Textes pour accompagner les morts

Ce forum est consacré à la question de la vie après la mort. Lire à ce sujet les pages dédiées à cette question sur le site : emmanelswedenborg.info. N'hésitez pas à poster vos questions, et à partager vos reflexions et vos expériences dans ce domaine.

Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar morganto » 01 Avr 2017 21:01

Bonsoir,

Suite avec la 2° prière : l’examen de soi-même.
Nous nous éviterons bien des ennuis, si nous introduisons dans nos vies l'exercice de la deuxième sorte de prière, qui développe la conscience. Son nom est l'examen de soi-même. C'est un fait bien connu que les gens qui vont à l'église ou au temple, ou prient chez eux, commettent régulièrement des fautes et ne sont pas meilleurs que ceux qui ne vont jamais au temple ou ne prient jamais. Pourquoi cela ? Parce qu'ils ne connaissent pas, ou ne pratiquent pas l'examen de conscience. Qu'ils soient vicieux ou vertueux, ceux qui n'examinent pas leurs motifs et leurs idées, leurs méthodes et leurs habitudes, sont comme des animaux. Ils peuvent vivre comme des tigres coléreux ou comme des oiseaux heureux, mais ils ne grandissent pas, ils ne progressent pas. Qu'est-ce que l'examen de soi-même ? Il s'applique tout d'abord à la conscience, et ensuite à l'Âme.
Le moment le plus propice est la fin de la journée. La Nature nous oblige à examiner toute notre vie à l'heure de la mort ; nous voyons alors en détail les images du cours de toute notre vie ; c'est là un phénomène de la Nature et les hommes sages adoptent ses leçons dans la vie courante. Tous les instructeurs spirituels ont recommandé et recommandent encore cet examen de soi-même comme exercice quotidien, ou prière. Comment pouvez-vous faire cette prière ? Vous devez tout d'abord finir tout ce que vous avez à faire, vous préparer pour la nuit et être seul. Commencez alors à revoir tout ce que vous avez fait pendant la journée qui est en train de se terminer. Revoyez toutes vos activités, elles se divisent pour nous tous en quatre classes : toutes nos pensées, toutes nos sensations, toutes nos paroles, toutes nos actions. Certaines personnes commencent à la première heure du matin et remontent jusqu'à la dernière heure. D'autres procèdent inversement : elles commencent par le dernier acte et retournent en arrière. D'autres enfin séparent les quatre classes : pensées, sensations, paroles, actions. Peu importe la méthode que vous adoptez ou la façon dont vous faites cet examen de conscience, l'important est de le faire. Examinez-vous, notez vos points faibles tout comme les bons, ne forgez pas d'excuses pour vos omissions et vos fautes, n'essayez pas de justifier vos erreurs. Regardez la situation en face, soyez sincères envers vous-mêmes, soyez honnêtes. En notant les fautes qui peuvent être expiées, repentez-vous et décidez de vous imposer la pénitence convenable le lendemain. D'autre part, ne vous enorgueillissez pas, mais notez avec humilité le fait d'avoir, dans certains cas, agi avec justice, parlé avec sincérité, ressenti avec bonté ou pensé avec noblesse.
Mais il y aura une difficulté de plus. Dans certains cas, nous ne sommes pas certains de savoir si ce que nous avons fait relève du bien ou du mal. Il est relativement aisé de noter ce qui est bien et de regarder en face ce qui est mal, d'éviter l'orgueil, comme le découragement, mais que faire lorsque nous ne sommes pas sûrs, lorsque nous avons quelque doute ? Quand nous sommes sûrs de notre attitude, nous nous apercevons souvent ensuite que nous avions tort ! Il est donc particulièrement nécessaire de toujours avoir une base juste, logique et raisonnable pour nous justifier ou nous critiquer. Ne soyez pas un avocat ou un homme de loi, n'essayez pas de faire en sorte que votre client - votre soi inférieur - échappe à la punition de ses fautes, ne l'excusez pas non plus. Soyez un juge, impartial, sage, qui décide... non selon ses sentiments mais selon la Loi. Et ceci nous amène au point le plus important. Pour être un bon juge, pour rendre des sentences correctes, vous devez avoir la connaissance. C'est ici, que nous voyons la grande valeur, la nécessité capitale de l'étude. Notre rétrospection, notre examen de nous-mêmes, sera en quelque sorte stérile si nous n'avons pas la connaissance réelle du bien et du mal. C'est pour cette raison que le Bouddha enseignait à ses Bikkhus (disciples) d'examiner leur conduite à la lumière des Divines Paramitas, les Vertus inhérentes à la Nature, qui peuvent être comprises par une étude des Lois de la Nature. Exactement de la même façon qu'en prêtant attention à notre conscience et en obéissant à ses injonctions, nous évitons d'être la victime de la voix de la chair, de même en nous mettant en rapport avec de grandes et nobles idées, et particulièrement avec les lois de la Nature qui sont justes, infaillibles et immuables, nous sommes attirés de plus en plus vers la voix supérieure de notre Cœur, la voix de l'Âme, la voix du Dieu en nous.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 26 Mai 2017 16:44

Chers Amis (es)

Cher Nicolas : « Le monde de l'au-delà est aussi différent du monde d'ici-bas que celui du fœtus dans le sein de sa mère. Tout comme le ventre maternel est important pour le développement physique d'un être humain, le monde physique est la matrice du développement de l'âme. De ce fait la vie est comme une sorte d'atelier où l'on peut perfectionner et développer les qualités qui seront nécessaires dans la vie future ». C’est excellent, Swedenborg dit que ce plan d’existence terrestre est la pépinière du Ciel, le lieu où les semences sont mises à germer, et où les petites pousses sont rempotées. Lorsque les jeunes plants auront été formés, alors seulement ils seront implantés à l’extérieur en pleine terre, dans le vrai jardin. La parabole est parlante. Il y a aussi dans les très vastes et très riches enseignements qui découlent des milliers de récits de NDE, l’idée qui ressort régulièrement que cette vie est un lieu d’apprentissage et de formation, une sorte d’école, où nous nous trouvons pour un temps, afin d’acquérir une connaissance particulière. Une connaissance qui n’a rien à voir avec le domaine des connaissances intellectuelles, mais plutôt avec l’expérience de la vie elle-même, de nos relations avec ceux qui nous entourent, de notre capacité à aimer et aider, mais aussi à ouvrir nos esprits, cultiver la tolérance, et nous occuper de notre vie spirituelle. C’est un vrai message, qui va tellement dans le sens des enseignements du Christ, on peut croire ou ne pas croire, mais on ne pourra manquer d’être frappé par le fait que ces enseignements sont en parfaite adéquation avec ceux que ramènent à présent ces milliers de nouveaux témoins de l’au-delà.

Nous savons maintenant que le fœtus, à l’intérieur du ventre de sa mère, entend tous les sons de l’extérieur, qu’il peut reconnaître par exemple la voix de son père, percevoir les émotions de ceux qui l’entourent, lui et sa mère, etc. Donc oui, le fœtus dans son monde intra-utérin ne peut avoir aucune idée de ce qu’est le monde extérieur qui l’attend, mais en même temps il est déjà capable d’en recevoir des informations et de s’en faire une image, si ce n’est visuelle, tout du moins auditive. Cette pré-représentation du monde extérieur joue un rôle majeur, celui de préparer le fœtus à sa vie extra-utérine future. C’est exactement la fonction que les enseignements sur la vie après la mort, sur l’existence et la nature de Dieu, et sur les mondes supérieurs et inférieurs - de Platon, des Évangiles, de Swedenborg, et plus récemment de ceux qui ressortent des témoignages de NDE – assument, celle de nous dire voilà ce vers quoi il faut aller, et comment. C’est aussi simple que cela.

Cher Bertrand : « Débarrassez-vous de l'idée que quelque grand Dieu écoute votre prière et y répond ou se refuse à le faire selon le cas. Un tel être n'existe pas; il n'y a pas de Dieu. »

Oui, le Divin serait en quelque sorte un pouvoir d’omniscience et d’omnipotence, universel ou totalement transcendant, dans tous les cas impersonnel par définition, c’est-à-dire n’ayant pas d’existence personnelle, comme nous en avons une en tant qu’être humain. L’idée de pouvoir personnellement communiquer avec Dieu serait par conséquent totalement imaginaire et illusoire.

C’est une grande question, qui m’a personnellement taraudé pendant bien des années. D’un côté il y avait, avec le Christianisme, un Dieu personnel auquel il fallait s’adresser à travers la prière, de l’autre, - avec les spiritualités orientales, en particulier taoïste, bouddhiste et zen - il n’y a pas de Dieu personnel, seulement une sorte de principe ou de conscience transcendante et impersonnelle, auquel il nous faut accéder à travers la pratique du silence et du vide total de soi. En tant que disciple du Christ d’un côté, et pratiquant du zen de l’autre, il m’a été pendant longtemps difficile de concilier ces deux approches, fondamentalement antagonistes. La réponse est venue petit à petit, à travers l’expérience d’un contact avec un Divin qui s’est révélé autant cosmique que personnel.

Mais je dois dire avoir été tout récemment très frappé par la récurrence des récits de NDE qui mettent en scène un Dieu éminemment personnel. Un Dieu qui nous appelle par notre nom, qui nous parle, qui nous prend dans ses bras, auquel nous pouvons poser toutes les questions que nous voulons, qui peut prendre toutes sortes d’apparences différentes, ou rester seulement présence, ou lumière, ou conscience cosmique, mais toujours, infiniment personnel !

Laissez-moi citer les témoignages de trois NDE, au sujet de cette question de la forme qui est celle du Divin :

« J’ai alors émergé du tunnel dans un lieu d’une paix et d’une tranquillité indescriptibles. Le plus bel Être de Lumière Blanche était là. Je savais qu’il prendrait une forme avec laquelle je pourrais me sentir à l’aise et communiquer, mais son essence véritable était Lumière et Amour. »

« J’étais en présence de cet être, et je savais qu’il était sacré. J’ai senti que c’était Dieu qui m’apparaissait comme je l’avais toujours imaginé. Il avait pris cette apparence de façon à ce que je ne sois pas effrayé, et je ne me suis jamais senti autant en confiance de ma vie. »

« Je crois que l’expérience d’une personne dépend de son état d’esprit et de son système de croyance. Je n’avais pas besoin de voir Dieu, ou Jésus, ou une figure humaine, parce que j’ai toujours pensé qu’il pourrait y avoir un Dieu qui soit un "être" sans nécessairement être un "humain". »

("God and the Afterlife. The groundbreaking evidence for God and near-death experience", from Jeffrey Long with Paul Perry, Harper One, 2016. Pages 64, 86.)

Le Divin se manifeste donc à nous dans l’autre vie comme une Présence, un Être d’Amour et de Lumière, qui va au-delà de tout ce qui peut se concevoir, et qui peut revêtir encore toutes sortes d’apparences "humaines" différentes. Dans tous les cas on est dans le « toi avec Moi, et le Moi avec toi » des Évangiles, dans une relation intime, de personne à personne ! Il sait exactement qui nous sommes et où nous en sommes, cela on s’en serait douté, mais plus étonnant, nous savons nous-même immédiatement qui il est, sans autre besoin de cérémonie. Un peu comme si en sa présence nous retrouvions tout à coup la mémoire de qui il est, de ce que nous sommes vraiment, et de ce qu’est en vérité cette réalité.

Cette donnée est tout à fait nouvelle, et tranche définitivement le débat du Dieu ou pas Dieu ? Ainsi que celui du Dieu personnel ou impersonnel ? Et avec une réponse sans cesse réaffirmée, par des milliers de témoins : Dieu oui, indéniablement existe ! Et il est, certes, cosmique, mais aussi infiniment personnel. Alors les amis, que vous soyez agenouillés sur le prie-Dieu, ou assis sur le zafu, il est là, à l’autre bout de votre prière, autant que dans le creuset de votre méditation.

J’aimerais à présent partager un nouveau texte pour accompagner les morts, qui nous vient de Voltaire. Je l’ai trouvé en exergue de l’ouvrage de Jeanne Morrannier : « La vie est un réveil », ouvrage cité dans le message du 19 février 2017 ( http://forumswedenborg.com/viewtopic.php?f=10&t=2253 ). Il est intéressant en cela qu’il n’affirme rien, mais qu’il pose plutôt les questions afin d’ouvrir les perspectives ; ce qui est parfois préférable, surtout lorsqu’on a affaire à un défunt ou une assemblée plutôt athée, ce qui est généralement le cas en France.

Le voici, c’est un véritable joyau :

« Oui, Platon, tu dis vrai ; notre âme est immortelle,
C’est un Dieu qui lui parle, un Dieu qui vit en elle.
Eh ! d’où viendrait sans lui ce grand pressentiment,
Ce dégoût des faux biens, cette horreur du néant ?
Vers les siècles sans fin je sens que tu m’entraînes,
Du monde et de mes sens je vais briser les chaînes,
Et m’ouvrir, loin d’un corps dans la fange arrêté,
Les portes de la vie et de l’éternité.
L’éternité ! quel mot consolant et terrible !
Ô lumière, ô nuage, ô profondeur horrible !
Qui suis-je ? Où vais-je ? Et d’où suis-je tiré ?
Dans quels climats nouveaux, dans quel monde ignoré
Le moment du trépas va-t-il plonger mon être ?
Où sera cet esprit qui ne peut se connaître ?
Que me préparez-vous, abîmes ténébreux ?
Allons, s’il est un Dieu, Caton doit être heureux.
Il en est un sans nul doute et je suis son ouvrage,
Lui-même au coeur du juste il empreint son image.
Il doit venger sa cause et punir les pervers.
Mais comment ? dans quel temps ? et dans quel univers ?
Ici la vertu pleure et l’audace l’opprime ;
L’innocence à genoux y tend la gorge au crime ;
La fortune y domine et tout y suit son char.
Ce globe infortuné fut formé par César :
Hâtons-nous de sortir d’une prison funeste,
Je te verrai sans ombre, ô vérité céleste !
Tu te caches de nous dans nos jours de sommeil ;
Cette vie est un songe et la mort un réveil. »


C’est magnifique, poétique, philosophique et métaphysique en même temps. C’est ouvert, pas d’affirmation péremptoire, pas de prosélytisme déplacé, juste l’homme en face de l’abîme, du vide et de la lumière. En même temps, on ne manquera pas de remarquer que tout est dit, et très subtilement rappelé. De ce fait c’est un texte parfait pour accompagner, celui ou celle, qui est en train de passer dans le monde spirituel, et ceux qui vont rester endeuillés pour un temps. Soulignons au passage que Voltaire est l’un des premiers écrivains et philosophes connus, contemporains de Swedenborg, à avoir été influencé par ses enseignements, qui sont bien représentés, dans cette évocation presque incantatoire. Notons aussi sa référence initiale à Platon, le "Raymond Moody" de l’antiquité, qui a lui-même profondément influencé Swedenborg.

Les paroles, les prières, les chants avec lesquels nous accompagnons nos proches défunts jouent un rôle bien plus important qu’on pourrait croire à première vue. Ils captent l’attention de tous, pour unifier l’assemblée autour de l’événement et de la personne défunte. Ils sont une façon de lui dire au revoir, de lui souhaiter bonne chance, mais aussi d’accompagner sa traversée, de l’aider à se diriger dans la bonne direction, vers les bons esprits ; et pour tous ceux qui restent, ils sont un rappel aux valeurs essentielles, à l’union de tous autour du grand Un.

En attendant un nouveau fleuron à incruster dans notre couronne de résurrection, apprenez par cœur l’un de ces textes, retirez-vous dans un endroit silencieux, récitez-le lentement en vous-même, et méditez en la beauté. L’Esprit ne tardera pas à remplir votre contemplation de merveilles, et à habiter votre cœur de sa bienheureuse présence.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 24 Mar 2018 18:55

Chers amis,

J'ai le grand plaisir d'avoir reçu pour ce forum, de la part d'une personne proche qui préfère rester anonyme, ce très beau texte d'Augustin d'Hippone (actuelle Algérie), un célèbre philosophe et théologien d'origines berbère et punique, de l'époque romaine (354-430). Le langage est bien sûr chrétien, mais j'ai été frappé de constater à quel point la vision qui en ressort est tout à fait cohérente avec les informations qui nous viennent de la toute récente science des NDE, ainsi qu'avec les enseignements de Swedenborg sur la vie après la mort. Ce qui lui donne une dimension suffisamment universelle pour qu'il soit possible de l'utiliser dans un contexte, disons ouvert !

« Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.

Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d’eux !

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons
et les nouveaux sentiers où je marche !

Si un instant, comme moi, tu pouvais contempler la Beauté
devant laquelle toutes beautés pâlissent !

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir ni m’aimer dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,
et quand un jour que Dieu connait et qu’il a fixé,
ton âme viendra dans ce Ciel où l’a précédée la mienne,
ce jour-là tu me reverras, et tu retrouveras mon affection sublimée.

Plairait-il à Dieu qu'entrant dans une vie plus heureuse,
je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie ?
Et que je sois devenu moins aimant ?

Tu me retrouveras donc transfiguré dans l’extase et le bonheur,
non plus attendant la mort, mais avançant avec toi pas après pas,
dans les nouveaux sentiers de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus,
si tu m’aimes ! »

Voici les réflexions qui accompagnent l'envoi de ce texte :

Attention ! Cessons la confusion : Dieu connaît la date de notre mort, mais ce n'est pas lui qui l'a fixée. La mort est venue avec l'esprit du mal. Comment imaginer un seul instant que c'est Dieu qui arrache des bras d'une mère son enfant ? Ou qu'il fait mourir des parents laissant leurs enfants orphelins ? Dieu n'est qu'amour, tendresse, miséricorde. Il combat le péché, non le pécheur.

Que fait Dieu face à la mort ? Il ressuscite. Par son incarnation il a tout voulu connaître de l'homme : gestation, naissance, enfance, adolescence, jusqu'à l'adulte, le mépris, la souffrance, la mort !

Je me révolte lorsque sur les faire-part de décès, je lis « Dieu a rappelé à lui... » Quelle horreur ! N'a-t-il pas dit : « ce n'est pas la mort du pécheur que je désire, mais qu'il vive. »

Chère amie anonyme,

Voilà un ensemble de remarques très intéressantes et qui m'ont fortement interpellé, d'autant que, de façon synchronique, j'ai reçu quelques jours après le message d'un internaute qui disait exactement le contraire :

« Que peut être la vie après la mort puisque MORT signifie arrêt de la VIE ?? Sinon un certain mysticisme qui "met au panier" le don le plus précieux accordé par la nature, soit Dieu, aux êtres vivants dont l’espèce humaine. »

« La mort : le don le plus précieux accordé par Dieu à l’espèce humaine ! »

Alors, la mort : expression incarnée du mal lui-même, ou don de Dieu par excellence ? C'est une grande question !

S'il est évident qu'on ne peut attribuer à un Dieu d'amour le fait d'arracher par une mort parfois brutale et dramatique, ceux qui nous sont les plus proches, il me semble pour autant difficile de penser que la mort, présente à tous les étages de l'univers, et qui conditionne l'existence de toute notre biosphère terrestre, soit une création du mal !

Oui, dans le mythe génésique la mort est bien la conséquence d'une chute, causée par la transgression de l'homme. Mais nous sommes là dans le domaine d'un langage mythologique, qui a une valeur de parabole avant tout symbolique. Où se trouvent le mal et le péché lorsque la mort d'une étoile géante conditionne la naissance de systèmes solaires où la vie soit possible ? Où se trouvent le mal et le péché lorsque la mort d'une génération conditionne la vie de la suivante ?

Imaginons une humanité immortelle et calculons le temps qu'il nous faudrait pour nous retrouver avec une démographie absolument ingérable ? Une étude statistique évalue à environ 108,2 milliards le nombre d'êtres humains ayant vécu sur la Terre, 93% sont fort heureusement morts, 6,8 % sont actuellement vivants, c'est-à-dire 7,55 milliards au 1er juillet 2017 !

Alors la mort, création de Dieu, ou du diable ?

Eh bien la réponse est fort simple : ni de l'un ni de l'autre, tout simplement parce que la mort n'existe pas !

Voici ce que nous en dit Swedenborg :

« Lorsque dans le monde matériel notre corps ne peut plus remplir les fonctions correspondantes aux pensées et aux sentiments de notre esprit, lesquels ont leur origine dans le monde invisible, alors on dit que la personne meurt. Ce qui arrive lorsque cessent la respiration et les battements du cœur.

Toujours est-il que la personne ne meurt pas, elle est seulement séparée de l’enveloppe physique qui lui servait dans ce monde. La personne elle-même est toujours en vie. Il est dit qu'elle continue à vivre, car nous ne sommes pas des êtres humains par le fait que nous avons un corps, mais parce que nous sommes esprit. En effet, c'est l'esprit en nous qui pense, et ce sont nos pensées alliées à nos sentiments qui font les hommes que nous sommes.

De là, il est évident que lorsque nous mourons, nous ne faisons simplement que passer d'un monde dans un autre. » (Ciel et Enfer 445)

Lorsque nous mourons, « nous ne faisons simplement que passer d'un monde dans un autre ! ». Et si vous souhaitez vous en convaincre davantage, lisez notre forum sur la vie après la mort : http://forumswedenborg.com/viewtopic.php?f=10&t=7022

À savoir maintenant qui choisit l'heure et la façon de mourir. Et pourquoi l'effroyable violence de cette séparation qu'elle semble nous imposer irrémédiablement, pour ce qui concerne cette existence terrestre ?

Peut-être avons-nous besoin de faire l'expérience de la perte de nombreux proches et amis, l'expérience de la mort séparatrice, violente et absurde, pour faire ensuite celle de véritables retrouvailles, en pleine conscience à présent de ce que représente la relation, l'union avec l'autre, en pleine possession de toute sa valeur. Et que cela fasse partie des nombreuses choses que cette incarnation terrestre représente, dont nous devons faire l'expérience pour notre formation intérieure et spirituelle.

Quant à savoir qui peut bien être l'auteur de tout cela, surtout lorsqu'il s'agit de circonstances hautement dramatiques, comme les guerres, les crimes, les accidents, les maladies, qui impactent profondément et douloureusement l'entourage proche. Je suis toujours surpris d'entendre dire : « si Dieu existait tout cela n'aurait jamais pu arriver, preuve que Dieu n'existe pas, ou alors c'est un véritable salopard ! » Je peux comprendre cette réaction, mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples que cela. Nous sommes ici pour faire l'expérience de toutes les choses qui font ce monde, des pires aux plus merveilleuses, et repartir avec notre sac plein de tout cela, pour continuer ensuite ailleurs, autrement, sur la base de tout ce que nous aurons acquis et appris ici-bas. Inclinons-nous avec respect et reconnaissance face à toutes ces choses qui nous dépassent, et qui sont peut-être là pour une raison, faire de nous de véritables pèlerins sur le chemin de la sagesse.

J'aimerais maintenant partager avec vous un nouveau texte, qui pourra je l'espère être utile à certains. Il s'agit des paroles d'un chant-médecine qui m'a été transmis récemment.

Les cultures amérindiennes n'avaient pas d'écriture. La Tradition, ou pour mieux dire les enseignements de vie et de sagesse, y étaient donc transmis de génération en génération de façon orale, par le bouche-à-oreille. Plutôt que récités de façon monochrome, ils étaient scandés et chantés, et se véhiculaient à travers tout un ensemble de chants sacrés. Ces « chants de vision », nommés par la tradition amérindienne « chants-médecine » se transmettaient de façon initiatique, pour n'être utilisé ensuite que dans des contextes strictement rituels et cérémoniels. En faire un usage profane revenait à détruire leur pouvoir, et donc commettre une faute grave qui ne pouvait qu'avoir des conséquences désastreuses. Raison pour laquelle ces chants étaient placés sous le sceau du plus grand secret, et qu’ils ne pouvaient être transmis et utilisés sans une autorisation spéciale.

Un des contextes privilégiés où ces chants étaient régulièrement chantés était celui de la hutte de sudation amérindienne, nommée : « Hutte-Médecine ». Il s'agit d'un rite de prière et de purification, pratiqué par l'ensemble des cultures amérindiennes, depuis des temps immémoriaux. Ce rite fondamental et universel servait de trait d'union entre toutes les tribus, assumant une fonction de rencontre, de communication et de communion spirituelle. Lorsque j'ai reçu la Hutte-Médecine, il m'a été associé un « esprit-guide » qui, de retour en France, m'a intérieurement enseigné tout ce qui était utile d'apprendre sur la pratique de la Hutte-Médecine, et qui m'a également transmis les nombreux chants de vision qui en rythment le déroulement.

Les paroles qui suivent sont celles du dernier chant qui nous a été transmis. On y trouve des éléments liés à différentes traditions spirituelles du monde, non seulement amérindiennes, mais aussi bouddhiste, platonicienne, chrétienne et autres, ce qui lui donne une dimension universelle qui pourra facilement parler à tous.

L'esprit-guide nous autorise donc à évoquer les paroles de ce chant-médecine dans le seul contexte ici d'une inhumation, parce qu’il développe d'une façon magnifique de nombreux enseignements, en particulier sur la vie après la mort et notre destinée supraterrestre. Quant à ceux qui souhaiteront en apprendre la mélodie, je les invite à venir en faire l'apprentissage lors de nos Huttes-Médecine mensuels. (http://chrysalis-saorge.info)

Il peut aisément être lu comme un texte poétique. L'apprendre par cœur permet de nous l'incorporer davantage, afin de mieux le restituer ensuite. Il faut pouvoir l'égrener sans précipitation et distinctement, en veillant à rythmer chaque strophe par un petit temps de silence. Il est souvent utile de répéter seul et plusieurs fois, à l'avance, ce difficile exercice de diction et d'évocation, avant de le faire en présence d'une assemblée. Commencez par un petit moment de silence et de recueillement avant de vous lancer. Temps pendant lequel on prend garde à respirer bien en profondeur tout en se centrant dans son « hara », d'autant que l'émotion est souvent forte dans ces moments, et qu'il faudra aussi faire avec.

« Je suis assis à la porte de ma demeure,
au soleil levant, au rayon de sa lueur.

Je contemple la vie et la scène de ce monde,
et je vois bien qu’il y a un chemin.

De la naissance en passant par l’enfance,
de la jeunesse en passant par la vieillesse.

À travers bonheurs et malheurs,
nous grandissons enfant de sa lumière.

De cette lumière dont le monde a tant besoin,
de ce bonheur qui vient du soleil intérieur.

C’est dans l’union avec tous les êtres,
que nous vaincrons sur les ténèbres.

Que nous gagnerons le paradis perdu,
que nous retrouverons la vérité nue.

Je me souviens au premier matin du monde,
lorsque nous formions une seule ronde.

Ô bien aimé, comment ai-je pu t’oublier,
t’abandonner toi qui nous avais tout donné ?

En réalité, c’est une histoire d’amour,
de perte et de retrouvailles après une longue errance.

Nous voici délivrés et même libérés,
illuminés dans les bras de la beauté.

Ce n’est pas fini, ça ne fait que commencer,
entre dans l’onde prière pour tous les êtres.

À présent c’est d’en haut que je viens pour t’aider,
de l’intérieur là où sont tous les esprits.

Car c’est l’amour la loi universelle,
qui fait que tout tient ensemble et que c’est vivant.

C’est la connaissance, la loi universelle,
que nous devons chercher et jardiner.

Car c’est la force, la loi universelle,
qui a tout créé et qui est à nous recréer.

Car c’est la vie, la loi universelle,
qui fait que nous devons mourir afin de revivre.

Te voici réuni avec tous les tiens,
regarde la lumière radieuse et resplendissante.

Celui qui aime je viendrai frapper à sa porte,
pour faire ma demeure en lui, toi avec moi et moi avec toi.

Tu n’auras plus besoin de la lumière du soleil,
car je serais en toi Lumière de toutes les lumières.

Tu n’auras plus de larmes, car tu seras transformé,
extase et béatitude seront ton pain et ton vin.

Voici l’heure des noces est arrivée,
tout le monde est invité à chanter et à danser. »


Si pour des raisons personnelles, ou du fait d'un contexte particulier, vous ne pouviez pas porter ce témoignage au défunt concerné, tout en ayant le désir de lui faire l'offrande d'une telle parole, voici une alternative utile. Écrivez ou imprimez le texte sur une page que vous plierez ensuite pour en faire un origami, en forme de bateau, de fleur, ou d'oiseau par exemple. Vous pourrez ensuite simplement et discrètement le déposer sur le cercueil ou la tombe, parmi les fleurs et les couronnes, en cadeau pour le voyage !

Tout avec vous, sur le chemin des chants de vision.

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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 29 Mai 2018 16:32

Chers amis,

J'ai reçu au mois d'avril dernier, je ne sais par quel hasard, un mail très sympathique et bien inspiré renvoyant vers le site d'une association qui propose tout un travail d'information et d'accompagnement psychothérapeutique en lien avec le processus du deuil. Je n'ai pas encore eu à ce jour accès à leur programme en 16 séances dédiées aux « étapes du deuil » ni non plus à leurs publications, mais le peu que j'ai pu en lire sur leur site et leur forum m'a paru tout à fait intéressant et potentiellement utile pour beaucoup de personnes engagées dans le souvent douloureux processus du deuil. À plus forte raison lorsqu'il s'agit de la perte de son partenaire, d'un parent, d'un enfant, ou d'un ami proche. Je sais, pour l'avoir vécu moi-même, combien ce processus peut être long et douloureux, entraîner des phases de profonde dépression, s'avérer parfois aussi « inguérissable », et avoir des répercussions négatives et destructrices. Une aide thérapeutique dans ce domaine ne peut être que la bienvenue, et dans certains cas je crois, constituer une précieuse mesure de sauvegarde. Je vous fais donc passer, ci-dessous, ce providentiel courriel, que son auteur m'a autorisé à publier, en espérant que ce lien puisse être de quelque secours à toute personne qui pourrait en avoir besoin.
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 29 Mai 2018 16:58

Yacine, 19 avril 2018 à 07:59

Bonjour Patrick,

Je m'étais engagé à vous envoyer des ressources utiles chaque mois. Je dois bien avouer que ces derniers temps j'ai totalement dérogé à cette règle. Aussi, je vous demande sincèrement de bien vouloir m'excuser. À l'avenir je tâcherai de partager avec vous de nouvelles sources inspirantes de résilience avec autant de régularité que par le passé.

J'ai profité de ce début d'année 2018 pour finir d'élaborer la deuxième partie du programme « Découvrir son chemin de deuil » : constitué de 16 nouvelles séances, ce second programme conçu en collaboration avec des spécialistes du deuil sera dédié à l’exploration des concepts de « travail de deuil » et des « 4 tâches du deuil », deux notions essentielles pour parvenir à cheminer avec plus de douceur et de sérénité. Vous avez d'ailleurs certainement déjà suivi les 16 premières séances de ce programme dédié aux « étapes du deuil ». (Si ce n'est pas encore le cas, sachez que nous l'offrons en libre accès au cours de l'année lors de périodes difficiles à traverser comme les fêtes ou les vacances.)

https://comemo.us7.list-manage.com/track/click?u=7f2a719165284d56d39e19887&id=98a0300ad4&e=7611316f44

Mais si je vous écris aujourd'hui, c'est avant tout pour partager avec vous ma dernière entrevue avec Marie-Noël Damas. Marie-Noël Damas est une psychothérapeute spécialisée dans le suivi des deuils et des traumatismes, qui travaille à l'accompagnement des deuils suite à des morts violentes (après suicides, meurtres, accidents, explosions …) avec la police fédérale en Belgique. En complément de son accompagnement traditionnel, Marie-Noël Damas a recours à une méthode naturelle pour rétablir un équilibre émotionnel perturbé. Si vous avez parfois l'impression d'être submergé par des vagues d'émotions comme de la colère ou encore de culpabilité, je vous invite à découvrir l'article de Marie-Noël. Elle nous explique dans quelles circonstances certaines fleurs de Bach peuvent vous procurer leurs bienfaits.

https://comemo.us7.list-manage.com/track/click?u=7f2a719165284d56d39e19887&id=83a15afb1a&e=7611316f44

Comme à l'accoutumée, je tiens à finir ce courriel en partageant avec vous une citation qui aide à traverser les périodes difficiles :

« Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. » (Khalil Gibran)

Prenez grand soin de vous et à très bientôt,

Chaleureusement,

Yacine Akhrib
Fondateur des "Mots du deuil" et président de l'association 1901 : Cultiver le souvenir.

Note :

Dans ce contexte, Yacine met gratuitement à disposition pour téléchargement un recueil intitulé « Les 100 plus beaux textes sur le deuil » :

http://deuil.comemo.org/100-plus-beaux-textes-sur-le-deuil-inscription-confirmee

Il anime également le forum d'entraide intitulé « Les Mots du deuil » :

http://forumdeuil.comemo.org
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 29 Mai 2018 16:58

Suite :

Je profite de cette circonstance pour partager avec vous un nouveau texte qui est venu à moi de façon tout à fait synchronique.

Tandis que je me promenais dans un cimetière, à la recherche de la tombe de quelque ancêtre de ma famille par alliance, je fus attiré par le portrait d'un jeune homme disposé sur une grande dalle de marbre blanc. Quelque peu saisi par la beauté de ce visage juvénile, et le drame d'une vie emportée dans l'éclat de son printemps, je m'approchai, curieux. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver, juste en dessous de sa photo, le texte décoloré et à peine lisible d'un très beau poème ! La nuit suivante, l'image de son visage accompagnée de sa prière revint dans l'obscure profondeur de mon sommeil. Leur souvenir s'imposa à moi avec une étrange insistance portant à mon attention cette anodine circonstance qui eut tôt fait sans cela de glisser dans l'oubli ordinaire de nos vies courantes. Le lendemain, je m'en retournai au cimetière, non sans quelque précipitation, recueillir le poème en question qui avait entre-temps pris la valeur d'un précieux message adressé aux vivants par ce beau soldat inconnu, tombé au front de cette vie, si tôt le matin :

« La mort n'est qu'un passage.
Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le resterai toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent.
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez de rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez ou ne priez pas. Souriez, pensez à moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans aucune trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé, alors pourquoi serais-je hors de vos pensées ?
Je ne suis pas loin. Juste de l'autre côté du chemin. »


(Charles Péguy)

Il m'est devenu évident, après une lecture attentive, que ce texte pouvait constituer un véritable « mode d'emploi du deuil ». En effet, la mort qui nous arrache si violemment nos plus proches, nous les rend en même temps plus intérieurement présent. Le fait alors d'engager un dialogue au plus intime de nos cœurs avec eux peut nous les rendre parfois encore plus proches. Nous permettre de dénouer les nœuds que la vie ne nous a pas permis de dénouer avec eux, de leur dire ce que nous n'avons pas pu leur communiquer de leur vivant, et, en tendant un peu notre oreille intérieure, de les entendre nous répondre. Point besoin pour ce faire de table tournante ou de médium, de « Psychomenteum » à la Raymond Moody ou de « Trans Communication Hypnotique » à la Jean-Jacques Charbonnier (1). Juste un peu de silence et de recueillement, avant d'engager le dialogue intérieur, en marchant en pleine nature par exemple, ou assis les yeux fermés devant un beau soleil couchant.

Swedenborg nous dit qu'il nous suffit, dans le monde spirituel, de penser avec suffisamment de force à quelqu'un pour nous trouver immédiatement en sa présence lorsque nous le désirons. Une expérience largement confirmée par de très nombreuses « NDE ».

Tout avec vous, sur les chemins de l'intériorité retrouvée.

Patrick

Note : (1) Je précise que je n'ai absolument rien contre ces deux dernières approches qui ne manquent d'ailleurs pas d’intérêt. Mais nous allons parfois chercher très loin ce qui est simplement là, juste à notre portée immédiate.

Voir à ce sujet : http://emmanuelswedenborg.info/enseignements/lavieapreslamort/viepostmortembiblio.html
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 12 Juin 2018 18:16

Chers amis,

J'aimerais partager avec vous un texte sur lequel je suis tombé par hasard sur la page personnelle d'un internaute, qui après demande m'a autorisé à le publier. Je l'ai tout de suite trouvé très imagé et vraiment parlant. Après réflexion, je me suis convaincu qu'il pourrait tout à fait être de circonstance dans le contexte d'une inhumation. Et ceci autant pour les vivants, en deuil d'un proche ou d'un ami, qu'au défunt en transition vers le monde spirituel. Il nous rappelle en effet à quel point nous ne sommes ici-bas que de passage, pour un temps somme toute assez court, et combien il importe de pouvoir se centrer sur l'essentiel, à savoir le meilleur de ce que notre humanité peut avoir à offrir à tous ceux qui nous entourent.

Rappelons à ce propos que Swedenborg mentionne le fait que l'esprit des défunts reste jusqu'à trois jours encore assez proches du corps physique et de son entourage, et qu'il arrive parfois qu'il soit, à partir de son esprit et de son corps spirituel, témoin de tout ce qui se passe, et même de sa propre inhumation. Ce fait est par ailleurs attesté par un certain nombre de récits de « NDE ». C'est peut-être la raison pour laquelle on veillait traditionnellement les morts trois jours avant de les enterrer. Soulignons également que ce sont, davantage que nos paroles et nos actes, les intentions et les sentiments intimes qui les animent, et dont nous investissons nos relations avec les autres, qui sont l'élément déterminant de nos destinées à la fois terrestres et supraterrestres, que le bouddhisme nomme le « karma ».

D'où l'importance de la « métanoïa » à laquelle invite le Christ, qui signifie au sens propre : « se retourner sur ». « Se retourner sur soi » évidemment, ou « se sonder en profondeur », afin de s'assurer de ne point « hamartia » qui veut littéralement dire : « rater la cible », c'est-à-dire « manquer le centre », ou mieux « être hors de son centre », ou « passer à côté de l'essentiel ». Vous voyez que l'on très loin ici des notions morales et religieuses de « repentir » et de « péché » qui servent généralement à traduire ces deux expressions grecques anciennes sur lesquelles insiste tant le Christ !

Le train de ma vie

« À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu'ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…

Au fur et à mesure que le temps passe,
d'autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants,
même l'amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie),
et laisseront un vide plus ou moins grand.
D'autres seront si discrets
qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes,
de bonjours, d'au revoir et d’adieux.
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons,
donc vivons heureux, aimons et pardonnons.
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte
que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. »


Jean D’Ormesson

Tout avec vous, dans le train de cette vie !

Patrick
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Re: Textes pour accompagner les morts

Messagepar Patrick » 08 Fév 2019 15:06

Chers amis,

Voici un très beau poème que j'ai le grand plaisir de poster au nom d'une internaute qui me l'a récemment transmis par mail.

La vie, ma vie,
d'où viens-tu ?
D'une bribe de mémoire,
un souvenir vibratoire,
d'une pensée inouïe
cachée dans l'oubli.

La vie, ma vie,
que me veux-tu ?
Déployer tes ailes
suivant un modèle
inscrit depuis longtemps
dans un lieu sans nom.

La vie, ma vie,
qui est tu ?
L'émergence de tout,
l'aboutissement le plus fou,
un cheminement sans vanité,
le principe de la Trinité.


Après l'avoir questionné sur le sens qu'elle attribuait à ce terme « principe de la Trinité », voici sa réponse :

La trinité, symbole de l'unité, de la créativité et de sécurité, en tous les cas pour moi. Le trois est pour moi un concept qui incarne donc une structure stable, unie et dynamique. Une triangulation qui me permet l'ouverture au monde, la confiance dans la vie, et une dynamique créative.

Alouette
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