence ! Mentionne-moi sur ma terre afin que je me souvienne de toi dans mon Ciel, et tous deux nous en concevrons de la joie. »

Ce texte s’adresse peut-être plus aux endeuillés comme une sorte de rappel à l’essentiel, mais il vaut d’être cité ici pour sa parfaite conformité avec les enseignements de Swedenborg et pour la beauté de la théologie qui le sous-tendent.

Merci aussi Nicolas, pour tes messages précédents des 8 et 13 avril, ainsi que les deux textes qui affirment avec de très belles images la pérénnité et la prédominance du principe de conscience, ici nommé l’âme. C’est un enseignement qui est au cœur de la vision de Swedenborg, et que ce poète mystique Persan a le génie d’exprimer de façon très poétique. Ces deux textes me semblent également mieux adaptés aux endeuillés qu’aux défunts eux-mêmes.

Le fait, dans la circonstance d’une inhumation, d’adresser une parole non seulement au mort, mais aussi à ceux qui sont là, est important. Je l’ai personnellement souvent fait, mais plutôt pour accompagner la douleur, réveiller le souvenir, rappeler l’essentiel, avant d’honorer la personne défunte par une courte prière-bénédiction finale.

Mais est-ce vraiment un bon moment pour parler de la vie après la mort ? Peut-être de l’évoquer un peu, tout en veillant à ne pas prendre le risque de faire croire que l’on est à détourner la circonstance pour prêcher une foi quelconque. Ainsi de telles paroles, poétiques et imagées sont effectivement parfaites dans une telle circonstance.

Voici à présent un nouveau texte que j’ai souvent utilisé comme prière-bénédiction finale. Il est directement inspiré de l’Apocalypse de Jean, sauf que j’ai donné à ce résumé une forme plus universelle, de façon à ce qu’il puisse parler plus facilement à tout le monde.

« Au jour sacré du repos je fus saisi par l’Esprit :
J’entendis derrière moi une voix puissante
qui sonnait comme une trompe.
Je me retournai pour regarder la voix qui parlait.

Et voici que son visage resplendissait tel un soleil éclatant.
Ses yeux étaient comme un feu ardent,
et sa voix grondait comme celle des océans.
Dans ses mains il tenait toutes les étoiles de l’univers.

A sa vue je tombai comme mort à ses pieds.
Alors il posa ses mains sur moi et il dit :
N’aie pas peur, car voici :

Je suis celui qui Est, Le Vivant, le Tout Puissant !

Tu as connu la mort et pourtant voici que tu es vivant,
car celui qui vient à moi, même s’il meurt, vivra.
Il ne connaîtra plus les ténèbres de la mort,
car je lui donnerai la lumière qui conduit à la vie. »

C’est un joyau, qui développe une magnifique vision du “Christ” cosmique, de celui que les récits de NDE nomment “l’être de lumière”.

Concernant la vision de Swedenborg et de Baha’u’llah au sujet d’une hiérarchie ou d’une chronologie des religions, que j’ai pris soin de confronter au point de vue “plus objectif” ou “plus réaliste” de la science officielle, je voudrais préciser ce point ; lorsque je dis, science, je me réfère à la “critique biblique”, à l’histoire, l’archéologie, la sociologie, etc. Bien que j’imagine qu’il y a dans ces disciplines des points de vue fort divers selon les écoles et les auteurs. (Lire à ce sujet le passionnant dossier : “Aux Sources de la Bible. L’ancien testament décrypté par la science”, les cahiers Science & Vie, histoire et civilisations, n° 156, octobre 2015.)

L’idée que Dieu n’ait pas seulement créé l’univers et l’homme, mais aussi les religions est intéressante. C’est souvent le point de vue des religions elles-mêmes, la religion est avant tout révélée par Dieu ou par les dieux ou quelque révélateur, aux hommes. Du point de vue de la science c’est au contraire l’homme qui crée les religions, qui sont un fait culturel indissociable de l’histoire des peuples et des sociétés.

Je pense que ces deux points de vue sont vrais en même temps. Si Dieu n’existait pas, il n’y aurait probablement jamais eu de religions, mais sans les aléas de l’histoire et la créativité des cultures il n’y aurait jamais eu non plus de religions. Les deux se rencontrent pour lier une relation, une alliance particulière qui ne peut exister sans ce que Swedenborg nomme un “réciproque”. Pour qu’il y ait amour il faut un réciproque, un Dieu qui parle aux hommes et des hommes qui parlent à Dieu, la religion naît de cette réciprocité. De ce point de vue le précédent verset : “Ô fils de l'existence ! Mentionne-moi sur ma Terre afin que je me souvienne de toi dans mon Ciel, nous en concevrons et tous deux la joie”, en est une parfaite expression.

De ce point de vue donc Dieu ne crée pas les religions, elles naissent de l’interaction de l’histoire et des cultures avec le sacré qui est au cœur de l’homme. Peut-il y avoir dans ces circonstances une sorte de chronologie des religions ou de différentes ères religieuses, ou une réelle hiérarchie des religions, comme le décrit chacun à leur façon Swedenborg et Baha’u’llah par exemple, personnellement j’en doute fortement. Considérer une religion ou une autre comme supérieure aux autres représente de plus un réel danger, celui de croire que l’on puisse posséder la vérité ou la révélation absolue et définitive, ce qui serait évidemment incroyablement présomptueux ou extrêmement naïf.

L’idée qu’il puisse y avoir, dans le développement relativement aléatoire de l’histoire, des cultures et des religions, une sorte de chronologie synchronisée, et même une sorte de hiérarchie dans le mille-feuilles extrêmement chaotique des diverses croyances religieuses, est une idée certainement séduisante mais probablement irréaliste du point de vue des sciences actuelles.

D’un point de vue spirituel par contre il ne fait aucun doute qu’il existe bel et bien une hiérarchie, dans un temps et un espace “état”, celle de ce que la tradition néotestamentaire nomme l’Église spirituelle, le corps mystique du Christ. Mais, comme nous l’avons vu précédemment (voir le forum sur le Jugement) cette hiérarchie n’a plus rien à voir avec une quelconque appartenance religieuse, mais avec le degré d’ouverture et la qualité particulière et unique du lien qui relie chaque individu avec le Divin, quels que soient la forme, le visage ou le nom que chacun pourra lui prêter ou non. Cette hiérarchie, qui est d’ailleurs plus une structure, une forme, une architecture, est décrite par Swedenborg comme étant celle de “l’Homo Maximus”, du “Grand-Homme”, de l’homme cosmique, universel, constituée par l’ensemble de tous les mondes qui constituent l’univers. Autant dire que cette hiérarchie des âmes et des mondes, ou des plans de consciences et d’existences, est par définition transcendante. Elle échappe à toute catégorie humaine et n’existe que dans la conscience que Dieu a de nous.

Le sujet est ouvert à la discussion ! Je suis conscient que c’est un très vaste et délicat sujet. Il nous faudrait revenir plus en détails sur la vision que Swedenborg nous donne des différentes “Église” (au sens d’ères religieuses) qui se sont succédées sur la Terre, ainsi que sur ses visions des différentes Eglises et religions dans le monde spirituel, à la lueur du jugement dont il aurait été témoin. Il serait de ce point de vue aussi utile d’avoir un petit résumé de ce que Baha’u’llah nous dit à ce sujet. Nous pourrions reprendre ensuite ce débat sur des bases moins générales et plus concrètes.

En attendant si vous avez un texte-prière-bénédiction d’accompagnement pour les morts, afin de souhaiter une bonne étoile à celui qui nous devance dans le monde spirituel, n’hésitez pas à l’offrir en partage, en espérant qu’il pourra être utile à celui ou celle qui ne veut pas rester sans mots, face à la violence de la mort, à la déchirure de la séparation et au grand saut dans le vide qu’elle représente.

Tout avec vous, Nicolas, Bertrand, et tous les lecteurs encore inconnus et silencieux.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Slaite » 04 Juin 2016 11:33

Bonjour à tous

Il y a une belle Parole de Jésus-Christ sur la vie et la mort :

« Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, vivra. »
(Jean 11 : 25)

Ps: Mon premier message n'est pas passé ; aurais-je fait une erreur ?


LA SUITE DE CE FORUM À LA PAGE SUIVANTE, CLIC SUR PAGE 2 JUSTE EN DESSOUS À DROITE.
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 14 Juin 2016 17:13

Cher ami

Un grand merci pour votre message avec cette belle et puissante parole de Jean, et surtout une grande bienvenue sur le forum, et, si vous le souhaitez, parmi notre confrérie naissante d’amis de la sagesse.

“Celui qui croit en moi”, fait écho pour moi au fameux : “Heureux celui qui croit sans voir, car il lui sera donné de voir le royaume des Cieux”. Non pas croire que Jésus est le fils unique de Dieu, à l’exception de tous les autres (révélateurs), mais croire dans les vérités qu’il incarne, en parole et en acte, ce qui est très différent. Oui, croire c’est voir, et voir c’est croire.

« Je vais vous révéler un mystère, nous ne mourrons pas, mais nous sommes transformés ! Il en est ainsi pour la résurrection des morts : semé corruptible, le corps ressuscite immortel. Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? » 
(1 Co 15 : 51-55)

N’hésitez pas à poster messages, avis, questions, informations, dans n’importe quelle page de votre choix sur le forum, en lien évidemment avec le sujet en question. Vous pouvez aussi ouvrir un nouveau sujet si vous le souhaitez.

Il est préférable de préparer vos messages à l'avance pour les copier-coller ensuite sur le forum et les envoyer aussitôt. Il est parfois nécessaire de répéter une deuxième fois une opération lorsqu'elle n'a pas fonctionné au premier coup, les caprices de l'informatique ! En cas de problème n’hésitez pas à m’en informer par mail : cercleswedenborg@gmail.com

Tout avec vous.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Slaite » 16 Juin 2016 13:14

Bonjour Patrick,

Voilà une très belle parole de Paul. Une des étapes les plus importantes dans le processus de réformation et de régénération, c'est d'acquérir les connaissances du bien et du vrai ; comme dit Jésus dans Jean il nous faut naître d'eau et d'Esprit. Lorsque cela est fait et que nous prenons conscience de notre état nouveau de créature spirituelle nous acquérons la certitude de la vie éternelle. Alors la mort du corps n'est qu'un dépouillement, n'est qu'une étape, qu'un passage d'un monde à un autre. Je n'ai pas de texte d’accompagnement des morts. ci ce n'est cette parole de Jésus :

Mais Jésus lui dit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. Matthieu 8.22

Parole pleine de Puissance et de Vérité, qui n'est guère comprise aujourd'hui. C'est en cela que la richesse des Écrits de Swedenborg est une Nouvelle Révélation.

À bientôt.

Gilbert.
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 02 Oct 2016 18:15

Cher amis (es)

Voici un texte qui m’a été envoyé par Jean-Marie. Ce n’est pas à proprement parlé une prière, mais il pourrait fort bien être lu à l’occasion d’une inhumation. Très simple et en même temps poétique il souligne bien ce fait qui ressort de l’ensemble des témoignages de NDE : “nous sommes attendus et accueillis dans l’autre vie par ceux qui nous y ont devancé et avec lesquels nous sommes reliés par un lien de cœur et d’esprit”.

Ce fait mérite certainement d’être évoqué à ce moment, car il peut être une consolation pour ceux qui sont dans la douleur de la séparation, en nous rappelant qu’elle n’est que momentanée, et que s’il y a souffrance d’un côté, il peut également y avoir joie de l’autre côté du rivage de ce monde.
Je ne connais pas le nom de l’auteur, mais un grand merci en tous les cas Jean-Marie pour ce beau et précieux rappel :

« Imaginez un océan, un voilier hisse ses voiles blanches et vogue doucement vers le large.
Vous voyez comme il s’amenuise et disparaît là où l’eau et le ciel se mêlent.
Quelqu’un dit : « il a disparu ». Un autre dit : « il arrive »
La mort est un horizon tel la limite de cette vision.
Quand on pleure une personne, d’autres se réjouissent de la revoir au-delà de la frontière. »


J’en profite pour répondre au message précédent de Gilbert au sujet du “laissez les morts ensevelir leurs morts”. Cela ne signifie en rien qu’il faille se désintéresser de nos morts, mais, dans le sens spirituel, que nous devons apprendre à nous dépouiller toujours davantage de ce que Swedenborg nomme les “mondains” et les “externes”, c’est-à-dire de toutes les valeurs superficielles et secondaires, qui ont toujours tendance à accaparer nos vies pour nous détourner des valeurs essentielles. En un mot de passer des valeurs de l’avoir à celle de l’être.

Le Christ portait une grande attention aux morts et ne ratait jamais l’occasion de se joindre à l’inhumation d’un proche ou d’une relation, au risque d’en ressusciter quelques-uns ! Une des grandes richesses des enseignements de Swedenborg réside dans ce qu’il nomme “l’ouverture du sens spirituel des Écritures”, qui nous permet d’accéder à un niveau de compréhension de ces textes sacrés bien plus profond qu’ils n’y paraissent à première vue.

N’hésitez pas de continuer à partager vos découvertes ici, afin d’aider les vivants et les défunts dans cette étonnante “gestation” que représente la mort.

La vraie mort, qu’il nous faut craindre bien davantage que celle de nos corps, c’est celle de nos consciences, dans l’ennui, la banalité et la suffisance de soi. Comme le disait avec ironie Sri Aurobindo : « Un homme qui n’aspire pas à la transcendance intérieure est une âme que Dieu a ratée ! »

Tout avec vous.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Slaite » 11 Oct 2016 19:25

Mon point de vue.

L’intérêt de la théologie de Swedenborg réside dans la connaissance du sens interne de la Parole. Son langage se réfère à la science des correspondances, à la théorie des degrés, à l’influx. Le processus de réformation et de régénération ne peut qu’être qu’obscur, si l’on ne considère la glorification du Sauveur.
Alors qu’est-ce que la mort pour le croyant ? Pourtant parler de résurrection, de vie éternelle, de l’entrée dans le Royaume des Cieux, en un mot parler de la Vie, n’est possible que lorsque l’éternité nous est offerte.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé à la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5.24

Ne restez pas là à pleurer

De Robert Louis Stevenson

Un poème de Stevenson plein d’espoir pour les personnes qui restent. Un texte qui donne du courage :

« Ne restez pas à pleurer autour de mon cercueil,
je ne m’y trouve pas, je ne dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent, je suis le scintillement du diamant sur la neige.
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr, je suis la douce pluie d’automne.
Je suis l’envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand tu t’éveilles dans le calme du matin,
je suis le prompte essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe,
je n’y suis pas, je ne suis pas mort. »


Bonne soirée à toutes et à tous.
Slaite
 
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Re: Les deux religions

Messagepar Patrick » 28 Nov 2016 17:19

Chers amis (es)

Un grand merci, Gilbert, pour ce magnifique texte pour accompagner les morts qui sonne comme un appel à la vie. C’est un très beau poème, riche de beaucoup de belles images et de messages forts. Par contre il faudra s’assurer que le défunt en question avait une quelconque foi en une forme de survie par delà la mort, puisque le texte parle au nom du mort. Si tel n’était pas le cas il vaudrait alors mieux le mettre à l’impératif :

« Ne reste pas à pleurer autour de ton cercueil !
Tu ne t’y trouves pas, tu n’y dors pas.
Tu es un millier de vents qui soufflent, tu es le scintillement du diamant sur la neige.
Tu es la lumière du soleil sur le grain mûr, tu es la douce pluie d’automne.
Tu es l’envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand tu t’éveilleras dans le calme du matin,
Sois le prompt essor, qui lance vers le ciel où ils tournoient, les oiseaux silencieux.
Sois la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne reste pas à te lamenter devant ta tombe !
Tu n’y es pas, tu n’es pas mort. »


Une autre formule, peut-être préférable, pourrait être : « Ne restons pas à pleurer autour de ton cercueil ! Tu ne t’y trouves pas, tu n’y dors pas » pour l’introduction, et : « Ne restons pas à nous lamenter devant ta tombe ! Tu n’y es pas, tu n’es pas mort » pour la conclusion.

Cela change évidemment beaucoup la phonétique et la musique du poème, mais moins qu’une traduction dans une autre langue. Récitez-le lentement, en laissant des temps de silences réguliers entre chaque phrase, ainsi que son introduction et sa conclusion. On a toujours tendance en public à lire les textes bien trop vite, ce qui en altère évidemment beaucoup la visibilité et donc l’impact, on devrait mieux dire la puissance d’évocation.

De cette façon il pourra prendre une valeur de bénédiction votive, prononcée en notre nom propre, et qui n’engage donc que notre liberté.

Gilbert vous avez parfaitement raison, l’un des points le plus centraux de la vision de Swedenborg est certainement la question du sens spirituel des Ecrits Sacrés (la Bible = “Biblos” : les Livres, avec une majuscule, et de ce fait sous-entendu : “sacrés”), et nous allons bientôt y venir. Un des deuxièmes points forts de ses enseignements est certainement aussi celui de la “régénération”. Voir à ce sujet, sur le site Swedenborg : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lhomme/regeneration.html

Vous avez encore raison de dire que chaque enseignement de Swedenborg, ne peut être saisi dans toute sa profondeur, sans appréhender en même temps les nombreux autres sujets qui lui sont indissociablement liés.

Les enseignements de Swedenborg sur la vie après la mort, ne signifieraient absolument rien sans ceux qui concernent l’âme et le corps, les degrés discrets, les correspondances et surtout la régénération. C’est une des choses qui est si extraordinaire chez lui, c'est que tous les éléments de sa vaste vision forment un tout inséparable, absolument cohérent et totalement organique. C’est comme pour le corps humain, le cœur par exemple n’a de vie et de sens que dans le lien qu’il entretient avec tous les autres organes, et réciproquement. C’est la raison pour laquelle ces enseignements ne peuvent être véritablement saisis que dans leur globalité.

Un autre point à présent au sujet de votre citation de l’évangile de Jean :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma Parole et qui croit à celui qui m’a envoyé à la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jn 5 : 24)

Très belle et puissante parole, à condition d’être d’accord sur ce que l’on entend par “écouter sa Parole” et “croire à celui qui l’a envoyé”.

“Écouter sa Parole”, dans le sens spirituel ce n’est pas nécessairement de lire la Bible, mais bien plutôt de nous tourner intérieurement vers les valeurs qu’elle véhicule, celle par exemple du premier de tous les commandements : « Aime le Divin de tout ton être, et ton prochain comme toi-même. Toute la loi et les prophètes sont là. » (Mc 12 : 28-34, Mt 22 : 34-40, Lc 10, 25-28)

Pour ce qui concerne le prochain il y a, en guise de première Déclaration des Droits de l'Homme, les tables de la loi mosaïque, qui scellent l’alliance entre le Divin et l’homme, et qui se résument en cinq mots qui tiennent sur les cinq doigts d’une main : “ne pas mentir, ne pas tromper, ne pas voler, ne pas violer (je l'ajoute), et ne pas tuer !” En un mot il s’agit de reconnaître, de respecter et d’aimer le prochain, c’est-à-dire tous les êtres de cette création, comme s’il s’agissait de soi-même.

“Croire à celui qui m’a envoyé”, ne veut pas nécessairement dire qu’il faille croire dans le Dieu de la Bible, mais bien plutôt d’incarner les valeurs essentielles qu’il représente, dans nos vies, dans des actes et des projets concrets, afin que “le Verbe se fasse chair” à travers nous, ou comme le dit si bien Swedenborg, “de faire descendre les spirituels dans les naturels”. A ce sujet, voir la page suivante du site Swedenborg : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/laregeneration/lavoie.html

Il n’y a donc pas obligatoirement besoin de lire la Bible ni de croire explicitement dans son Dieu pour être une fille ou un fils de Dieu. Il y a beaucoup de soi-disant croyants qui sont très loin de ce travail de transformation intérieure, de témoignage et de réalisation dans le monde. Il y a aussi de nombreuses personnes dites “non-croyantes”, totalement athées, qui n’ont jamais lu la Bible et qui se défendent par tous les diables de ne croire en aucun Dieu, qui réalisent et qui incarnent pourtant ces valeurs dans leur vie.

Il importe de comprendre qu’il y a deux religions dans l’homme et qu’elles sont deux choses fondamentalement différentes. Il y a la religion extérieure, et la religion intérieure dans laquelle chaque homme est, dans le secret de son être et de sa conscience. La religion dans laquelle nous sommes intérieurement est bien au-delà des mots, des déclarations de foi et des appartenances extérieures. Dans les “internes” ou les “spirituels”, comme les nomme Swedenborg, cette religion dans laquelle nous sommes intérieurement n’a bien souvent rien à voir avec la Bible, une foi déclarée en Dieu ou en Jésus-Christ, ou une appartenance à une quelconque Église ou religion, ne nous méprenons pas. C’est au-delà de tout cela, et c’est d’ailleurs à cette religion intérieure dans laquelle chaque homme se trouve, souvent à son insu, à laquelle le Christ nous convie sans cesse, et non la religion extérieure, celle des lèvres et du monde. C’est la raison pour laquelle dans la Bible la religion extérieure est, dans le sens spirituel, le symbole, la “correspondance”, de cette religion intérieure. “Correspondance”, ne veut pas dire identité formelle, mais plutôt relation symbolique.

En conclusion, et en guise de koan zen, le paradoxe suivant :

« Dieu n’est pas Dieu.
La Parole n’est pas la Parole.
Le croyant n’est pas le croyant. »

Méditons cela profondément et sondons cette idée en regardant en nous et autour de nous, c’est flagrant !

J’aimerais à présent citer une prière de Péter Deunov que Bertrand nous a récemment envoyé :

« Seigneur de l'amour, je te connais comme Dieu de la suprême miséricorde
et c'est pour cela que je me tourne vers toi en ce moment,
en t'implorant de donner la paix et la lumière
dans le monde spirituel aux âmes des trépassés.

Donne-leur la joie complète ;
pardonne-leur les fautes qu'ils ont commises
envers ta suprême loi de l'absolue justice.

Que leurs péchés ne soient pas un piège pour leur âme.

Seigneur, donne-leur la possibilité de poursuivre
leur évolution en les envoyant sur la terre de lumière
avec de meilleures conditions de vie.

Reçois, Seigneur, notre prière reconnaissante. »

C’est une belle prière, simple et candide, dans laquelle résonne malheureusement : “loi”, “péché”, “pardon”, “miséricorde”. Il ne s’agit pas de dénier la réalité du mal dans l’homme, les bulletins d’informations nous y confrontent quotidiennement, mais je crois qu’il faut rompre à présent avec cette théologie désuète du : “c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute, parce que j’ai péché, par pensée, par parole et par action.”

Il faut en terminer avec cette théologie littéralement obsessionnelle du péché, du pardon, avec cette invraisemblable absurdité de la salvation par le sacrifice sanglant du Fils sur la croix pour racheter les péchés des hommes, avec l’image d’un Dieu vengeur et père fouettard ! Sans parler de cette histoire à dormir debout de soi-disant péché originel. Les prophètes, le Christ et les apôtres ont bien d’autres choses à nous dire et nous enseigner concernant la nature du Divin, de l’homme, et du chemin de cette vie terrestre. Alors, à moins qu’il ne s’agisse d’un violeur, d’un meurtrier ou d’un dictateur sanguinaire, il vaut certainement mieux, dans les circonstances d’une inhumation, laisser ces histoires de fautes et de péchés, il faut bien le dire quelque peu médiévales, de côté, ne serait-ce que par respect pour ceux qui s’en vont en ayant dans la plupart des cas fait de leur mieux pour accomplir leur destin terrestre.

Partons avec des choses un peu plus positives dans la tête et le cœur ! Et n’oublions jamais ce que les enseignements de Swedenborg, largement confirmés par l’ensemble des témoignages de “NDE”, nous apprennent que : “le Divin ne juge et ne condamne jamais aucun homme, ni à aucun purgatoire, ni aucun enfer. Il accueille et il aime seulement, et ne conduit sur les chemins de lumière que ceux qui le lui demandent, sa porte n’est jamais fermée à personne ! Chaque homme génère son propre enfer ou son propre paradis, et c’est dans celui-ci qu’il vient dans la vie après la mort. Le péché, le diable et ses enfers, c’est le mal-penser, le mal-agir, et le mal-être qui en découle. La miséricorde Divine, la salvation et le paradis, c’est de penser et d’agir positivement, et le bonheur que le bien et la vérité rayonnent, rien d’autre, et Dieu, c’est d’être avec lui, en acte et en intention ! C’est au-delà de toute appartenance religieuse ou pas.

Je lance un appel à tous les internautes qui nous lisent : “Cherchez et venez partager avec nous un de ces textes afind'honorer et d'accompagner nos proches et amis défunts. Déposons sur leur tombe ou leurs cendres, des mots de lumière, des larmes de diamant, des fleurs rares, qu’ils pourront emporter avec eux.”

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar morganto » 06 Mar 2017 22:54

Bonsoir,

Je suis en accord avec vos propos ; je vous cite : « faut en terminer avec cette théologie littéralement obsessionnelle du péché, du pardon avec l’image d’un Dieu vengeur et père fouettard. Le Divin ne juge et ne condamne jamais aucun homme » car : Débarrassez-vous de l'idée que quelque grand Dieu écoute votre prière et y répond ou se refuse à le faire selon le cas. Un tel être n'existe pas ; il n'y a pas de Dieu, pas d'Allah, pas d'Ahouramazda, pas de Jéhovah ; il n'y a pas non plus ce que certains, mal avisés appellent le Logos Solaire, dans le sens d'un créateur personnel extérieur à la Nature et à ses lois immuables, qui puisse vous accorder des faveurs spéciales. Il n'y a pas de puissance suprême à qui l'on puisse offrir des prières et de qui l'on puisse attendre des réponses. Nous pouvons rejeter une telle conception de Dieu sans être des Athées comme on le pourrait penser. Il existe d'un Pouvoir divin universel omniprésent. Cette idée ne nie pas plus l'existence de Dieu ou de la Déité dans la Nature qu'un homme intelligent nierait l'existence du soleil, mais elle repousse tous les prétendus Dieux des religions orthodoxes....
Nous devons donc abandonner l'idée que la prière est une pétition à un Dieu ou à des Dieux. En outre, on abuse du « culte religieux » car on n'en comprend pas les grands dangers... Comme ce culte religieux est une institution particulièrement en honneur dans les Églises chrétiennes, essayons de voir ce que Jésus lui-même enseigna à ce propos. Sur cette question, comme sur d'autres d'ailleurs, ce que Jésus enseigna et ce qui est pratiqué par les Églises se trouvent souvent en opposition. Jésus ne laissait pas ses élèves et disciple entrer dans les synagogues publiques mais Il disait :
« Quand tu pries, ne sois pas comme les hypocrites... mais entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret »
C'est un fait bien connu que des gens réunis et priant ensemble murmurent des mots sur un thème, mais leurs yeux voient ce qui les entoure, si bien qu'ils ne pensent pas à ce qu'ils disent, mais à ce qu'ils voient ! Ce n'est pas seulement l'idée d'éviter l'hypocrisie, la non-concentration et l'inattention qui est contenue dans les paroles de Jésus, mais aussi la mise en garde contre quelque chose de plus dangereux et de réellement fondamental, quelque chose que connaît tout Yogi et tout Occultiste. Beaucoup de Parsis, et même quelques Hindous pensent que ce serait une bonne réforme que de suivre la pratique des églises chrétiennes : prières collectives et hymnes chantés en chœur. Une fois de plus, il y a une base de vérité dans cette pratique ; mais telle qu'elle existe de nos jours, elle est entièrement dégradée, et on n'évalue pas réellement les dangers qu'elle représente. En effet de telles formes de culte éveillent certaines forces et à moins d'avoir la connaissance et la compréhension de ses effets, il vaudrait mieux ne pas pratiquer le culte.

Il y a trois voix dans l'homme : la voix des désirs charnels, la voix de la conscience et la voix de l'Âme... En chacun de nous il y a trois voix qui parlent... Nous pouvons limiter l'étude de notre sujet sur la prière, en l'examinant sous ces trois aspects. Il y a, en effet, une prière qui correspond à nos désirs, une autre qui correspond à notre conscience, et une troisième à notre Âme.

Le repentir et la pénitence sont des prières pour nous affranchir de l'aspect démoniaque des désirs. L'examen de soi-même est la prière pour bien exécuter les injonctions de notre conscience.

La contemplation est la prière pour essayer d'atteindre l'Âme et d'entendre son murmure.

La première nous aidera à éviter les sensations de la voix de la chair ; la deuxième à développer et à fortifier la voix de la conscience, la troisième à éveiller le Dieu en nous. Ces trois pratiques, la pénitence, l'examen de soi-même et la contemplation, sont actuellement corrompues et dégradées et nous devons essayer d'en rétablir la méthode véritable dans nos vies. Quand il y aura plus d'hommes et de femmes qui comprendront et pratiqueront la véritable prière, ils sentiront — et non seulement eux-mêmes individuellement, mais encore leur communauté et leur pays - l'élévation de leur sagesse. Comme pour toute autre chose, la vraie réforme se produira ici également quand les individus, les uns après les autres auront abandonné les fausses méthodes de prière et adopté les vraies.

1°) Essayons donc de comprendre le premier type de prière, dont nous avons tous besoin : le repentir, lorsque nous avons mal agi. La première vérité que nous devrions saisir est qu'il n'y a pas de force extérieure, pas de pouvoir extérieur à nous, qui puisse nous dominer, si nous ne le désirons pas et si nous ne voulons pas nous laisser dominer. Nos difficultés ne viennent pas d'un tentateur extérieur, mais de nous-mêmes qui y répondons de l'intérieur. Ne nous y trompons pas, il y a des forces de mal, de passions, de désirs qui, hélas ! entourent l'humanité. Il existe la Lumière Astrale, qui, comme un serpent venimeux, s'enroule autour de l'humanité. Notez cependant ceci : si dans notre propre nature il n'y a pas de nourriture pour le serpent, il ne nous affectera pas...

Emportés par leurs passions et leurs désirs, les gens tombent dans l'erreur et commettent des actions erronées. C'est alors qu'il faut avoir recours à la force de la première sorte de prière. Le repentir n'est pas la confession ou l'absolution. Aucun prêtre, si haut soit-il, n'a le pouvoir de vous absoudre, aucun Pape ne peut vous débarrasser de vos péchés. Ce n'est pas non plus en faisant des simulacres d'incantations ou en murmurant du sanscrit, de l'Avesta ou du latin que nous serons absous. Quelle est donc la pénitence correcte ? Percevoir clairement la faute commise, reconnaître intérieurement d'une façon courageuse et honnête que nous l'avons commise et faire intelligemment le nécessaire pour agir à rencontre des effets que nous avons générés. Ce n'est pas une confession à une autorité religieuse mais à nous-mêmes et à celui qui peut avoir été la victime de notre mauvaise action. Prenons un exemple simple. Vous trompez quelqu'un en lui racontant un mensonge. Vous rentrez chez vous et votre conscience vous inquiète. Vous vous confessez à vous-même, c'est très bien. Mais ensuite ? Une prière adressée à un Dieu quelconque ne servirait à rien. Même votre résolution de ne plus raconter de mensonges n'est pas suffisante. Ce ne sont là que des méthodes de prière fausses ou incomplètes. Que faut-il donc faire ? Ayant noté votre erreur, demandez-vous pourquoi vous l'avez commise, examinez vos motifs, allez ensuite vous confesser à l'ami à qui vous avez menti, exposez-lui vos bas motifs et enfin faites le nécessaire pour dire la vérité. La prière de la pénitence, générée par le vrai repentir et la vraie confession, est l'action opposée à l'erreur commise. Si nous nous contentons d'être ennuyés, de regretter, mais ne faisons rien, nous commettrons une faute plus grave encore la fois suivante. Dans notre exemple, nous dirons un plus grand mensonge. Bien entendu, il est difficile d'admettre que nous avons menti à notre ami, et il est difficile aussi de lui dire la vérité, cela blessera notre fierté, mais si nous voulons accomplir la vraie pénitence, nous devons le faire.
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