Textes pour accompagner les morts

Ce forum est consacré à la question de la vie après la mort. Lire à ce sujet les pages dédiées à cette question sur le site : emmanelswedenborg.info. N'hésitez pas à poster vos questions, et à partager vos reflexions et vos expériences dans ce domaine.

Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 14 Juin 2016 17:13

Cher ami

Un grand merci pour votre message avec cette belle et puissante parole de Jean, et surtout une grande bienvenue sur le forum, et, si vous le souhaitez, parmi notre confrérie naissante d’amis de la sagesse.

“Celui qui croit en moi”, fait écho pour moi au fameux : “Heureux celui qui croit sans voir, car il lui sera donné de voir le royaume des Cieux”. Non pas croire que Jésus est le fils unique de Dieu, à l’exception de tous les autres (révélateurs), mais croire dans les vérités qu’il incarne, en parole et en acte, ce qui est très différent. Oui, croire c’est voir, et voir c’est croire.

« Je vais vous révéler un mystère, nous ne mourrons pas, mais nous sommes transformés ! Il en est ainsi pour la résurrection des morts : semé corruptible, le corps ressuscite immortel. Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? » 
(1 Co 15 : 51-55)

N’hésitez pas à poster messages, avis, questions, informations, dans n’importe quelle page de votre choix sur le forum, en lien évidemment avec le sujet en question. Vous pouvez aussi ouvrir un nouveau sujet si vous le souhaitez.

Il est préférable de préparer vos messages à l'avance pour les copier-coller ensuite sur le forum et les envoyer aussitôt. Il est parfois nécessaire de répéter une deuxième fois une opération lorsqu'elle n'a pas fonctionné au premier coup, les caprices de l'informatique ! En cas de problème n’hésitez pas à m’en informer par mail : cercleswedenborg@gmail.com

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Slaite » 16 Juin 2016 13:14

Bonjour Patrick,

Voilà une très belle parole de Paul. Une des étapes les plus importantes dans le processus de réformation et de régénération, c'est d'acquérir les connaissances du bien et du vrai ; comme dit Jésus dans Jean il nous faut naître d'eau et d'Esprit. Lorsque cela est fait et que nous prenons conscience de notre état nouveau de créature spirituelle nous acquérons la certitude de la vie éternelle. Alors la mort du corps n'est qu'un dépouillement, n'est qu'une étape, qu'un passage d'un monde à un autre. Je n'ai pas de texte d’accompagnement des morts. ci ce n'est cette parole de Jésus :

Mais Jésus lui dit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. Matthieu 8.22

Parole pleine de Puissance et de Vérité, qui n'est guère comprise aujourd'hui. C'est en cela que la richesse des Écrits de Swedenborg est une Nouvelle Révélation.

À bientôt.

Gilbert.
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 02 Oct 2016 18:15

Cher amis (es)

Voici un texte qui m’a été envoyé par Jean-Marie. Ce n’est pas à proprement parlé une prière, mais il pourrait fort bien être lu à l’occasion d’une inhumation. Très simple et en même temps poétique il souligne bien ce fait qui ressort de l’ensemble des témoignages de NDE : “nous sommes attendus et accueillis dans l’autre vie par ceux qui nous y ont devancé et avec lesquels nous sommes reliés par un lien de cœur et d’esprit”.

Ce fait mérite certainement d’être évoqué à ce moment, car il peut être une consolation pour ceux qui sont dans la douleur de la séparation, en nous rappelant qu’elle n’est que momentanée, et que s’il y a souffrance d’un côté, il peut également y avoir joie de l’autre côté du rivage de ce monde.
Je ne connais pas le nom de l’auteur, mais un grand merci en tous les cas Jean-Marie pour ce beau et précieux rappel :

« Imaginez un océan, un voilier hisse ses voiles blanches et vogue doucement vers le large.
Vous voyez comme il s’amenuise et disparaît là où l’eau et le ciel se mêlent.
Quelqu’un dit : « il a disparu ». Un autre dit : « il arrive »
La mort est un horizon tel la limite de cette vision.
Quand on pleure une personne, d’autres se réjouissent de la revoir au-delà de la frontière. »


J’en profite pour répondre au message précédent de Gilbert au sujet du “laissez les morts ensevelir leurs morts”. Cela ne signifie en rien qu’il faille se désintéresser de nos morts, mais, dans le sens spirituel, que nous devons apprendre à nous dépouiller toujours davantage de ce que Swedenborg nomme les “mondains” et les “externes”, c’est-à-dire de toutes les valeurs superficielles et secondaires, qui ont toujours tendance à accaparer nos vies pour nous détourner des valeurs essentielles. En un mot de passer des valeurs de l’avoir à celle de l’être.

Le Christ portait une grande attention aux morts et ne ratait jamais l’occasion de se joindre à l’inhumation d’un proche ou d’une relation, au risque d’en ressusciter quelques-uns ! Une des grandes richesses des enseignements de Swedenborg réside dans ce qu’il nomme “l’ouverture du sens spirituel des Écritures”, qui nous permet d’accéder à un niveau de compréhension de ces textes sacrés bien plus profond qu’ils n’y paraissent à première vue.

N’hésitez pas de continuer à partager vos découvertes ici, afin d’aider les vivants et les défunts dans cette étonnante “gestation” que représente la mort.

La vraie mort, qu’il nous faut craindre bien davantage que celle de nos corps, c’est celle de nos consciences, dans l’ennui, la banalité et la suffisance de soi. Comme le disait avec ironie Sri Aurobindo : « Un homme qui n’aspire pas à la transcendance intérieure est une âme que Dieu a ratée ! »

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Slaite » 11 Oct 2016 19:25

Mon point de vue.

L’intérêt de la théologie de Swedenborg réside dans la connaissance du sens interne de la Parole. Son langage se réfère à la science des correspondances, à la théorie des degrés, à l’influx. Le processus de réformation et de régénération ne peut qu’être qu’obscur, si l’on ne considère la glorification du Sauveur.
Alors qu’est-ce que la mort pour le croyant ? Pourtant parler de résurrection, de vie éternelle, de l’entrée dans le Royaume des Cieux, en un mot parler de la Vie, n’est possible que lorsque l’éternité nous est offerte.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé à la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5.24

Ne restez pas là à pleurer

De Robert Louis Stevenson

Un poème de Stevenson plein d’espoir pour les personnes qui restent. Un texte qui donne du courage :

« Ne restez pas à pleurer autour de mon cercueil,
je ne m’y trouve pas, je ne dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent, je suis le scintillement du diamant sur la neige.
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr, je suis la douce pluie d’automne.
Je suis l’envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand tu t’éveilles dans le calme du matin,
je suis le prompte essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe,
je n’y suis pas, je ne suis pas mort. »


Bonne soirée à toutes et à tous.
Slaite
 
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Re: Les deux religions

Messagepar Patrick » 28 Nov 2016 17:19

Chers amis (es)

Un grand merci, Gilbert, pour ce magnifique texte pour accompagner les morts qui sonne comme un appel à la vie. C’est un très beau poème, riche de beaucoup de belles images et de messages forts. Par contre il faudra s’assurer que le défunt en question avait une quelconque foi en une forme de survie par delà la mort, puisque le texte parle au nom du mort. Si tel n’était pas le cas il vaudrait alors mieux le mettre à l’impératif :

« Ne reste pas à pleurer autour de ton cercueil !
Tu ne t’y trouves pas, tu n’y dors pas.
Tu es un millier de vents qui soufflent, tu es le scintillement du diamant sur la neige.
Tu es la lumière du soleil sur le grain mûr, tu es la douce pluie d’automne.
Tu es l’envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand tu t’éveilleras dans le calme du matin,
Sois le prompt essor, qui lance vers le ciel où ils tournoient, les oiseaux silencieux.
Sois la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne reste pas à te lamenter devant ta tombe !
Tu n’y es pas, tu n’es pas mort. »


Une autre formule, peut-être préférable, pourrait être : « Ne restons pas à pleurer autour de ton cercueil ! Tu ne t’y trouves pas, tu n’y dors pas » pour l’introduction, et : « Ne restons pas à nous lamenter devant ta tombe ! Tu n’y es pas, tu n’es pas mort » pour la conclusion.

Cela change évidemment beaucoup la phonétique et la musique du poème, mais moins qu’une traduction dans une autre langue. Récitez-le lentement, en laissant des temps de silences réguliers entre chaque phrase, ainsi que son introduction et sa conclusion. On a toujours tendance en public à lire les textes bien trop vite, ce qui en altère évidemment beaucoup la visibilité et donc l’impact, on devrait mieux dire la puissance d’évocation.

De cette façon il pourra prendre une valeur de bénédiction votive, prononcée en notre nom propre, et qui n’engage donc que notre liberté.

Gilbert vous avez parfaitement raison, l’un des points le plus centraux de la vision de Swedenborg est certainement la question du sens spirituel des Ecrits Sacrés (la Bible = “Biblos” : les Livres, avec une majuscule, et de ce fait sous-entendu : “sacrés”), et nous allons bientôt y venir. Un des deuxièmes points forts de ses enseignements est certainement aussi celui de la “régénération”. Voir à ce sujet, sur le site Swedenborg : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lhomme/regeneration.html

Vous avez encore raison de dire que chaque enseignement de Swedenborg, ne peut être saisi dans toute sa profondeur, sans appréhender en même temps les nombreux autres sujets qui lui sont indissociablement liés.

Les enseignements de Swedenborg sur la vie après la mort, ne signifieraient absolument rien sans ceux qui concernent l’âme et le corps, les degrés discrets, les correspondances et surtout la régénération. C’est une des choses qui est si extraordinaire chez lui, c'est que tous les éléments de sa vaste vision forment un tout inséparable, absolument cohérent et totalement organique. C’est comme pour le corps humain, le cœur par exemple n’a de vie et de sens que dans le lien qu’il entretient avec tous les autres organes, et réciproquement. C’est la raison pour laquelle ces enseignements ne peuvent être véritablement saisis que dans leur globalité.

Un autre point à présent au sujet de votre citation de l’évangile de Jean :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma Parole et qui croit à celui qui m’a envoyé à la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jn 5 : 24)

Très belle et puissante parole, à condition d’être d’accord sur ce que l’on entend par “écouter sa Parole” et “croire à celui qui l’a envoyé”.

“Écouter sa Parole”, dans le sens spirituel ce n’est pas nécessairement de lire la Bible, mais bien plutôt de nous tourner intérieurement vers les valeurs qu’elle véhicule, celle par exemple du premier de tous les commandements : « Aime le Divin de tout ton être, et ton prochain comme toi-même. Toute la loi et les prophètes sont là. » (Mc 12 : 28-34, Mt 22 : 34-40, Lc 10, 25-28)

Pour ce qui concerne le prochain il y a, en guise de première Déclaration des Droits de l'Homme, les tables de la loi mosaïque, qui scellent l’alliance entre le Divin et l’homme, et qui se résument en cinq mots qui tiennent sur les cinq doigts d’une main : “ne pas mentir, ne pas tromper, ne pas voler, ne pas violer (je l'ajoute), et ne pas tuer !” En un mot il s’agit de reconnaître, de respecter et d’aimer le prochain, c’est-à-dire tous les êtres de cette création, comme s’il s’agissait de soi-même.

“Croire à celui qui m’a envoyé”, ne veut pas nécessairement dire qu’il faille croire dans le Dieu de la Bible, mais bien plutôt d’incarner les valeurs essentielles qu’il représente, dans nos vies, dans des actes et des projets concrets, afin que “le Verbe se fasse chair” à travers nous, ou comme le dit si bien Swedenborg, “de faire descendre les spirituels dans les naturels”. A ce sujet, voir la page suivante du site Swedenborg : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/laregeneration/lavoie.html

Il n’y a donc pas obligatoirement besoin de lire la Bible ni de croire explicitement dans son Dieu pour être une fille ou un fils de Dieu. Il y a beaucoup de soi-disant croyants qui sont très loin de ce travail de transformation intérieure, de témoignage et de réalisation dans le monde. Il y a aussi de nombreuses personnes dites “non-croyantes”, totalement athées, qui n’ont jamais lu la Bible et qui se défendent par tous les diables de ne croire en aucun Dieu, qui réalisent et qui incarnent pourtant ces valeurs dans leur vie.

Il importe de comprendre qu’il y a deux religions dans l’homme et qu’elles sont deux choses fondamentalement différentes. Il y a la religion extérieure, et la religion intérieure dans laquelle chaque homme est, dans le secret de son être et de sa conscience. La religion dans laquelle nous sommes intérieurement est bien au-delà des mots, des déclarations de foi et des appartenances extérieures. Dans les “internes” ou les “spirituels”, comme les nomme Swedenborg, cette religion dans laquelle nous sommes intérieurement n’a bien souvent rien à voir avec la Bible, une foi déclarée en Dieu ou en Jésus-Christ, ou une appartenance à une quelconque Église ou religion, ne nous méprenons pas. C’est au-delà de tout cela, et c’est d’ailleurs à cette religion intérieure dans laquelle chaque homme se trouve, souvent à son insu, à laquelle le Christ nous convie sans cesse, et non la religion extérieure, celle des lèvres et du monde. C’est la raison pour laquelle dans la Bible la religion extérieure est, dans le sens spirituel, le symbole, la “correspondance”, de cette religion intérieure. “Correspondance”, ne veut pas dire identité formelle, mais plutôt relation symbolique.

En conclusion, et en guise de koan zen, le paradoxe suivant :

« Dieu n’est pas Dieu.
La Parole n’est pas la Parole.
Le croyant n’est pas le croyant. »

Méditons cela profondément et sondons cette idée en regardant en nous et autour de nous, c’est flagrant !

J’aimerais à présent citer une prière de Péter Deunov que Bertrand nous a récemment envoyé :

« Seigneur de l'amour, je te connais comme Dieu de la suprême miséricorde
et c'est pour cela que je me tourne vers toi en ce moment,
en t'implorant de donner la paix et la lumière
dans le monde spirituel aux âmes des trépassés.

Donne-leur la joie complète ;
pardonne-leur les fautes qu'ils ont commises
envers ta suprême loi de l'absolue justice.

Que leurs péchés ne soient pas un piège pour leur âme.

Seigneur, donne-leur la possibilité de poursuivre
leur évolution en les envoyant sur la terre de lumière
avec de meilleures conditions de vie.

Reçois, Seigneur, notre prière reconnaissante. »

C’est une belle prière, simple et candide, dans laquelle résonne malheureusement : “loi”, “péché”, “pardon”, “miséricorde”. Il ne s’agit pas de dénier la réalité du mal dans l’homme, les bulletins d’informations nous y confrontent quotidiennement, mais je crois qu’il faut rompre à présent avec cette théologie désuète du : “c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute, parce que j’ai péché, par pensée, par parole et par action.”

Il faut en terminer avec cette théologie littéralement obsessionnelle du péché, du pardon, avec cette invraisemblable absurdité de la salvation par le sacrifice sanglant du Fils sur la croix pour racheter les péchés des hommes, avec l’image d’un Dieu vengeur et père fouettard ! Sans parler de cette histoire à dormir debout de soi-disant péché originel. Les prophètes, le Christ et les apôtres ont bien d’autres choses à nous dire et nous enseigner concernant la nature du Divin, de l’homme, et du chemin de cette vie terrestre. Alors, à moins qu’il ne s’agisse d’un violeur, d’un meurtrier ou d’un dictateur sanguinaire, il vaut certainement mieux, dans les circonstances d’une inhumation, laisser ces histoires de fautes et de péchés, il faut bien le dire quelque peu médiévales, de côté, ne serait-ce que par respect pour ceux qui s’en vont en ayant dans la plupart des cas fait de leur mieux pour accomplir leur destin terrestre.

Partons avec des choses un peu plus positives dans la tête et le cœur ! Et n’oublions jamais ce que les enseignements de Swedenborg, largement confirmés par l’ensemble des témoignages de “NDE”, nous apprennent que : “le Divin ne juge et ne condamne jamais aucun homme, ni à aucun purgatoire, ni aucun enfer. Il accueille et il aime seulement, et ne conduit sur les chemins de lumière que ceux qui le lui demandent, sa porte n’est jamais fermée à personne ! Chaque homme génère son propre enfer ou son propre paradis, et c’est dans celui-ci qu’il vient dans la vie après la mort. Le péché, le diable et ses enfers, c’est le mal-penser, le mal-agir, et le mal-être qui en découle. La miséricorde Divine, la salvation et le paradis, c’est de penser et d’agir positivement, et le bonheur que le bien et la vérité rayonnent, rien d’autre, et Dieu, c’est d’être avec lui, en acte et en intention ! C’est au-delà de toute appartenance religieuse ou pas.

Je lance un appel à tous les internautes qui nous lisent : “Cherchez et venez partager avec nous un de ces textes afind'honorer et d'accompagner nos proches et amis défunts. Déposons sur leur tombe ou leurs cendres, des mots de lumière, des larmes de diamant, des fleurs rares, qu’ils pourront emporter avec eux.”

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar nicolas » 14 Déc 2016 12:48

Chers tous,

Bahá'u'lláh compare la mort à la naissance. Il explique: "Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde d'ici-bas que celui du fœtus dans le sein de sa mère."

"L'analogie avec le ventre maternel résume à bien des égards ce que pense Bahá'u'lláh de l'existence sur terre. Tout comme le ventre maternel est important pour le développement physique d'un être humain, le monde physique est la matrice du développement de l'âme. De ce fait, les Bahá'ís considèrent la vie comme une sorte d'atelier où l'on peut perfectionner et développer les qualités qui seront nécessaires dans la vie future. Mais la nature exacte de la vie après la mort demeure un mystère".

Quant à la question du paradis ou ciel et de l'enfer, "le ciel peut être plus ou moins défini comme le rapprochement avec Dieu ; l'enfer comme l'éloignement de Dieu. Chaque état est une conséquence naturelle des efforts ou du manque d'efforts individuels pour développer la spiritualité."

Et pour finir, voici une citation d'Abdu'l-Baha :

"La vie humaine peut être comparée à un arbre et la béatitude ou l'enfer, sont du domaine du fruit. C'est l'arbre qui est responsable des fruits qu'il produit. Le paradis et l'enfer sont en nous-mêmes. Ce sont des états spirituels."

Extrait des Écrits d'Abdu'l-Baha

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar morganto » 06 Mar 2017 22:54

Bonsoir,

Je suis en accord avec vos propos ; je vous cite : « faut en terminer avec cette théologie littéralement obsessionnelle du péché, du pardon avec l’image d’un Dieu vengeur et père fouettard. Le Divin ne juge et ne condamne jamais aucun homme » car : Débarrassez-vous de l'idée que quelque grand Dieu écoute votre prière et y répond ou se refuse à le faire selon le cas. Un tel être n'existe pas ; il n'y a pas de Dieu, pas d'Allah, pas d'Ahouramazda, pas de Jéhovah ; il n'y a pas non plus ce que certains, mal avisés appellent le Logos Solaire, dans le sens d'un créateur personnel extérieur à la Nature et à ses lois immuables, qui puisse vous accorder des faveurs spéciales. Il n'y a pas de puissance suprême à qui l'on puisse offrir des prières et de qui l'on puisse attendre des réponses. Nous pouvons rejeter une telle conception de Dieu sans être des Athées comme on le pourrait penser. Il existe d'un Pouvoir divin universel omniprésent. Cette idée ne nie pas plus l'existence de Dieu ou de la Déité dans la Nature qu'un homme intelligent nierait l'existence du soleil, mais elle repousse tous les prétendus Dieux des religions orthodoxes....
Nous devons donc abandonner l'idée que la prière est une pétition à un Dieu ou à des Dieux. En outre, on abuse du « culte religieux » car on n'en comprend pas les grands dangers... Comme ce culte religieux est une institution particulièrement en honneur dans les Églises chrétiennes, essayons de voir ce que Jésus lui-même enseigna à ce propos. Sur cette question, comme sur d'autres d'ailleurs, ce que Jésus enseigna et ce qui est pratiqué par les Églises se trouvent souvent en opposition. Jésus ne laissait pas ses élèves et disciple entrer dans les synagogues publiques mais Il disait :
« Quand tu pries, ne sois pas comme les hypocrites... mais entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret »
C'est un fait bien connu que des gens réunis et priant ensemble murmurent des mots sur un thème, mais leurs yeux voient ce qui les entoure, si bien qu'ils ne pensent pas à ce qu'ils disent, mais à ce qu'ils voient ! Ce n'est pas seulement l'idée d'éviter l'hypocrisie, la non-concentration et l'inattention qui est contenue dans les paroles de Jésus, mais aussi la mise en garde contre quelque chose de plus dangereux et de réellement fondamental, quelque chose que connaît tout Yogi et tout Occultiste. Beaucoup de Parsis, et même quelques Hindous pensent que ce serait une bonne réforme que de suivre la pratique des églises chrétiennes : prières collectives et hymnes chantés en chœur. Une fois de plus, il y a une base de vérité dans cette pratique ; mais telle qu'elle existe de nos jours, elle est entièrement dégradée, et on n'évalue pas réellement les dangers qu'elle représente. En effet de telles formes de culte éveillent certaines forces et à moins d'avoir la connaissance et la compréhension de ses effets, il vaudrait mieux ne pas pratiquer le culte.

Il y a trois voix dans l'homme : la voix des désirs charnels, la voix de la conscience et la voix de l'Âme... En chacun de nous il y a trois voix qui parlent... Nous pouvons limiter l'étude de notre sujet sur la prière, en l'examinant sous ces trois aspects. Il y a, en effet, une prière qui correspond à nos désirs, une autre qui correspond à notre conscience, et une troisième à notre Âme.

Le repentir et la pénitence sont des prières pour nous affranchir de l'aspect démoniaque des désirs. L'examen de soi-même est la prière pour bien exécuter les injonctions de notre conscience.

La contemplation est la prière pour essayer d'atteindre l'Âme et d'entendre son murmure.

La première nous aidera à éviter les sensations de la voix de la chair ; la deuxième à développer et à fortifier la voix de la conscience, la troisième à éveiller le Dieu en nous. Ces trois pratiques, la pénitence, l'examen de soi-même et la contemplation, sont actuellement corrompues et dégradées et nous devons essayer d'en rétablir la méthode véritable dans nos vies. Quand il y aura plus d'hommes et de femmes qui comprendront et pratiqueront la véritable prière, ils sentiront — et non seulement eux-mêmes individuellement, mais encore leur communauté et leur pays - l'élévation de leur sagesse. Comme pour toute autre chose, la vraie réforme se produira ici également quand les individus, les uns après les autres auront abandonné les fausses méthodes de prière et adopté les vraies.

1°) Essayons donc de comprendre le premier type de prière, dont nous avons tous besoin : le repentir, lorsque nous avons mal agi. La première vérité que nous devrions saisir est qu'il n'y a pas de force extérieure, pas de pouvoir extérieur à nous, qui puisse nous dominer, si nous ne le désirons pas et si nous ne voulons pas nous laisser dominer. Nos difficultés ne viennent pas d'un tentateur extérieur, mais de nous-mêmes qui y répondons de l'intérieur. Ne nous y trompons pas, il y a des forces de mal, de passions, de désirs qui, hélas ! entourent l'humanité. Il existe la Lumière Astrale, qui, comme un serpent venimeux, s'enroule autour de l'humanité. Notez cependant ceci : si dans notre propre nature il n'y a pas de nourriture pour le serpent, il ne nous affectera pas...

Emportés par leurs passions et leurs désirs, les gens tombent dans l'erreur et commettent des actions erronées. C'est alors qu'il faut avoir recours à la force de la première sorte de prière. Le repentir n'est pas la confession ou l'absolution. Aucun prêtre, si haut soit-il, n'a le pouvoir de vous absoudre, aucun Pape ne peut vous débarrasser de vos péchés. Ce n'est pas non plus en faisant des simulacres d'incantations ou en murmurant du sanscrit, de l'Avesta ou du latin que nous serons absous. Quelle est donc la pénitence correcte ? Percevoir clairement la faute commise, reconnaître intérieurement d'une façon courageuse et honnête que nous l'avons commise et faire intelligemment le nécessaire pour agir à rencontre des effets que nous avons générés. Ce n'est pas une confession à une autorité religieuse mais à nous-mêmes et à celui qui peut avoir été la victime de notre mauvaise action. Prenons un exemple simple. Vous trompez quelqu'un en lui racontant un mensonge. Vous rentrez chez vous et votre conscience vous inquiète. Vous vous confessez à vous-même, c'est très bien. Mais ensuite ? Une prière adressée à un Dieu quelconque ne servirait à rien. Même votre résolution de ne plus raconter de mensonges n'est pas suffisante. Ce ne sont là que des méthodes de prière fausses ou incomplètes. Que faut-il donc faire ? Ayant noté votre erreur, demandez-vous pourquoi vous l'avez commise, examinez vos motifs, allez ensuite vous confesser à l'ami à qui vous avez menti, exposez-lui vos bas motifs et enfin faites le nécessaire pour dire la vérité. La prière de la pénitence, générée par le vrai repentir et la vraie confession, est l'action opposée à l'erreur commise. Si nous nous contentons d'être ennuyés, de regretter, mais ne faisons rien, nous commettrons une faute plus grave encore la fois suivante. Dans notre exemple, nous dirons un plus grand mensonge. Bien entendu, il est difficile d'admettre que nous avons menti à notre ami, et il est difficile aussi de lui dire la vérité, cela blessera notre fierté, mais si nous voulons accomplir la vraie pénitence, nous devons le faire.
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar morganto » 01 Avr 2017 21:01

Bonsoir,

Suite avec la 2° prière : l’examen de soi-même.
Nous nous éviterons bien des ennuis, si nous introduisons dans nos vies l'exercice de la deuxième sorte de prière, qui développe la conscience. Son nom est l'examen de soi-même. C'est un fait bien connu que les gens qui vont à l'église ou au temple, ou prient chez eux, commettent régulièrement des fautes et ne sont pas meilleurs que ceux qui ne vont jamais au temple ou ne prient jamais. Pourquoi cela ? Parce qu'ils ne connaissent pas, ou ne pratiquent pas l'examen de conscience. Qu'ils soient vicieux ou vertueux, ceux qui n'examinent pas leurs motifs et leurs idées, leurs méthodes et leurs habitudes, sont comme des animaux. Ils peuvent vivre comme des tigres coléreux ou comme des oiseaux heureux, mais ils ne grandissent pas, ils ne progressent pas. Qu'est-ce que l'examen de soi-même ? Il s'applique tout d'abord à la conscience, et ensuite à l'Âme.
Le moment le plus propice est la fin de la journée. La Nature nous oblige à examiner toute notre vie à l'heure de la mort ; nous voyons alors en détail les images du cours de toute notre vie ; c'est là un phénomène de la Nature et les hommes sages adoptent ses leçons dans la vie courante. Tous les instructeurs spirituels ont recommandé et recommandent encore cet examen de soi-même comme exercice quotidien, ou prière. Comment pouvez-vous faire cette prière ? Vous devez tout d'abord finir tout ce que vous avez à faire, vous préparer pour la nuit et être seul. Commencez alors à revoir tout ce que vous avez fait pendant la journée qui est en train de se terminer. Revoyez toutes vos activités, elles se divisent pour nous tous en quatre classes : toutes nos pensées, toutes nos sensations, toutes nos paroles, toutes nos actions. Certaines personnes commencent à la première heure du matin et remontent jusqu'à la dernière heure. D'autres procèdent inversement : elles commencent par le dernier acte et retournent en arrière. D'autres enfin séparent les quatre classes : pensées, sensations, paroles, actions. Peu importe la méthode que vous adoptez ou la façon dont vous faites cet examen de conscience, l'important est de le faire. Examinez-vous, notez vos points faibles tout comme les bons, ne forgez pas d'excuses pour vos omissions et vos fautes, n'essayez pas de justifier vos erreurs. Regardez la situation en face, soyez sincères envers vous-mêmes, soyez honnêtes. En notant les fautes qui peuvent être expiées, repentez-vous et décidez de vous imposer la pénitence convenable le lendemain. D'autre part, ne vous enorgueillissez pas, mais notez avec humilité le fait d'avoir, dans certains cas, agi avec justice, parlé avec sincérité, ressenti avec bonté ou pensé avec noblesse.
Mais il y aura une difficulté de plus. Dans certains cas, nous ne sommes pas certains de savoir si ce que nous avons fait relève du bien ou du mal. Il est relativement aisé de noter ce qui est bien et de regarder en face ce qui est mal, d'éviter l'orgueil, comme le découragement, mais que faire lorsque nous ne sommes pas sûrs, lorsque nous avons quelque doute ? Quand nous sommes sûrs de notre attitude, nous nous apercevons souvent ensuite que nous avions tort ! Il est donc particulièrement nécessaire de toujours avoir une base juste, logique et raisonnable pour nous justifier ou nous critiquer. Ne soyez pas un avocat ou un homme de loi, n'essayez pas de faire en sorte que votre client - votre soi inférieur - échappe à la punition de ses fautes, ne l'excusez pas non plus. Soyez un juge, impartial, sage, qui décide... non selon ses sentiments mais selon la Loi. Et ceci nous amène au point le plus important. Pour être un bon juge, pour rendre des sentences correctes, vous devez avoir la connaissance. C'est ici, que nous voyons la grande valeur, la nécessité capitale de l'étude. Notre rétrospection, notre examen de nous-mêmes, sera en quelque sorte stérile si nous n'avons pas la connaissance réelle du bien et du mal. C'est pour cette raison que le Bouddha enseignait à ses Bikkhus (disciples) d'examiner leur conduite à la lumière des Divines Paramitas, les Vertus inhérentes à la Nature, qui peuvent être comprises par une étude des Lois de la Nature. Exactement de la même façon qu'en prêtant attention à notre conscience et en obéissant à ses injonctions, nous évitons d'être la victime de la voix de la chair, de même en nous mettant en rapport avec de grandes et nobles idées, et particulièrement avec les lois de la Nature qui sont justes, infaillibles et immuables, nous sommes attirés de plus en plus vers la voix supérieure de notre Cœur, la voix de l'Âme, la voix du Dieu en nous.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 26 Mai 2017 16:44

Chers Amis (es)

Cher Nicolas : « Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde d'ici-bas que celui du fœtus dans le sein de sa mère. Tout comme le ventre maternel est important pour le développement physique d'un être humain, le monde physique est la matrice du développement de l'âme. De ce fait la vie est comme une sorte d'atelier où l'on peut perfectionner et développer les qualités qui seront nécessaires dans la vie future ». C’est excellent, Swedenborg dit que ce plan d’existence terrestre est la pépinière du Ciel, le lieu où les semences sont mises à germer, et où les petites pousses sont rempotées. Lorsque les jeunes plants auront été formés, alors seulement ils seront implantés à l’extérieur en pleine terre, dans le vrai jardin. La parabole est parlante. Il y a aussi dans les très vastes et très riches enseignements qui découlent des milliers de récits de NDE, l’idée qui ressort régulièrement que cette vie est un lieu d’apprentissage et de formation, une sorte d’école, où nous nous trouvons pour un temps, afin d’acquérir une connaissance particulière. Une connaissance qui n’a rien à voir avec le domaine des connaissances intellectuelles, mais plutôt avec l’expérience de la vie elle-même, de nos relations avec ceux qui nous entourent, de notre capacité à aimer et aider, mais aussi à ouvrir nos esprits, cultiver la tolérance, et nous occuper de notre vie spirituelle. C’est un vrai message, qui va tellement dans le sens des enseignements du Christ, on peut croire ou ne pas croire, mais on ne pourra manquer d’être frappé par le fait que ces enseignements sont en parfaite adéquation avec ceux que ramènent à présent ces milliers de nouveaux témoins de l’au-delà.

Nous savons maintenant que le fœtus, à l’intérieur du ventre de sa mère, entend tous les sons de l’extérieur, qu’il peut reconnaître par exemple la voix de son père, percevoir les émotions de ceux qui l’entourent, lui et sa mère, etc. Donc oui, le fœtus dans son monde intra-utérin ne peut avoir aucune idée de ce qu’est le monde extérieur qui l’attend, mais en même temps il est déjà capable d’en recevoir des informations et de s’en faire une image, si ce n’est visuelle, tout du moins auditive. Cette pré-représentation du monde extérieur joue un rôle majeur, celui de préparer le fœtus à sa vie extra-utérine future. C’est exactement la fonction que les enseignements sur la vie après la mort, sur l’existence et la nature de Dieu, et sur les mondes supérieurs et inférieurs - de Platon, des Évangiles, de Swedenborg, et plus récemment de ceux qui ressortent des témoignages de NDE – assument, celle de nous dire voilà ce vers quoi il faut aller, et comment. C’est aussi simple que cela.

Cher Bertrand : « Débarrassez-vous de l'idée que quelque grand Dieu écoute votre prière et y répond ou se refuse à le faire selon le cas. Un tel être n'existe pas; il n'y a pas de Dieu. »

Oui, le Divin serait en quelque sorte un pouvoir d’omniscience et d’omnipotence, universel ou totalement transcendant, dans tous les cas impersonnel par définition, c’est-à-dire n’ayant pas d’existence personnelle, comme nous en avons une en tant qu’être humain. L’idée de pouvoir personnellement communiquer avec Dieu serait par conséquent totalement imaginaire et illusoire.

C’est une grande question, qui m’a personnellement taraudé pendant bien des années. D’un côté il y avait, avec le Christianisme, un Dieu personnel auquel il fallait s’adresser à travers la prière, de l’autre, - avec les spiritualités orientales, en particulier taoïste, bouddhiste et zen - il n’y a pas de Dieu personnel, seulement une sorte de principe ou de conscience transcendante et impersonnelle, auquel il nous faut accéder à travers la pratique du silence et du vide total de soi. En tant que disciple du Christ d’un côté, et pratiquant du zen de l’autre, il m’a été pendant longtemps difficile de concilier ces deux approches, fondamentalement antagonistes. La réponse est venue petit à petit, à travers l’expérience d’un contact avec un Divin qui s’est révélé autant cosmique que personnel.

Mais je dois dire avoir été tout récemment très frappé par la récurrence des récits de NDE qui mettent en scène un Dieu éminemment personnel. Un Dieu qui nous appelle par notre nom, qui nous parle, qui nous prend dans ses bras, auquel nous pouvons poser toutes les questions que nous voulons, qui peut prendre toutes sortes d’apparences différentes, ou rester seulement présence, ou lumière, ou conscience cosmique, mais toujours, infiniment personnel !

Laissez-moi citer les témoignages de trois NDE, au sujet de cette question de la forme qui est celle du Divin :

« J’ai alors émergé du tunnel dans un lieu d’une paix et d’une tranquillité indescriptibles. Le plus bel Être de Lumière Blanche était là. Je savais qu’il prendrait une forme avec laquelle je pourrais me sentir à l’aise et communiquer, mais son essence véritable était Lumière et Amour. »

« J’étais en présence de cet être, et je savais qu’il était sacré. J’ai senti que c’était Dieu qui m’apparaissait comme je l’avais toujours imaginé. Il avait pris cette apparence de façon à ce que je ne sois pas effrayé, et je ne me suis jamais senti autant en confiance de ma vie. »

« Je crois que l’expérience d’une personne dépend de son état d’esprit et de son système de croyance. Je n’avais pas besoin de voir Dieu, ou Jésus, ou une figure humaine, parce que j’ai toujours pensé qu’il pourrait y avoir un Dieu qui soit un "être" sans nécessairement être un "humain". »

("God and the Afterlife. The groundbreaking evidence for God and near-death experience", from Jeffrey Long with Paul Perry, Harper One, 2016. Pages 64, 86.)

Le Divin se manifeste donc à nous dans l’autre vie comme une Présence, un Être d’Amour et de Lumière, qui va au-delà de tout ce qui peut se concevoir, et qui peut revêtir encore toutes sortes d’apparences "humaines" différentes. Dans tous les cas on est dans le « toi avec Moi, et le Moi avec toi » des Évangiles, dans une relation intime, de personne à personne ! Il sait exactement qui nous sommes et où nous en sommes, cela on s’en serait douté, mais plus étonnant, nous savons nous-même immédiatement qui il est, sans autre besoin de cérémonie. Un peu comme si en sa présence nous retrouvions tout à coup la mémoire de qui il est, de ce que nous sommes vraiment, et de ce qu’est en vérité cette réalité.

Cette donnée est tout à fait nouvelle, et tranche définitivement le débat du Dieu ou pas Dieu ? Ainsi que celui du Dieu personnel ou impersonnel ? Et avec une réponse sans cesse réaffirmée, par des milliers de témoins : Dieu oui, indéniablement existe ! Et il est, certes, cosmique, mais aussi infiniment personnel. Alors les amis, que vous soyez agenouillés sur le prie-Dieu, ou assis sur le zafu, il est là, à l’autre bout de votre prière, autant que dans le creuset de votre méditation.

J’aimerais à présent partager un nouveau texte pour accompagner les morts, qui nous vient de Voltaire. Je l’ai trouvé en exergue de l’ouvrage de Jeanne Morrannier : « La vie est un réveil », ouvrage cité dans le message du 19 février 2017 ( http://forumswedenborg.com/viewtopic.php?f=10&t=2253 ). Il est intéressant en cela qu’il n’affirme rien, mais qu’il pose plutôt les questions afin d’ouvrir les perspectives ; ce qui est parfois préférable, surtout lorsqu’on a affaire à un défunt ou une assemblée plutôt athée, ce qui est généralement le cas en France.

Le voici, c’est un véritable joyau :

« Oui, Platon, tu dis vrai ; notre âme est immortelle,
C’est un Dieu qui lui parle, un Dieu qui vit en elle.
Eh ! d’où viendrait sans lui ce grand pressentiment,
Ce dégoût des faux biens, cette horreur du néant ?
Vers les siècles sans fin je sens que tu m’entraînes,
Du monde et de mes sens je vais briser les chaînes,
Et m’ouvrir, loin d’un corps dans la fange arrêté,
Les portes de la vie et de l’éternité.
L’éternité ! quel mot consolant et terrible !
Ô lumière, ô nuage, ô profondeur horrible !
Qui suis-je ? Où vais-je ? Et d’où suis-je tiré ?
Dans quels climats nouveaux, dans quel monde ignoré
Le moment du trépas va-t-il plonger mon être ?
Où sera cet esprit qui ne peut se connaître ?
Que me préparez-vous, abîmes ténébreux ?
Allons, s’il est un Dieu, Caton doit être heureux.
Il en est un sans nul doute et je suis son ouvrage,
Lui-même au coeur du juste il empreint son image.
Il doit venger sa cause et punir les pervers.
Mais comment ? dans quel temps ? et dans quel univers ?
Ici la vertu pleure et l’audace l’opprime ;
L’innocence à genoux y tend la gorge au crime ;
La fortune y domine et tout y suit son char.
Ce globe infortuné fut formé par César :
Hâtons-nous de sortir d’une prison funeste,
Je te verrai sans ombre, ô vérité céleste !
Tu te caches de nous dans nos jours de sommeil ;
Cette vie est un songe et la mort un réveil. »


C’est magnifique, poétique, philosophique et métaphysique en même temps. C’est ouvert, pas d’affirmation péremptoire, pas de prosélytisme déplacé, juste l’homme en face de l’abîme, du vide et de la lumière. En même temps, on ne manquera pas de remarquer que tout est dit, et très subtilement rappelé. De ce fait c’est un texte parfait pour accompagner, celui ou celle, qui est en train de passer dans le monde spirituel, et ceux qui vont rester endeuillés pour un temps. Soulignons au passage que Voltaire est l’un des premiers écrivains et philosophes connus, contemporains de Swedenborg, à avoir été influencé par ses enseignements, qui sont bien représentés, dans cette évocation presque incantatoire. Notons aussi sa référence initiale à Platon, le "Raymond Moody" de l’antiquité, qui a lui-même profondément influencé Swedenborg.

Les paroles, les prières, les chants avec lesquels nous accompagnons nos proches défunts jouent un rôle bien plus important qu’on pourrait croire à première vue. Ils captent l’attention de tous, pour unifier l’assemblée autour de l’événement et de la personne défunte. Ils sont une façon de lui dire au revoir, de lui souhaiter bonne chance, mais aussi d’accompagner sa traversée, de l’aider à se diriger dans la bonne direction, vers les bons esprits ; et pour tous ceux qui restent, ils sont un rappel aux valeurs essentielles, à l’union de tous autour du grand Un.

En attendant un nouveau fleuron à incruster dans notre couronne de résurrection, apprenez par cœur l’un de ces textes, retirez-vous dans un endroit silencieux, récitez-le lentement en vous-même, et méditez en la beauté. L’Esprit ne tardera pas à remplir votre contemplation de merveilles, et à habiter votre cœur de sa bienheureuse présence.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 24 Mar 2018 18:55

Chers amis,

J'ai le grand plaisir d'avoir reçu pour ce forum, de la part d'une personne proche qui préfère rester anonyme, ce très beau texte d'Augustin d'Hippone (actuelle Algérie), un célèbre philosophe et théologien d'origines berbère et punique, de l'époque romaine (354-430). Le langage est bien sûr chrétien, mais j'ai été frappé de constater à quel point la vision qui en ressort est tout à fait cohérente avec les informations qui nous viennent de la toute récente science des NDE, ainsi qu'avec les enseignements de Swedenborg sur la vie après la mort. Ce qui lui donne une dimension suffisamment universelle pour qu'il soit possible de l'utiliser dans un contexte, disons ouvert !

« Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.

Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d’eux !

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons
et les nouveaux sentiers où je marche !

Si un instant, comme moi, tu pouvais contempler la Beauté
devant laquelle toutes beautés pâlissent !

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir ni m’aimer dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,
et quand un jour que Dieu connait et qu’il a fixé,
ton âme viendra dans ce Ciel où l’a précédée la mienne,
ce jour-là tu me reverras, et tu retrouveras mon affection sublimée.

Plairait-il à Dieu qu'entrant dans une vie plus heureuse,
je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie ?
Et que je sois devenu moins aimant ?

Tu me retrouveras donc transfiguré dans l’extase et le bonheur,
non plus attendant la mort, mais avançant avec toi pas après pas,
dans les nouveaux sentiers de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus,
si tu m’aimes ! »

Voici les réflexions qui accompagnent l'envoi de ce texte :

Attention ! Cessons la confusion : Dieu connaît la date de notre mort, mais ce n'est pas lui qui l'a fixée. La mort est venue avec l'esprit du mal. Comment imaginer un seul instant que c'est Dieu qui arrache des bras d'une mère son enfant ? Ou qu'il fait mourir des parents laissant leurs enfants orphelins ? Dieu n'est qu'amour, tendresse, miséricorde. Il combat le péché, non le pécheur.

Que fait Dieu face à la mort ? Il ressuscite. Par son incarnation il a tout voulu connaître de l'homme : gestation, naissance, enfance, adolescence, jusqu'à l'adulte, le mépris, la souffrance, la mort !

Je me révolte lorsque sur les faire-part de décès, je lis « Dieu a rappelé à lui... » Quelle horreur ! N'a-t-il pas dit : « ce n'est pas la mort du pécheur que je désire, mais qu'il vive. »

Chère amie anonyme,

Voilà un ensemble de remarques très intéressantes et qui m'ont fortement interpellé, d'autant que, de façon synchronique, j'ai reçu quelques jours après le message d'un internaute qui disait exactement le contraire :

« Que peut être la vie après la mort puisque MORT signifie arrêt de la VIE ?? Sinon un certain mysticisme qui "met au panier" le don le plus précieux accordé par la nature, soit Dieu, aux êtres vivants dont l’espèce humaine. »

« La mort : le don le plus précieux accordé par Dieu à l’espèce humaine ! »

Alors, la mort : expression incarnée du mal lui-même, ou don de Dieu par excellence ? C'est une grande question !

S'il est évident qu'on ne peut attribuer à un Dieu d'amour le fait d'arracher par une mort parfois brutale et dramatique, ceux qui nous sont les plus proches, il me semble pour autant difficile de penser que la mort, présente à tous les étages de l'univers, et qui conditionne l'existence de toute notre biosphère terrestre, soit une création du mal !

Oui, dans le mythe génésique la mort est bien la conséquence d'une chute, causée par la transgression de l'homme. Mais nous sommes là dans le domaine d'un langage mythologique, qui a une valeur de parabole avant tout symbolique. Où se trouvent le mal et le péché lorsque la mort d'une étoile géante conditionne la naissance de systèmes solaires où la vie soit possible ? Où se trouvent le mal et le péché lorsque la mort d'une génération conditionne la vie de la suivante ?

Imaginons une humanité immortelle et calculons le temps qu'il nous faudrait pour nous retrouver avec une démographie absolument ingérable ? Une étude statistique évalue à environ 108,2 milliards le nombre d'êtres humains ayant vécu sur la Terre, 93% sont fort heureusement morts, 6,8 % sont actuellement vivants, c'est-à-dire 7,55 milliards au 1er juillet 2017 !

Alors la mort, création de Dieu, ou du diable ?

Eh bien la réponse est fort simple : ni de l'un ni de l'autre, tout simplement parce que la mort n'existe pas !

Voici ce que nous en dit Swedenborg :

« Lorsque dans le monde matériel notre corps ne peut plus remplir les fonctions correspondantes aux pensées et aux sentiments de notre esprit, lesquels ont leur origine dans le monde invisible, alors on dit que la personne meurt. Ce qui arrive lorsque cessent la respiration et les battements du cœur.

Toujours est-il que la personne ne meurt pas, elle est seulement séparée de l’enveloppe physique qui lui servait dans ce monde. La personne elle-même est toujours en vie. Il est dit qu'elle continue à vivre, car nous ne sommes pas des êtres humains par le fait que nous avons un corps, mais parce que nous sommes esprit. En effet, c'est l'esprit en nous qui pense, et ce sont nos pensées alliées à nos sentiments qui font les hommes que nous sommes.

De là, il est évident que lorsque nous mourons, nous ne faisons simplement que passer d'un monde dans un autre. » (Ciel et Enfer 445)

Lorsque nous mourons, « nous ne faisons simplement que passer d'un monde dans un autre ! ». Et si vous souhaitez vous en convaincre davantage, lisez notre forum sur la vie après la mort : http://forumswedenborg.com/viewtopic.php?f=10&t=7022

À savoir maintenant qui choisit l'heure et la façon de mourir. Et pourquoi l'effroyable violence de cette séparation qu'elle semble nous imposer irrémédiablement, pour ce qui concerne cette existence terrestre ?

Peut-être avons-nous besoin de faire l'expérience de la perte de nombreux proches et amis, l'expérience de la mort séparatrice, violente et absurde, pour faire ensuite celle de véritables retrouvailles, en pleine conscience à présent de ce que représente la relation, l'union avec l'autre, en pleine possession de toute sa valeur. Et que cela fasse partie des nombreuses choses que cette incarnation terrestre représente, dont nous devons faire l'expérience pour notre formation intérieure et spirituelle.

Quant à savoir qui peut bien être l'auteur de tout cela, surtout lorsqu'il s'agit de circonstances hautement dramatiques, comme les guerres, les crimes, les accidents, les maladies, qui impactent profondément et douloureusement l'entourage proche. Je suis toujours surpris d'entendre dire : « si Dieu existait tout cela n'aurait jamais pu arriver, preuve que Dieu n'existe pas, ou alors c'est un véritable salopard ! » Je peux comprendre cette réaction, mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples que cela. Nous sommes ici pour faire l'expérience de toutes les choses qui font ce monde, des pires aux plus merveilleuses, et repartir avec notre sac plein de tout cela, pour continuer ensuite ailleurs, autrement, sur la base de tout ce que nous aurons acquis et appris ici-bas. Inclinons-nous avec respect et reconnaissance face à toutes ces choses qui nous dépassent, et qui sont peut-être là pour une raison, faire de nous de véritables pèlerins sur le chemin de la sagesse.

J'aimerais maintenant partager avec vous un nouveau texte, qui pourra je l'espère être utile à certains. Il s'agit des paroles d'un chant-médecine qui m'a été transmis récemment.

Les cultures amérindiennes n'avaient pas d'écriture. La Tradition, ou pour mieux dire les enseignements de vie et de sagesse, y étaient donc transmis de génération en génération de façon orale, par le bouche-à-oreille. Plutôt que récités de façon monochrome, ils étaient scandés et chantés, et se véhiculaient à travers tout un ensemble de chants sacrés. Ces « chants de vision », nommés par la tradition amérindienne « chants-médecine » se transmettaient de façon initiatique, pour n'être utilisé ensuite que dans des contextes strictement rituels et cérémoniels. En faire un usage profane revenait à détruire leur pouvoir, et donc commettre une faute grave qui ne pouvait qu'avoir des conséquences désastreuses. Raison pour laquelle ces chants étaient placés sous le sceau du plus grand secret, et qu’ils ne pouvaient être transmis et utilisés sans une autorisation spéciale.

Un des contextes privilégiés où ces chants étaient régulièrement chantés était celui de la hutte de sudation amérindienne, nommée : « Hutte-Médecine ». Il s'agit d'un rite de prière et de purification, pratiqué par l'ensemble des cultures amérindiennes, depuis des temps immémoriaux. Ce rite fondamental et universel servait de trait d'union entre toutes les tribus, assumant une fonction de rencontre, de communication et de communion spirituelle. Lorsque j'ai reçu la Hutte-Médecine, il m'a été associé un « esprit-guide » qui, de retour en France, m'a intérieurement enseigné tout ce qui était utile d'apprendre sur la pratique de la Hutte-Médecine, et qui m'a également transmis les nombreux chants de vision qui en rythment le déroulement.

Les paroles qui suivent sont celles du dernier chant qui nous a été transmis. On y trouve des éléments liés à différentes traditions spirituelles du monde, non seulement amérindiennes, mais aussi bouddhiste, platonicienne, chrétienne et autres, ce qui lui donne une dimension universelle qui pourra facilement parler à tous.

L'esprit-guide nous autorise donc à évoquer les paroles de ce chant-médecine dans le seul contexte ici d'une inhumation, parce qu’il développe d'une façon magnifique de nombreux enseignements, en particulier sur la vie après la mort et notre destinée supraterrestre. Quant à ceux qui souhaiteront en apprendre la mélodie, je les invite à venir en faire l'apprentissage lors de nos Huttes-Médecine mensuels. (http://chrysalis-saorge.info)

Il peut aisément être lu comme un texte poétique. L'apprendre par cœur permet de nous l'incorporer davantage, afin de mieux le restituer ensuite. Il faut pouvoir l'égrener sans précipitation et distinctement, en veillant à rythmer chaque strophe par un petit temps de silence. Il est souvent utile de répéter seul et plusieurs fois, à l'avance, ce difficile exercice de diction et d'évocation, avant de le faire en présence d'une assemblée. Commencez par un petit moment de silence et de recueillement avant de vous lancer. Temps pendant lequel on prend garde à respirer bien en profondeur tout en se centrant dans son « hara », d'autant que l'émotion est souvent forte dans ces moments, et qu'il faudra aussi faire avec.

« Je suis assis à la porte de ma demeure,
au soleil levant, au rayon de sa lueur.

Je contemple la vie et la scène de ce monde,
et je vois bien qu’il y a un chemin.

De la naissance en passant par l’enfance,
de la jeunesse en passant par la vieillesse.

À travers bonheurs et malheurs,
nous grandissons enfant de sa lumière.

De cette lumière dont le monde a tant besoin,
de ce bonheur qui vient du soleil intérieur.

C’est dans l’union avec tous les êtres,
que nous vaincrons sur les ténèbres.

Que nous gagnerons le paradis perdu,
que nous retrouverons la vérité nue.

Je me souviens au premier matin du monde,
lorsque nous formions une seule ronde.

Ô bien aimé, comment ai-je pu t’oublier,
t’abandonner toi qui nous avais tout donné ?

En réalité, c’est une histoire d’amour,
de perte et de retrouvailles après une longue errance.

Nous voici délivrés et même libérés,
illuminés dans les bras de la beauté.

Ce n’est pas fini, ça ne fait que commencer,
entre dans l’onde prière pour tous les êtres.

À présent c’est d’en haut que je viens pour t’aider,
de l’intérieur là où sont tous les esprits.

Car c’est l’amour la loi universelle,
qui fait que tout tient ensemble et que c’est vivant.

C’est la connaissance, la loi universelle,
que nous devons chercher et jardiner.

Car c’est la force, la loi universelle,
qui a tout créé et qui est à nous recréer.

Car c’est la vie, la loi universelle,
qui fait que nous devons mourir afin de revivre.

Te voici réuni avec tous les tiens,
regarde la lumière radieuse et resplendissante.

Celui qui aime je viendrai frapper à sa porte,
pour faire ma demeure en lui, toi avec moi et moi avec toi.

Tu n’auras plus besoin de la lumière du soleil,
car je serais en toi Lumière de toutes les lumières.

Tu n’auras plus de larmes, car tu seras transformé,
extase et béatitude seront ton pain et ton vin.

Voici l’heure des noces est arrivée,
tout le monde est invité à chanter et à danser. »


Si pour des raisons personnelles, ou du fait d'un contexte particulier, vous ne pouviez pas porter ce témoignage au défunt concerné, tout en ayant le désir de lui faire l'offrande d'une telle parole, voici une alternative utile. Écrivez ou imprimez le texte sur une page que vous plierez ensuite pour en faire un origami, en forme de bateau, de fleur, ou d'oiseau par exemple. Vous pourrez ensuite simplement et discrètement le déposer sur le cercueil ou la tombe, parmi les fleurs et les couronnes, en cadeau pour le voyage !

Tout avec vous, sur le chemin des chants de vision.

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