Jugement et dévoilement du sens spirituel de la Parole

Ce forum est dédié à tous les sujets possibles en lien avec la Bible, ainsi qu’avec la question du sens spirituel de ces livres dits sacrés.

Jugement et dévoilement du sens spirituel de la Parole

Messagepar Patrick » 02 Juin 2016 14:38

Chers amis

Je propose de continuer notre débat initial sur la question du jugement ( voir : http://forumswedenborg.com/viewforum.php?f=11 ) dans ce nouveau forum dédié cette fois à tous les sujets possibles en lien avec la Bible, ainsi qu’avec la question du sens spirituel de ces livres dits sacrés (Les Ecritures Saintes, la Bible).

La question du sens spirituel des Ecritures y avait déjà été à plusieurs reprises évoquée, et le moment est venu, afin de pouvoir répondre aux questions de Bertrand et Nicolas sur la fin des temps, d’aborder ce chapitre majeur des enseignements de Swedenborg d’une façon plus complète.

Commençons avec un court résumé des quelques points essentiels cités dans notre message du 12 mars dernier, intitulé : “ Le dernier Jugement Dernier ”.

« Le Jugement Dernier a lieu quand arrive la fin de l’Eglise. C’est la fin de l’Eglise lorsque l’équilibre entre le Ciel et l’enfer commence à faillir, et avec cet équilibre le “Libre” de l’homme, et quand le Libre de l’homme est détruit, l’homme ne peut plus être régénéré.

Le Jugement Dernier vient d’avoir lieu dans le monde spirituel, ainsi toutes choses ont été remises dans l’ordre, et par là l’Equilibre spirituel a été rétabli. Ce grand changement a été fait dans le monde spirituel sur ceux qui ont vécu depuis le temps du Christ jusqu’à ce jour, et ce Jugement a eu lieu non seulement sur tous ceux qui étaient de l’Eglise Chrétienne, mais aussi sur toutes les nations qui sont sur ce Globe, En effet, sur cette Terre le Jugement Dernier avait eu lieu précédemment deux fois. L’un de ces jugements est décrit dans la Bible par le Déluge, l’autre a été accompli par le Christ lui-même lorsqu’il était dans le monde.

L’homme sera dorénavant dans un état plus libre de penser sur les choses spirituelles, parce que le Libre spirituel a été rétabli en lui, il pourra mieux percevoir les vérités intérieures s’il veut les percevoir, et ainsi devenir spirituel s’il veut le devenir. Depuis ce jugement tout homme qui veut être illustré (intérieurement enseigné) et devenir sage, le peut.

Comme le Libre spirituel a été rétabli dans l’homme, c’est pour cela que le sens spirituel de la Parole vient d’être dévoilé et que par là les divines vérités intérieures ont été révélées. » (JD 33, 45- 47, 73-74 ; DP 263)

La question du sens interne ou spirituel des Ecritures, bien que loin d’être tout à fait nouvelle, reste sans conteste l’une des plus grandes découvertes de Swedenborg, et l’une de ses doctrines la plus centrale. Nulle surprise donc de la trouver dès les toutes premières phrases de son oeuvre théologique :

« Il n’est aucun mortel qui puisse comprendre que la Bible renferme des arcanes, qui tant en général qu’en particulier, concerne le Divin, le destin de l’Eglise, et la régénération de l’homme, car d’après le sens de la lettre ou le sens littéral, on ne voit que ce qui concerne en général les externes de l’Eglise Judaïque. Cependant il y a partout des internes qui ne se montrent jamais dans les externes, excepté un très petit nombre que le Christ a révélés et expliqués à ses disciples.

L’univers chrétien ignore encore absolument que la Parole, dans tout son ensemble et dans chaque partie, même dans la plus petite, jusqu’au moindre iota, signifie et enveloppe des choses spirituelles. On peut néanmoins savoir que la Parole ne peut jamais être donnée, à moins qu’elle ne contienne intérieurement des choses qui concernent le Divin, le Ciel et la régénération, autrement on ne peut l’appeler Parole Divine, ni dire qu’elle renferme en elle quelque vie. Car d’où vient la vie, sinon des choses qui appartiennent au Divin qui est le vie même.

Par le seul sens de la lettre, quand le mental s’y attache, on ne peut jamais savoir qu’il renferme de telles choses. Ainsi, tout ce qu’on peut savoir, d’après le sens littéral de cette première partie de la Genèse (le premier livre de la Bible), c’est qu’il est question de la création du monde, du jardin d’Eden, d’Adam comme premier homme créé. Est-il quelqu’un qui pense autre chose ?

On verra suffisamment dans ce qui va suivre qu’elle renferme des arcanes qui n’ont encore jamais été révélés, et que même le premier chapitre de la Génèse, dans le sens interne, traite en général de la nouvelle création de l’homme, ou de sa régénération, et cela de telle sorte qu’il n’y a pas le plus petit mot qui ne soit représentatif, qui n’ait sa signification, et qui ne soit comme une enveloppe.

Mais aucun mortel ne peut jamais savoir qu’il en est ainsi, à moins qu’il ne le sache par le Divin, c’est pourquoi il m’est permis de manifester, par avance, qu’il m’a accordé d’être depuis quelques années continuellement et sans interruption dans la société des esprits et des anges, de les entendre parler et de parler pareillement avec eux, qu’ainsi il m’a été donné d’entendre et de voir des choses surprenantes qui se passent dans l’autre vie, choses qui ne sont jamais venues ni à la connaissance ni à l’esprit d’aucun homme. » (AC 1-5 )

Ce résumé des cinq premiers paragraphes du premier volume de ses “Arcanes Céléstes”, publié à Londres en 1749 alors que Swedenborg avait 61 ans, est à beaucoup d’égards prophétique. En effet cette courte introduction ne fait pas qu’inaugurer toute son oeuvre théologique, elle l’a contient tout entière comme la graine contient l‘arbre tout entier. Elle est comme la première phrase musicale qui donne en quelques portées, la clef et le thème général de tout la symphonie qui suit.

Ces paroles étonnantes valent certainement d’être entendues et d’être encore davantage explorées en profondeur, ce que nous allons faire dans nos prochains messages.

Il y a déjà plusieurs points qui valent d’être soulignés. L’idée tout d’abord que la Bible est un livre sacré en vertu du fait qu’il véhicule, au-delà du niveau de lecture littéral et historique, plusieurs niveaux de sens qui touchent le Divin, l’histoire de l’humanité et la régénération de tout homme quel qu’il soit. Que le Divin étant la vie et que la Bible manifestant le Divin, elle a une vie en elle.

Ceci ne veut pas dire non plus qu’il faille y prendre tout ce qui y est dit à la lettre. La lettre au contraire ne peut s’éclairer pleinement qu’en vertu du sens spirituel qu’elle véhicule. Le sens spirituel de la Parole, nous dit Swedenborg, est à son sens littéral ce que l’âme ou l’esprit de l’homme est à son corps, le principe conscient et animateur de celui-ci.

Il cite en exemple le récit symbolique de la création du monde en Génèse, qui décrit dans le sens interne une autre création, celle de l’homme interne ou spirituel en nous, et ceci à tel point que chaque image que ce récit développe ne trouve toute son évidence et sa pleine signification qu’à la lumière de ce niveau de lecture et de compréhension !

Que penser de tout cela ? Il nous faudra aller plus loin pour y voir plus clair, donner des exemples concrets qui puissent illustrer ce concept, de façon à pouvoir le saisir d’une façon complète pour en mesurer toutes les implications.

En attendant il est d’ores et déjà aisé de commencer à vérifier le bien fondé de ces enseignements, par expérience. Nous avons vu que du point de vue intérieur, la pratique de la voie chrétienne consiste en deux exercices différents et complémentaires, qui ne sauraient se passer l’un de l’autre : lire et étudier les enseignements, pratiquer l’exercice de la “chambre haute”.

Choisir et apprendre par coeur un court passage dans la Bible pour le réciter lentement en soi après un temps de méditation silencieuse, permet d’appréhender rapidement des niveaux de sens bien plus profonds, qui ne nous seraient jamais venus à l’esprit sans cela. La méditation du symbole induit un état de contemplation profonde dans lequel tous ces niveaux de significations affleurent. Il importe au moment du retour de prendre tout de suite quelques notes afin de ne pas voir s’échapper aussitôt ces expériences de perception qui relèvent d’un ordre plus subtil. De l’ordre de ce que Swedenborg nomme “la pensée spirituelle” qui correspond à un niveau de conscience bien plus profond en nous. Cet exercice de mandication et de contemplation du texte est à cheval entre le double attelage de l’étude et de la méditation silencieuse. Elle s’inscrit à la racine même de ces textes qui étaient originellement transmis oralement pour être appris par coeur, récités et sans cesse médités. La Parole ne se lisait pas, elle se scandait, elle se récitait, comme le Coran dans l’Islam, et ceci bien avant son avènement.

La vie intérieure est comme un jardin qu’il faut commencer par défricher, puis labourer, ensemencer et arroser, avant de pouvoir y récolter quoi que ce soit.

N’hésitez pas a partager vos expériences, pour le profit de tous ceux qui cherchent, qui frappent et qui demandent, afin qu’il leur soit ouvert, pour recevoir en abondance.

En attendant plus, bonne contemplation.

Patrick
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Re: Jugement et dévoilement du sens spirituel de la Parole

Messagepar Slaite » 03 Juin 2016 10:07

Bonjour à tous,

Je suis très heureux de découvrir un forum dédié aux enseignements d'E. Swedenborg. Le sens spirituel de la Parole est le lien entre le ciel et la terre, mais aussi entre chacun de nous et le Seigneur. Voilà quelques années que j'ai commencé à lire la Parole d'après son sens spirituel, c'est une richesse incommensurable que d'embrasser un nouveau ciel est une nouvelle terre. Je ne peux que me réjouir que d'autres que moi partagent leur amour pour notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ.

Bonne journée à tous.

Gilbert.
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Re: Jugement et dévoilement du sens spirituel de la Parole

Messagepar morganto » 27 Déc 2017 21:08

bonsoir à tous,

qu'a enseigné Jésus ?

bouddhas: (Fo. Terme générique signifiant un Éveillé, un être qui a atteint l’éveil par la cultivation et la pratique. Dans l’école des bouddhas ce terme signifie des êtres éveillés aux niveaux de réalisation généralement plus élevés que celui de bodhisattva.

Fa:( Loi. Terme désignant les principes fondamentaux dans l’école des bouddhas. Dans son
sens plus large, il dépasse le cadre de l’école des bouddhas et peut en particulier être compris
dans le sens de la Voie (Tao)).

Personne dans l’histoire n’a jamais enseigné à l'homme les véritables principes de l’univers, jamais. Vous savez, que ce soit Laozi, ou Sakyamuni, ou Jésus, etc.
ces personnes-là n'ont enseigné que la partie qu'ils avaient compris et validé par leur sens de l'éveil des principes du FA dans cet univers, ils ont simplement enseigné leurs propres connaissances, mais le Fa de l’univers est sans limites.
Il y a un nombre infini de bouddhas qui sont plus élevés que le niveau de tathagata, et le Fa qu’ils ont compris est également beaucoup plus grand, il y a aussi des êtres immenses sans forme qui surpassent le niveau de bouddha, ils ont également la nature de bouddha.
L’univers n’est pas aussi petit que les religieux l'ont compris, la compréhension des êtres humains est simplement limitée à cette société humaine. Les êtres humains croient que les connaissances des religions sont déjà immenses, mais aux yeux des plus grandes divinités, elles sont très insignifiantes.

Extrait de: Premier enseignement du Fa donné aux États-Unis
Li Hongzhi
Région de la Baie de San Francisco – le 5 octobre 1996
bonne soirée
Bertrand
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